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lundi 23 janvier 2012

Prince Skyline Sports - 1962



PRINCE SKYLINE SPORTS ….







Comme bien d'autres marques automobiles japonaises, « Prince » est issue du monde de l'aviation . A la fin de la 2ème guerre mondiale, plusieurs usines et constructeurs de matériel militaire sont regroupés sur ordre du SCAP (Commandement suprême des puissances alliées) pour former un conglomérat industriel nommé Fuji Sangyo . La toute première voiture de la marque Prince est officiellement présentée au 1er salon de l'automobile de Tokyo, en 1954 . La Tama Motors Company devient Prince Motor Company en 1955, c'est le début officiel de la marque Prince, constructeur automobile japonais et acteur important dans le développement du sport automobile nippon ….



Au début des années 60, la marque Prince avait un succès d’estime dans le milieu automobile et jouissait d’un certain succès de prestige sur le marché intérieur . Parmi ses lignes de voitures les plus célèbres on se souvient des Prince Skyline et Gloria, qui toutes deux ont été absorbés dans la gamme Nissan après leur fusion en 1966 . L'organisation Prince a continué d'exister à l'intérieur de Nissan, bien que la marque ait définitivement disparu au moment de la fusion . Il a longtemps été dit que la véritable raison pour laquelle aucun des modèles Nissan Skyline n’ai eu réellement de succès en Europe ou en Amérique du Nord provient d’une rivalité de longue date entre la branche "Prince" et la branche "Nissan" . Le problème ne sera d’ailleurs définitivement réglé dans son intégralité que lors de sa fusion avec Renault lorsque Carlos Ghosn soit intervenu personnellement ….



En 1960, lors du Salon Automobile de Turin, le fameux designer italien Giovanni Michelotti concrétise la première coopération d’un carrossier italien avec une firme automobile japonaise en présentant sa toute nouvelle création, la très étonnante Prince Skyline Sports . Il officie pour BMW et Triumph dès 1957 et crée son entreprise de carrosserie en 1959 . Pour la Skyline Sport, il va puiser dans son registre le plus récent, Triumph Herald et BMW 700 . Longue de 4m66, la Prince est très proche de la Fiat Abarth 2200 révélée à Genève quelques semaines plus tôt et sous le capot, le 1.9 de la Gloria à pris place . Annoncé pour 94cv, c’est le moteur le plus puissant de la production automobile particulière japonaise en 1960 . On note encore aujourd’hui le style assez élégant et plutôt classique de l’insolite Prince Skyline Sports qui de nos jours n’est toujours pas vraiment démodé ....



Avec son look élancé et sportif, la Prince Skyline Sports est donc un coupé à tendance sportive dit 2 + 2 aux dimensions plutôt compactes de 4,66 m de Longueur, 1,70 m de largeur, 1, 40 m de hauteur et un empattement de 2,55 m . Son poids assez contenu de 1,350 kg lui procure un bon comportement routier d’autant que la géométrie et les suspensions sont assez bien étudiées . Ce faible poids procure également un freinage assez efficace à la voiture qui est pourtant équipée de freins à tambours sur les quatre roues mais avec une assistance hydraulique . Au final, côté technique, rien d’extravagant pour l’époque, que du classique, la Prince Skyline Sports adopte les solutions japonaises largement éprouvées, du solide, du fonctionnel et du sur . De nos jours, c’est devenu un modèle à classer dans la catégorie des Vintage Classic vraiment rares en bon état ....



En avril 1962, la Prince Skyline Sports est enfin commercialisée, offrant deux carrosseries au choix, ouverte ou fermée . Son esprit et sa filiation en font une proposition plus proche d’un coupé ou d’un cabriolet 404 que d’un Spider 2000 de chez Alfa Romeo excepté son prix . Sa carrosserie italienne assemblée à la main accompagnée d'une finition très soignée rend la voiture trop chère à la vente . Elle ne connaîtra qu’un succès d’estime sur l’archipel nippon, et il n'en fut construit qu'une soixantaine d’exemplaires en tout et pour tout, coupés et cabriolets compris . L’expérience s’arrête définitivement au printemps 1964 . Elle sera proposée en deux motorisations, avec en série un 4 cylindres en ligne à soupapes en tête d’une cylindrée de 1862 cm3 qui développait une puissance de 94 chevaux à 4800 tr/min et un couple de 153 Nm à 3600 tr/min . Ou en option un 6 cylindres de 2494 cm3 qui développait une puissance de 134 chevaux 5500 tr/min et un couple de 170 Nm à 4000 tr/min, ce qui lui permettait d’atteindre la vitesse de pointe de 160 km/h ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 2.5 Litres
  • Puissance : 134 chevaux 5500 tr/min
  • Couple : 170 Nm à 4000 tr/min
  • Vitesse : 160 km/h






La « Prince Skyline Sports », c'est ça ...





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jeudi 22 décembre 2011

Nissan Juke R - 2012



NISSAN JUKE R ….







Après guerre, à partir de 1954, le constructeur japonais « Nissan » retrouve son indépendance et son autonomie après avoir été sous administration des forces américaines et recommence sa production principalement axée sur des berlines familiales quatre portes économique et robustes . A partir du milieu des années 60, le succès aidant, « Nissan » va commencer à diversifier sa gamme avec des coupés, des cabriolets et même quelques sportives et dans les années 80 l'enrichir encore avec des "4X4" et aussi des "Pickup" . En 1999, « Nissan » va conclure une alliance avec Renault visant à devenir le 5e producteur automobile mondial ….



De nos jours, forte de son alliance avec Renault, la firme japonaise possède une belle gamme de véhicules dont certains sportifs et très intéressants . Tout récemment même, le constructeur japonais à défraie la chronique en présentant au tout nouveau crossover familial et urbain baptisé le Nissan Juke . Un genre de grenouille avec sa physionomie étonnée et ses optiques globuleuses plutôt sympa . Mélange détonnant, croisant les influences diverses des citadines, des SUV et des minispaces, le Juke jetait déjà un pavé dans la mare en échappant aux segmentations traditionnelles . Mais la firme n’en ai pas resté la car au dernier Salon de Tokyo, ils se sont carrément lâché en créant encore une énorme surprise . Ils ont osé présenter une toute nouvelle version du Juke, hyper sportive baptisée Nissan Juke R qui est une véritable bête . Ce crossover sur-vitaminé a étonné et surpris beaucoup de monde dans le bon sens du terme ….



Soucieux de ne pas s’interrompre en si bon chemin, le bureau d’étude de Nissan nous étonne aujourd’hui par cette nouvelle création, manifestement née des amours improbables du petit crossover urbain et de la tonitruante supercar Nissan GTR . Finalement, le Nissan Juke R, c'est le résultat d'une idée folle . Pensez-donc, réunir la bouille originale du petit crossover urbain, et les entrailles de la sulfureuse GT-R (Juke + GT-R = Juke-R), plus d'un aurait laissé tombé en chemin . Mais pas Nissan qui avec l'aide des ateliers RML, ont été jusqu'au bout de la démarche . La petite grenouille Juke originale à l’allure sympa et rigolote a subi une sérieuse cure de testostérone pour singer la GTR . Faciès joufflu, ailes gonflées à éclater, bouclier copieusement ajouré et capot percé d'écopes, le gentil crossover nippon affiche dorénavant une physionomie vraiment démonstrative . La robe immaculée n’est pas en reste dans cette teinte mate, exhibant un accastillage belliqueux, associant jupes latérales anthracites, aileron imposant et des jantes 20 pouces plus un extracteur bien peu discret . Enfin ils ont mis le paquet, elle est vraiment agressive . Esthétiquement, on reste bluffés par ses nombreux appendices aérodynamiques qui viennent donner du caractère (beaucoup de caractère) à cet étonnant engin qui n’en manquait pas . La Nissan Juke R fait plus joli et l'ensemble est plutôt assez bestial pour les uns, ou assez kéké pour les autres . Mais il se dégage de ce Juke rabaissé et bodybuildé un parfum indéniable d'asphalte et de course automobile ....



Le superbe Nissan Juke R est posé sur des jantes de 20 pouces, affublé d'appendices aérodynamiques très m'as-tu vu, dont un étonnant double aileron . Il semble très joufflu car il a pris 13 cm de large au niveau des ailes, qui donc semblent très gonflées . Des boucliers et bas de caisse (très) enveloppants complètent le tableau et une teinte noire mat vient conclure de façon assez spectaculaire il faut l'avouer cet insolite engin . Reste que si l'on reconnaît tout à fait un Juke, il faut se rendre compte qu'il a bien fallu absorber les trains roulant et transmissions de la GT-R ! Pour faire simple, on a élargi le Juke original pour faire passer en largeur, et raccourci l'empattement de la GT-R pour faire rentrer le tout en longueur . Autant le dire tout de suite, la greffe de la mécanique de la GT-R a très bien pris sur le Juke . On n'a pas du tout l'impression de conduire un engin bricolé, mais au contraire un véhicule très abouti et fignolé (même la clim a été conservée !). La facilité de conduite est la même que celle ressentie au volant du coupé, ils sont fort chez Nissan, c’est facile à dire, mais pas facile à faire . Mais le résultat est là, le très étonnant et vraiment insolite Nissan Juke R ....



Pour ce qui est de la motorisation du Nissan Juke R, la firme à insérée au chausse pied le même moteur que sur la GTR de compétition . C’est un sulfureux V6 de 3,8 litres de cylindrée qui soufflé par un double turbo développe la bagatelle de 500 chevaux, une bête de puissance qui associée au faible poids de la voiture promet des performances de haute volée . Ce surcroit de puissance reste cependant très docile, mais ne demande qu’a faire parler la poudre dès qu'on soude la pédale de droite au plancher . La boîte de la GT-R fait admirablement son boulot avec des passages de rapport éclairs et sans à-coups . Alors bien sûr les performances ne sont pas celles de la GT-R otiginale car l'empattement raccourci, le lourd arceau cage ajouté et une aérodynamique qui n'a rien à voir avec celle du coupé sportif s'y opposent . Mais au final le 0 à 100 km/h est parcouru en moins de 5 secondes . Le Nissan Juke R est généreux . Il donne de la voix plus à l'intérieur qu'à l'extérieur, il procure de grand coups de pieds aux fesses à la réaccélération, il freine fort et ses 4 roues motrices permettent, même sous la pluie, de se faire plaisir en courbes serrées . En fait on peut le prendre de deux façons . Soit on se dit que c'est une GT recarrossée et là on est déçu des sensations, soit on le prend comme un engin survitaminé, et là on se dit que c'est un "truc de fou"....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V6 biturbo
  • Cylindrée : 3.8 Litres
  • Puissance : 500 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 250 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 4’’8






La « Nissan Juke R », c'est ça ...



La « Nissan Juke R », c'est ça ...





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vendredi 25 novembre 2011

Nissan Pulsar - 1987



NISSAN PULSAR ….







En 1925, la firme japonaise « Dat Motor Car Company » construit une petite voiture la « Dat » qui va devenir à partir de 1931 une marque à part entière « Datsun » . Lequel Datsun va se transformer à partir de 1937 en « Nissan », ce groupe industriel avec plus de dix usines au japon et son réseau de concessionnaires très dense implanté dans plus de cent pays qui est devenu depuis la deuxième puissance automobile japonaise après Toyota . Après guerre, à partir de 1954, « Nissan » retrouve son indépendance et son autonomie et recommence sa production principalement axée sur des berlines familiales quatre portes économique et robustes . En 1999, « Nissan » va conclure une alliance avec Renault visant à devenir le 5e producteur automobile mondial ….



La très étonnante et insolite « Nissan Pulsar est le nom de plusieurs générations d’automobiles du segment des compactes fabriquées par le constructeur japonais Nissan . Elles furent vendues dans le marché intérieur et en dehors du Japon, soit sous la même appellation, soit sous d'autres noms, Cherry, Sentra, Sunny, Vector, California, Lucino, ou Almera . Elle sera au final commercialisée sur près de 170 marchés dans une large variation du modèle avec de nombreuses finitions différentes ainsi que de multiples motorisations suivant leur destination géographique . C’est certainement un des modèles les plus répandus sur plusieurs continent, un genre comme la Coccinelle de chez Volkswagen ….



La Nissan Pulsar a été produite entre 1987 et 1989 . Plutôt rare sur nos routes, elle définit vraiment le pur style Manga japonais des Eighties . Elle adopte vraiment ce design si particulier de ces années 80 avec ce look plutôt cubique reconnaissable entre mille . C’est un coupé bicorps 2 + 2 à tendance sportive avec moteur et traction avant basé sur le châssis largement éprouvé de sa devancière génération de Cherry . C’est en fait le tout premier modèle du constructeur japonais a être doté d’un moteur situé à l’avant accouplé à une transmission avant, les modèles précédents ayant tous été à propulsion . Elle sera disponible dans une abondance de « body styles » au cours de son cycle de production, suivant les marchés où elle a été vendue . Quelques liftings seront adaptés comme la calandre plus horizontale, des rétroviseurs sur les portières avant et non pas sur les ailes avants, ou des phares rectangulaires suivant les pays, mais en général, la voiture va garder son look initial dans 70 % des versions . Des versions trois portes à hayon mais aussi des versions cinq portes de la Nissan Pulsar seront également mises à la disposition de la clientèle dans certains pays ....



Avec ce style peu orthodoxe et assez étrange, la Nissan Pulsar est un coupé assez classique mais vraiment intéressant . C’est une voiture assez maligne en cette période un peu trouble successive au second choc pétrolier . Elle puise largement sur une importante banque de pièces commune à plusieurs modèles de la marque pour s’adapter à plusieurs marchés géographiques différents . Elle devient une voiture de niches, familiale en versions 5 portes, compacte moyenne en version 3 portes et hayon, ou petite sportive en 3 portes . Tout cela sur le même châssis, mais avec de nombreuses motorisations et finitions différentes . Une idée géniale qui va faire le succès du modèle d’autant plus que la finition et la fiabilité seront à la hauteur de la réputation du constructeur japonais . Sur la base de la Pulsar, fut construite par Alfa Romeo, à Pratola Serra en Italie, une version qui fut vendue en Europe, suivant le distributeur, sous l’appellation Nissan Cherry ou Alfa Romeo Arna (Arna étant l’acronyme de Alfa Romeo Nissan Autoveicoli) et, au Japon, sous l’appellation Nissan Pulsar Milano . Elle se distingue de la Cherry d’origine par ses optiques arrière et divers changements esthétiques mineurs, mais surtout par sa mécanique entièrement italienne ....



Sur cette insolite version italienne de la Nissan Pulsar rebaptisée pour l’occasion Nissan Arna, la partie mécanique (moteurs, transmissions, suspensions avant) est issue de l’Alfasud . L’Arna se vendit très mal par rapport aux autres versions et le partenariat entre Nissan et Alfa Romeo ne fut pas poursuivi très longtemps . Les motorisations les plus utilisées seront des quatre cylindres qui iront du 1300 cc de 80 chevaux, au 1600 cc de 100 chevaux, au 1800 cc de 130 chevaux, pour finir par un 2 litres de 180 chevaux . Sur les toutes dernières versions, un 4 cylindres de 2,2 litres de cylindrée à 16 soupapes alimenté par un turbo développait la bagatelle de 240 chevaux . Inutile de dire que pour un poids de seulement 980 kilos sur la balance, les performances de cette diablesse peu orthodoxe étaient dans ces années la plus qu’honorables . L'intérieur est évidemment typiquement japonais, c'est bien fini, confortable, et il y a tout ce qu'il faut ! Ce petit coupé original aux formes exotiques de tendance Vintage Classic peut se trouver en occasion pour des sommes très dérisoires de nos jours . Encore une petite GTI à saisir avant qu'elles ne disparaissent toutes et qu'elles deviennent très chères ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindre
  • Cylindrée : 2.2 Litres turbo
  • Puissance : 240 chevaux à 6400 t/mn
  • Couple : 250 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’8







La « Nissan Pulsar », c'est ça ...



La « Nissan Pulsar », c'est ça ...





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vendredi 11 novembre 2011

Mazda RX-7 Savanna - 1980



MAZDA RX7 SAVANNA ….







Développer une sportive ludique en pleine crise pétrolière est le signe d'un certain optimisme ou d'une belle passion . Insister sur le développement d'un moteur rotatif très gourmand en cette période de vaches maigres relève d'un parfait entêtement, et pourtant, chez « Mazda », on n'a jamais renoncé à donner cette chance au moteur Wankel alors même que NSU a jeté l'éponge après l'abandon de son Spider ou de la Ro80, tout comme Citroën avec l'éphémère GS Birotor . Déjà éprouvé dans les RX-2 et RX-3, « Mazda » tenait à démontrer que ce moteur avait toutes les vertus et qu'il pouvait préfigurer l'avenir du moteur à explosion . Quant à la voiture, il s'agissait également d'offrir une alternative à la Porsche 924 ou à la rivale nippone la Datsun 240Z et tout en proposant une voiture différente et attractive ….



La nouvelle arme de la firme japonaise, la Mazda RX7 Savanna est une automobile à moteur à pistons rotatifs . Malgré de nombreux problèmes de fiabilité, de consommation et de pollution du moteur Wankel, Mazda veut sortir une sportive légère, capable de venir concurrencer des autos à succès comme la Datsun Z (Nissan Fairlady Z), la Porsche 924 ou la Nissan Skyline . La période économique ne porte pas non plus les constructeurs à sortir de futiles sportives et donc les chances techniques et commerciales de l'auto sont assez faibles . Les ingénieurs de Hiroshima, impliqués corps, âmes vont dessiner un coupé 2+2 avec hayon, un style quelque peu exotique et moderne qui confirme son statut de constructeur automobile ambitieux et innovant et qui permet à la marque d'aller chasser sur de nouveaux territoires plus prestigieux . La nouvelle RX-7 va très vite se faire connaître par le biais du sport automobile, en remportant le championnat série GTU lors des 24 heures de Daytona en 1979, le championnat de Grande-Bretagne des Voitures de Tourisme en 1980 et les 24 heures de Spa en 1981, surclassant les puissantes BMW . Succès sportif mais aussi commercial car la marque a vendu plus de 1,8 million de RX-7 faisant de ce modèle la voiture de sport à moteur rotatif la plus populaire jamais construite ….



La Mazda RX7 Savanna reprend les grandes lignes d'une voiture à succès européenne, la Porsche 924 . Elle se distingue donc par son design cunéiforme, sa lunette arrière vitrée enveloppante, ses projecteurs escamotables et ses coloris extérieurs extravagants . Son moteur en position centrale avant et ses roues arrière motrices lui confèrent, une répartition quasi-idéale des masses . La compacité de ce moteur a par ailleurs permis de garder le capot très bas . Des caractéristiques qui en firent l’une des voitures de sport les plus maniables de sa génération . Peu d'appendices aérodynamiques avec un simple bavolet souple à l'avant . Mais la totalité de la carrosserie a été soigneusement pensée et optimisée en soufflerie, en témoigne par exemple l'utilisation de feux escamotables, ou l'antenne rétractable . La Mazda RX7 Savanna dénote par son aspect allongé et sa ligne fine, elle se fait remarquer aussi par sa baie arrière entièrement vitrée, à l'instar de certains coupés sportifs américains . A noter une spécificité pour le marché français entre autres, la présence d'un toit ouvrant démontable, contre une tôle démontable pour les autres marchés ....



Sur la Mazda RX7 Savanna, les objectifs de coût de production limités nécessitent des choix techniques simples et éprouvés . On retrouve donc une conception assez basique pour l'époque avec un châssis simple mais robuste léger et rigide . Une monte pneumatique en 185/70 SR13 sur jantes en alliage, autrement dit des pneus à flanc haut, un peu contradictoire avec la vocation plutôt sportive du modèle . Des freins à disque à l'avant, et à tambours (mais ventilés) à l'arrière . Malgré la présence d'un pont rigide à l'arrière, on note le montage d'amortisseurs et de ressorts, là où certains se contentent de ressorts à lames . Une répartition des masses idéale, procure toutefois à la voiture un comportement routier supérieur à la concurrence . Le poids en ordre de marche est d’environ une tonne ce qui place cette sportive en bonne compagnie parmi les meilleures . Un aileron arrière particulièrement bien étudié est même proposé en option permettant d'augmenter l'appui, tout en ne pénalisant pas trop la trainée ....



Dans l’habitacle de la Mazda RX7 Savanna on découvre deux fauteuils assez englobant à l'avant avec appuie-tête intégrés et une agréable position de conduite . Face à lui, le conducteur trouve le compte-tour qui fait aussi office de niveau de batterie lors de la mise du contact, auquel Mazda a adjoint un buzzer pour l'avertir des surrégimes, tellement ce moteur semble aimer monter dans les tours . On retrouve aussi le traditionnel compteur de vitesse gradué jusqu'à 210 ainsi que différentes sondes pour veiller à la bonne santé du moteur . On trouve également la climatisation et un autoradio de série de type intégré et son antenne située sur l'aile passager arrière qui est escamotable électriquement . Les équipements sont assez complets comme les vitres électriques ainsi que les fauteuils chauffants et la fermeture centralisée, un essuie-glace arrière, et deux rétroviseurs extérieurs à commande électrique . Des matériaux bien choisis comme le cuir et l’aluminium procurent une sensation de confort et de sportivité indéniable ....



Pour ce qui est de la motorisation, la Mazda RX7 Savanna va débuter sa carrière avec une version du moteur rotatif Wankel de 105 chevaux pour finir avec une version poussée de 165 chevaux . La motorisation la plus utilisée est celle de 2 litres de cylindrée qui développe 115 chevaux et 183 Nm de couple nourri au super par un carburateur piloté 4-corps de chez Nikki et dont le fonctionnement est dépourvu de toute vibration . Ce moteur est très volontaire, et grimpe tellement volontiers dans les tours que la voiture est équipée d'un buzzeur pour avertir des surrégimes . Malgré tous les efforts, avec un carburateur quadruple corps, la consommation reste élevée, autour de 13 litres au 100 km en moyenne . La transmission est confiée à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports (automatique à trois rapports en option sur certains marchés) avec la 4e en prise directe et une 5e surmultipliée . Au final, les performances sont en conséquence, la vitesse de pointe est de 205 km/h et l'accélération de 0 à 100 km/h se fait en 9 secondes . Elle est plus rapide qu'une Datsun 280ZX ou qu'une Porsche 924 et elle coûte bien moins cher ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Rotatif birotor Wankel
  • Cylindrée : 2.0 Litres
  • Puissance : 115 chevaux
  • Couple : 183 Nm
  • Vitesse : 205 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’0







La « Mazda RX7 Savanna », c'est ça ...



La « Mazda RX7 Savanna », c'est ça ...





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