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Tag - Nelson Piquet

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lundi 18 janvier 2010

Les idées de Bernie



Le britannique « Bernie Ecclestone », le grand argentier de la F1 est décidément un homme plein de ressources . Ancien pilote, il arrête très tôt sa carrière en Formule 1 et se reconverti dans l’immobilier ou il y fait fortune . Mais très vite, une fois le magot amassé, notre businessman averti, sans doute tenaillé par le démon de la compétition fait son retour en F1 en rachetant l’écurie Brabham dans les années 70 pour la mener au titre mondial en 1981 et 1983 avec pour pilote Nelson Piquet (le père, pas le playboy de l’affaire Renault). Pour bâtir son empire, il a l'idée de génie de fédèrer les principales écuries au sein de la FOCA (Formula One Constructors Association) à la tête de laquelle il développe les aspects commerciaux (accords avec les organisateurs de Grand Prix, négociation des droits de télévision, les droits à l’image, le merchandising, etc …). En 1987, il revend Brabham et crée la FOPA (Formula One Promotions and Administration), qui gère les droits promotionnels sur les Grands Prix . Au début des années 2000, il à fini par révolutionner grâce à ses fédérations l'univers de la F1, en faisant un véritable business planétaire . Il y a gagné autant d'amis que d'ennemis, et a amassé grâce à ses activités une fortune considérée par les magazines spécialisés comme la sixième d’Angleterre . Il est aussi depuis quelques années le président de sa dernière structure la FOM (Formula One Management) qui comme son nom l’indique lui permet de mieux manager tout le "bouzin", vous voyez le genre ….



Notre cher Bernie Ecclestone est passé maître dans l’art de prendre à contrepied la majorité du microcosme de la Formule 1. Jamais à court d’idées quand il s’agit du business, il se lance dans des interviews et des déclarations à la presse des plus médiatiques ou il propose des règlements en rupture avec la dernière charte en vigueur . Il lance des hypothèses de travail qu’il qualifie volontiers de pionnières et novatrices qui font invariablement tiquer l’establishment à majorité britannique. Sa dernière percée médiatique s’est faite en marge de la présentation de l'écurie Ferrari à Madonna di Campiglio à l'agence allemande SID . Pas trop content du nombre de dépassements qu'il peut y avoir au cours d'un Grand Prix, le Britannique pense avoir trouvé la solution et a donc proposé une nouvelle mesure pour favoriser les dépassements . Il a déclaré, je cite : « J'ai déjà fait beaucoup de propositions pour trouver des solutions en matière de dépassement, mais jusque là en vain . Cela serait plus simple si sur chaque circuit, il y avait un raccourci que chaque pilote pourrait emprunter cinq fois par course . Ainsi, personne ne serait plus coincé derrière une auto plus lente et cela serait très bien pour le show et pour la télévision . J'ai poussé les équipes dans ce sens parce que les efforts pour rendre les dépassements plus nombreux sont vains pour le moment . Je pense qu'il sera très facile de construire sur chaque circuit une portion de piste qui permettrait de gagner du temps, afin de pouvoir dépasser (un raccourci si vous voulez), que chacun des pilotes pourrait utiliser cinq fois par course . Ainsi, il ne resterait plus bloqué derrière un retardataire trop longtemps . Ce serait bon pour le show, bon pour la télé et bon pour les commentateurs qui pourront parler de la stratégie des pilotes et de combien de raccourcis ils disposent encore . J’essaie toujours de pousser les écuries avec un certain nombre d’idées nouvelles . » ….

Merci "Bernie" pour cette brillante idée qui ne semble pourtant pas avoir séduit les organisateurs de GP ni les directeurs d'écuries, elle existe déjà dans d'autres disciplines comme par exemple le rallye-cross ou il existe un 'tour joker' que les concurrents doivent emprunter obligatoirement à une reprise pendant la course . Les pilotes le choisissent lorsqu'ils estiment que cela est le plus rentable pour eux . Cette nouvelle "Bernidée" fait déjà grincer les dents principalement en raison de son coût car ceci imposerait un aménagement technique assez colossal des circuits accueillant la Formule 1 . Bernie Ecclestone n'a pas encore chiffré ces éventuelles transformations mais celles-ci pourraient assurément atteindre des sommets . Et qu’est-ce qu’on fait pour les circuits en ville genre Melbourne, Singapour ou Valence ? Et à Monaco le raccourci on le construit sur l’eau du port ou on dynamite une dizaine d’immeubles ? En plus, pour les pilotes qui mettent de la mauvaise volonté à se laisser doubler, le raccourci avec passage obligé par la voie des stands sous contrôle de vitesse, çà existait pas déjà ou je rêve ? ….


Pour autant Bernie Ecclestone, bien connu pour sa passion pour les affaires et la dédramatisation de gros scandales dont son sport fait l'objet, sait toujours s'amuser avec le recul de situations embarrassantes . Il manie l’humour et l’auto dérision aussi bien que les affaires . Ainsi, cette année, sa carte de vœux met en scène les patrons d'équipes de F1 sur un dock, saluant le départ de trois figures incontournables du paddock : Mario Theissen (BMW), John Howett (Toyota), dont les équipes se retirent, et l'ex Président de la FIA Max Mosley, remplacé par Jean Todt, sourire aux lèvres sur le quai . Au milieu des requins qui tournent autour du bateau mettant le large, on découvre Flavio Briatore bien déterminé arme son lance-roquette avec un drapeau pirate sur son embarcation qui met en joue, Max Mosley, qui a obtenu sa tête avec la FIA suite au scandale du crashgate de Singapour 2008 . Les autres patrons d'écurie saluent les partants, tandis que Bernie patiente au fond d'une plage que nous ne connaissons pas, puisqu'elle semble accueillir un de ses futur Grand Prix, comme en témoigne l'arrière-plan ! Avouez que cet anglais pur jus ne manque pas d’un certain humour (sans doute anglais lui aussi).
Au nom de "Bernie" donc, Bonne Année à tous ….



Bernie Ecclestone c'est aussi ça ....





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mercredi 30 septembre 2009

Le Zapping de Septembre 2009



Décidemment la Formule 1 devient folle depuis quelque saisons en s’enlisant dans les affaires . Après l’affaire McLaren qui espionne Ferrari, voici venir l’affaire Renault . Un genre d’imbroglio pas très catholique entre Max Mosley, Nelson Piquet Senior, Nelson Piquet Junior, Pat Symonds, Flavio Briatore et un certain Mr X de chez Renault . Au final Piquet Junior aurait (sur les conseils avisés de Piquet Senior) proposé à Pat Symonds (son directeur technique) une stratégie de course avec crash de sa part au moment propice dans le but de faire gagner Fernando Alonso son équipier étant entendu que cet acte garantissait son maintien dans l’équipe alors que Flavio Briatore devait le licencier vu ses piètres performances . Bilan de l’opération Nelson Piquet cherche un volant, Pat et Flavio ont pris la retraite et Renault cherche un nouveau directeur et un nouveau pilote car Alonso semble partir pour Ferrari, une vraie Sitcom comme à la télé . Pour en revenir au sport, il y avait deux Grand Prix en Septembre, Monza et Singapour, Le temple de la vitesse et la nuit asiatique . En Italie, le team Brawn GP a repris du poil de la bête et le plus ancien de ses pilotes Rubens Barrichello s’est brillamment imposé . Son coéquipier Jenson Button prend la 2° place et Kimi Raikkönen monte sur la troisième marche du podium . A Singapour, c’est au tour de Lewis Hamilton, d’imposer sa McLaren de manière imparable devant Timo Glock et Fernando Alonso, alors que chez Brawn Gp on est à la peine 5° et 6° pour Rubens Barrichello et Jenson Button . BMW et Red Bull marquent le pas ce qui fait qu’au championnat, Jenson Button dispose encore à trois courses de la fin d’une petite avance de 15 points qui semblerait lui suffire . Mathématiquement seul son coéquipier Barichello et le jeune Sebastian Vettel sont encore en course pour la victoire . On devrait y voir un peu plus clair après Suzuka début Octobre . Pour conclure sur une note d’humour, je ne résiste pas au plaisir de publier le dessin de Fizmann qui travaille dans l’excellent magazine Auto Hebdo pour ceux qui ne l’aurait pas vu ….




En Rallye WRC, notre champion national Sébastien Loeb sur sa Citroën C4 après les cinq victoires d’affilé pour les cinq premières manches du championnat a finalement subit un vrai passage à vide en enchaînant les déboires comme il avait enchainé les victoires . En fait son grand rival Mikko Hirvonen vient d’enchainer lui aussi quatre victoires consécutives est vient donc de passer en tête de cinq points sur Sébastien suivi de son coéquipier Dani Sordo . L’équipe Citroën est toujours bien en tête du Championnat constructeur avec 13 points d’avance au compteur sur celui du team Ford qui est deuxième . En Octobre tout ce beau monde va se retrouver pour le Rallye d’Espagne et d’Angleterre . Sébastien Loeb est bien décidé à s’imposer en Espagne pour conserver ses chances de remporter la couronne mondiale en WRC mais malgré tout, le Français sait qu’il doit compter sur le fait que Mikko Hirvonen ne prenne pas la deuxième place pour revenir sur le Finlandais . l’Alsacien sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur s’il veut encore avoir une chance d’être titré au soir du dernier Rallye de Grande Bretagne, mais il sait aussi que s’il venait à s’imposer à deux reprises et que dans le même temps, Mikko Hirvonen terminait à la deuxième place à chaque fois, le Finlandais terminerait la saison avec un point d’avance sur l’Alsacien . La seule solution consiste alors à ce qu’un autre pilote vienne s’intercaler au moins une fois entre eux deux ….


Dans le Championnat WTCC de voitures de Tourisme, en terminant en sixième position à deux reprises à Imola, James Thompson a décroché les premiers points de Lada dans le Championnat du Monde des voitures de tourisme . Deux mois et demi après le lancement de sa nouvelle Priora en WTCC, le constructeur russe confirme ainsi sa montée en puissance . A Imola, Gabriele Tarquini a fait le plus dur en confirmant ses récentes performances, assumer son statut et accroitre son avance en tête du championnat du monde. En partant de la pole, la mission de l’Italien était facilitée . Il parvient à prendre un bon départ, laissant derrière lui les ennuis et en finissant par s’imposer ; Son coéquipier Yvan Muller sur sa Seat a remporté la deuxième course d’Imola, alors qu’il ne s’était plus imposé en WTCC depuis Valence, fin mai ce qui lui permet de rester mathématiquement dans la course au titre . Du côté des pilotes BMW, c’est l’hécatombe, seuls Alex Zanardi et Sergio Hernandez rentrent dans le top 8 mais les leaders habituels, Augusto Farfus et Andy Priaulx, peuvent oublier cette course . Il reste désormais 40 points à distribuer dans les deux dernières courses, à Okayama le 1er novembre et à Macao le 22 novembre . Et le titre devrait donc vraisemblablement se jouer entre les deux pilotes Seat car Augusto Farfus (BMW), qui n'a marqué qu'un point en Italie, est décroché avec 17 points de retard sur Tarquini ….




Tout ça pour ça ....





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vendredi 24 avril 2009

Le chiffre « 51 »

Je ne sais pas si le chiffre « 51 » rappelle quelque chose aux passionnés d’automobiles mais j’avoue que pour moi il a fait immédiatement tilt dans ma mémoire pourtant vieillissante . Je vous aide un peu, cinquante et une victoire en course ça ne vous dit rien ? Les plus jeunes d’entre vous vont immédiatement citer Sébastien Loeb qui vient de remporter au Portugal dernièrement son 51° succès en rallye, mais les plus anciens vont également penser à Alain Prost et ses 51 victoires en Formule 1 . Deux références absolue du sport automobile français, mais à deux époques et dans deux disciplines complètement différentes ….



Si l’on ne compare strictement que les chiffres, sans aucune analyse sous-jacente, Sébastien prend l’avantage avec cinq titres mondiaux contre quatre pour Alain . Ces 51 victoires sont gagnées en 117 rallyes sur une période de six ans et demi pour Loeb contre 199 Grand Prix sur douze ans pour Prost . Le petit jeune a remporté tous ses rallyes dans des Citroën, soit 28 dans des Xsara puis 23 dans des C4, alors que le professeur en a glané 9 chez Renault puis 30 chez McLaren ( avec deux moteurs différents TAG-Porsche puis Honda), 5 chez Ferrari et 7 chez Williams ….

A la décharge d’Alain, pendant sa carrière en F1, le plateau était plus relevé et équilibré qu'en Mondial des rallyes depuis le début du XXIe siècle . En fait Prost a dû se confronter, parfois dans la même équipe, à des pointures comme Ayrton Senna, Nelson Piquet ou Nigel Mansell . Pour Loeb, une fois liquidés Carlos Sainz et Colin McRae tous deux en fin de carrière, il a suffi de dégoûter Petter Solberg, pas aidé par une Subaru déclinante, puis d'envoyer Marcus Grönholm et sa Ford moins performante à la retraite, avant d'entamer la course aux records face à une concurrence réduite depuis fin 2007 à un seul élément, Mikko Hirvonen ….

Comme pour Michael Schumacher, Loeb à l’avantage de s'appuyer sur une équipe Citroën Racing toute acquise à sa cause avec un copilote idéal Daniel Elena, et n'a rien à craindre de Dani Sordo clairement identifié comme pilote N°2 du team . Prost quant à lui, dans des équipes à dominante anglaise ou italienne, a souvent dû se battre contre des contextes politiques moins favorables et des "coéquipiers" considérés comme des N°1 ex aequo . L'incomparable Brésilien Ayrton Senna a été l'adversaire le plus récalcitrant de Prost, capable de remporter 41 victoires en 161 GP disputés, et trois titres mondiaux . Les duels Prost-Senna sont restés dans les mémoires, souvent à grands coups de roues et d’accrochages divers, alors que les bagarres entre Loeb et Marcus Grönholm, toujours fair-play, ont plutôt fait rage par chronomètres et temps partiels interposés ….

Pour clore cette analyse plutôt décalée car les disciplines et les époques ne sont justement pas comparables, on peu noter que Sébastien Loeb qui est un vrai dingue de sports mécaniques s’est aussi essayé en endurance (Pescarolo, Peugeot) et en F1 (Renault, Red Bull) alors que Alain Prost obsédé par la Formule1 n'a fait qu'une brève apparition au rallye du Var en 1982 sur une R5 Turbo et participé depuis 2004 au Trophée Andros ….

Ma conclusion de cette analyse va en décevoir certains car je ne donnerais pas de nom pour désigner "le meilleur" . En fait je suis autant admiratif de l’un comme de l’autre bien que ma préférence aille à la Formule 1 depuis ma plus tendre enfance . Avantage à Sébastien toutefois car vu son jeune âge il devrait faire encore quelques belles saisons et pulvériser les statistiques de sa discipline . En résumé, deux immenses champions français qui ont marqué au fer rouge les annales du sport automobile mondial, pas si courant pour être signalé ….


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