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Tag - Pebble Beach

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mercredi 12 octobre 2011

Iso Grifo A3L - 1964



ISO GRIFO A3L ….







C’est l’histoire d’une société italienne « ISO » créée en 1939 à Gênes par l'ingénieur Renzo Rivolta qui se lancera dans la construction automobile en 1953 sous la marque ISO Rivolta . A la mort de son fondateur en 1966, son fils Piero prendra les commandes de l'entreprise, qui deviendra ISO Motors en 1973 avant de disparaître le 31 décembre 1974 . L'intention du constructeur Iso, en lançant le projet « Grifo », était de proposer une voiture plus imposante que les berlinettes sportives effilées italiennes et donc une voiture spacieuse mais tomber dans l’excès des mastodontes coupés américains . La future « Iso Grifo » devait concentrer dans le même véhicule l'élégance et les prestations sportives avec le confort, le luxe et l'espace ….



La tâche était noble et le projet ambitieux . L’étude de cet ouvrage délicat fut confié, pour la partie technique, à Giotto Bizzarrini, célèbre concepteur italien et consultant des marques Alfa Romeo et Ferrari, et à la Carrozzeria Bertone pour la partie esthétique . Dans les années 60, c’était les années phare de la GT italienne ou de la Grand Tourisme automobile . Nuccio Bertone avait déjà dessiné au moins cinq voitures mythique sur le thème de cinq modèles GT très racé comme l'Alfa Romeo 2600 Sprint, dans les versions coupé et cabriolet, deux Ferrari 250 GT, l'Aston Martin DB4 GT et la superbe Maserati 5000 GT . Nuccio travaill en étroite collaboration avec Giorgio Giugiaro pour concevoir un prototype connu sous le nom de Iso Grifo A3L . La voiture a été présenté en Italie au salon de l'Automobile de à la fin de 1963, et selon la presse de l’époque, Bertone disait en parlant de l'Iso Grifo "C’est mon chef-d'œuvre!"….



Le nouveau modèle Iso Grifo A3L sera réalisé en quelques mois seulement car basé sur la même plateforme un peu raccourcie de la Iso Rivolta GT, déjà conçue par Bizzarrini . Le nouveau modèle sera rapidement présenté, mais l'industrialisation fut plus laborieuse, ralentie d'abord à cause de différences de vue entre la marque et le concepteur, qui mettra fin à son contrat avec ISO Rivolta en 1964, après avoir réalisé la A3C, version compétition de la « Grifo » . Les livraisons débuteront en début d'année 1965 et montreront un accueil chaleureux de ce nouveau modèle auprès d'une clientèle qui pouvait se permettre de dépenser l'équivalent d'un appartement au centre de Milan pour une voiture . La très jolie Iso Grifo A3L restera en fabrication sans grande modifications jusqu'à la fermeture définitive de l'usine de Bresso ou elle était montée à la main ....



L’insolite Iso Grifo A3L est une véritable réussite à l’époque en raison de son look, de la nature sportive du châssis et de la fiabilité et la puissance américaine . Elle va tellement emballer les critiques qu’elle fera le tour du monde à la plupart des grands Show et Salons de l’automobile en 1964 . On la verra d’abord à Turin, puis elle fera le tour de l’Europe, le Japon pour finir au New York Auto Show . Cette voiture était vraiment magnifique, avec un dessin superbe et intemporel, elle a traversé le temps sans prendre une ride . L’habitacle de la superbe Iso Grifo A3L était lui aussi de bon goût, confortable et luxueux mais avec un zeste de sportivité . C’est du cuir de couleur, du bois, de l’aluminium et de gros compteurs noirs et ronds . C’est une magnifique GT puissante et confortable, indémodable et enviable qui a gagné plusieurs fois la première place au célébrissime Concours de Pebble Beach dans la catégorie du "Plus élégant coupé fermé" ....



Pour ce qui est de la motorisation, l’étonnante Iso Grifo A3L est équipée d’un cœur américain . Le choix s’est imposé pour une question de coût et de puissance sur un moteur très fiable qui équipe une référence, la Chevrolet Corvette . Ce bloc General Motors V8 OVH de 327 pouces cubes de cylindrée bien travaillé en interne développe la bagatelle de 400 chevaux à 5000 tr/min avec un couple de tracteur . Accouplé à une boîte de vitesse TopLoader Borg Warner à quatre rapport, ce moteur met le feu et les performances sont au rendez-vous avec par exemple une vitesse de pointe de 280 km/h, une réalisation brillante pour les années 60 . Un total de seulement 412 Grifos ont été produites pendant toute la durée de vie du modèle et donc elles sont rares et recherchées . C’est vraiment un modèle Vintage Classic par excellence que tout bon collectionneur se doit de posséder ....

 


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 327 pouces cubes
  • Puissance : 400 chevaux à 5000 tr/min
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 280 km/h
  • Transmission : TopLoader Borg Warner à 4 rapports






La « Iso Grifo A3L », c'est ça ...



La « Iso Grifo A3L », c'est ça ...





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mercredi 25 mai 2011

Singer Prototype 911 - 2011



SINGER PROTOTYPE 911 ….







Il existe aux Etats-Unis quelques petites sociétés qui customisent avec bonheur de petites séries de voitures déjà existantes . Un genre de petits artisans designers qui améliorent grâce à la technologie moderne et beaucoup de savoir faire des voitures mythiques des années 60 ou 70 . La société « Singer Vehicle Design » fondée en 2009 est une de ces firmes insolites qui travaille avec succès sur ces icônes du passé . La société a été créée pour explorer les possibilités existantes dans l’amélioration des véhicules classiques et son savoir faire est dédié à la conception, l'ingénierie et l'étude les plus respectueuses concernant des voitures de haute performance ….



La firme vient de lever le voile sur son tout premier projet très insolite portant le nom de Singer Prototype 911, qui a été dévoilé au Concours d’Élégance de Pebble Beach . La voiture n’est pas une simple imitation, ou un clone rétro, mais une ré-interprétation totale, quasiment une renaissance de la célébrissime Porsche 911 des années 80 . Le nouveau véhicule est le résultat d'une fusion entre la pureté du design original et l’utilisation des matériaux et des technologies modernes . Une sorte de mise à jour pour une voiture de sport unique qui reprend l'essence du début des années de l'âge d'or . En fait, les ingénieurs ont abondamment puisé dans les solutions et améliorations qui ont résulté de 40 ans de courses de la 911 d'origine en capitalisant sur le vaste savoir-faire de la marque et les progrès de l'évolution que la 911 d'origine a connu . L'expérience offerte par la nouvelle Singer Prototype 911 est une célébration moderne, passionnée et emblématique, qui honore et rend hommage à l’âme de la 911 originelle ….



Construite à partir d’un châssis de Porsche 911 des années 80 avec son empattement caractéristique, cette Singer Prototype 911 a nécessité une refonte du châssis (plus résistant), de nouveaux appendices aérodynamiques, et une structure légère intégrée à l’épine dorsale de l’auto pour améliorer la rigidité . Elle a été d’abord totalement « désossée » et mise à nue, puis s’en suit une réinterprétation complète de chaque pièce qui se voit modifiée, améliorée, renforcée et /ou allégée si nécessaire puis mise aux normes actuelles . Le châssis est entièrement rigidifié, les suspensions sont repensées et renforcées notamment via un arceau de sécurité très seventies mais bien intégré dans l’habitacle . Les grands panneaux de carrosserie en acier sont remplacés par de la fibre de carbone composite pour encore rigidifier et alléger l’auto . L’équipementier allemand Hella a fourni des optiques bi xénon faites spécialement pour s’intégrer dans les phares des anciennes 911, la climatisation est discrètement installée au tableau de bord, l’installation radio est d’actualité puisque équipée du système DAB, d’une connexion Ipod, USB et de la connectivité Bluetooth, le tout étant parfaitement intégré et dissimulé dans la planche de bord et la boite à gants . Garmin fournit un sytème GPS lui aussi quasiment invisible pour la Singer Prototype 911 . Enfin, on remarquera le chrono Tag-Heuer intégré dans le combiné porte instruments, les beaux sièges Recaro en cuir tressé avec œillets pour assurer une meilleure ventilation et éviter la transpiration du pilote comme cela se faisait dans les années 70 ....



Sur la Singer Prototype 911, la partie mécanique n’est pas oubliée bien au contraire puisqu’on retrouve sous le capot arrière de cette 911 couleur « Singer’s racing orange » le flatsix de 3.8 litres de cylindrée dans une version adaptée et équipée d’un nouveau vilebrequin et de bielles en titane issus de la GT3 de course . Au final, ce sont 425 chevaux à 8.000 tr / min qui passent au sol via une boite Getrag G50 à 6 rapports et des belle jantes Fuchs monoblocs de 17 pouces faites en aluminium forgé . Au chapitre des performances, avec un poids contenu de moins de 1100 kg, la Singer Prototype 911 revendique une Vmax de 275 km/h et un 0 à 100 km/h abattu en seulement 3.9 secondes . La suspension repose sur des amortisseurs de chez Eibach et dispose de barres stabilisatrices réglables provenant de chez SRP . Le système de freinage provient de la Porsche 930 de course et devrait donc être largement suffisant . Pour finir les ingénieurs ajoutent que cette auto est faite par des passionnés pour des passionnés en précisant que la Singer Prototype 911 est le fruit de l’amour d’une 911 S de 67, d’une 911 Carrera RS de 73 et d’une 993 RS de 1996 . Reste que les puristes du mythe 911 crieront au scandale en voyant le mélange des genres, des modèles et des années, il n’empêche que le résultat est superbe et mérite bien une petite entorse à l’histoire ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Flat 6
  • Cylindrée : 3.8 Litres
  • Puissance : 425 chevaux à 8.000 tr / min
  • Vitesse : 275 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 3’’9








La « Singer Prototype 911 », c'est ça ...





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lundi 26 juillet 2010

Devon GTX - 2009



DEVON GTX ….







Dans l'univers des voitures de série ultra-performantes, ce sont quasiment toujours les même noms qui reviennent rapidement à l'esprit, Ferrari, Porsche, etc … Celles-ci comme beaucoup d’ autres pourraient bien avoir trouvé une nouvelle concurrente, apparemment sérieuse . En effet, la petite marque californienne Devon Motorworks avait depuis quelques années un seul but, celui de créer la meilleure supercar américaine jamais produite . Dans ce créneau des sportives et GT la lutte est vraiment dure mais le projet ne manque pas d’ambition . Pour parvenir à ses fins, Devon s'était il y a peu de temps porté candidat au rachat de la marque Viper qui était embourbée au cœur de la crise dans le groupe GM avec Chrysler et Dodge. L'opération n'a pas aboutie et finalement la supercar maison ne portera donc pas ce célèbre patronyme . Pourtant, c’est au dernier concours d’élégance de Pebble Beach en Californie que Devon a dévoilé le fruit de son travail ….



L’esthétique de cette Devon GTX semble plutôt réussie . La face avant est agressive sans tomber dans l’excès tandis que le profil sculpté est assez original avec ses surfaces planes peintes en noir mat autour des passages de roues . Pour finir, la partie arrière est très épurée avec des surfaces vitrées limitées au minimum, des feux relativement fins, un gros extracteur d’air et une double sortie d’échappement . Un dessin musclé, à l'image de ses prétentions dynamiques, et dont la face avant n'est pas sans rappeler une certaine TVR Sagaris . Le designer suédois Daniel Paulin a créé un chef-d'œuvre de conception avec un subtil mélange de muscle et de courbes, la conception navigue entre le passé et la science-fiction, une vrai réussite néo-rétro . La voiture est construite en fibre de carbone de qualité aéronautique ce qui est un véritable atout pour sa légèreté . La forme générale a fait l’objet d’une étude aérodynamique sophistiquée pour parvenir aux meilleurs compromis possibles . Le fondateur et chef de la direction de Devon Motor Works est Scott Devon. Il a su s’entourer d’une bonne équipe pour concevoir l’engin, car le développement produit est dirigé par l'ancien chef exécutif de Ford l’ingénieur Andy Benoît, tandis que le montage et la fabrication est dirigée par Clive Hawkins, fondateur du Groupe Aria . Les essais aérodynamiques sont supervisés par le Dr Joseph Katz, de San Diego State University et la validation et les essais des véhicules sont assurées par l'ancien champion des 24 Heures du Mans Justin Bell . Le moins que l’on puisse dire c’est que son look est spectaculaire et bien dans la lignée des plus excentriques sportives « made in USA ». De ce point de vue, la Devon GTX est donc déjà une réussite. ….



Pour ce qui est de la technique, la Devon GTX est un coupé deux places à moteur avant qui possède un châssis en aluminium extrudé et une carrosserie en fibre de carbone . Elle mesure 4374 mm de long, 1994 mm de large et 1230 mm de haut alors qu’elle repose sur un empattement de 2509 mm . Si Devon souhaitait acheter la licence et le nom Viper c’est en particulier parce que leur GTX est proche de cette dernière dans son architecture et son moteur . En effet, elle est motorisée par un gros V10 de 8.4 Litres de cylindrée issu de la Viper SRT-10 . Cet énorme bloc voit même sa puissance grimper un peu plus pour atteindre 650 chevaux à 6100 tr/min, sans aucune suralimentation, soit 50 chevaux supplémentaires qui sont obtenus via une admission et un échappement différent . Le tout transite au choix par une boite auto ou bien par une boîte manuelle à 6 rapports . Le châssis est à la hauteur, la suspension pouvant être adaptative en option . Enfin, les ingénieurs ont vu costaud, question freinage avec des disques de 380 mm, freinés par des étriers à 6 pistons accouplé . Le tout a été développé sur piste afin de garantir une bonne fiabilité lors d’un usage intensif . De nombreux éléments de la Devon GTX sont inspirés de la compétition comme sa suspension qui inclue des ressorts, des amortisseurs et des barres anti-roulis aux caractéristiques 'course'. Un amortissement est également disponible ainsi qu’un différentiel à glissement limité et des pneus Michelin Pilot Sport Cup ....



En conclusion, à la différence d’une Viper, la Devon GTX est une vraie bête de piste utilisable sur route . Ses suspensions en aluminium avec des amortisseurs ajustables sa garde au sol réglable et sa lame avant ajustable afin d’augmenter ou de diminuer l’appui aérodynamique en font quasiment une véritable voiture de course bien campée sur des jantes 18 pouces à l’avant et 19 à l’arrière . Afin de prouver son efficacité, Devon Motorworks est allé faire rouler sa supercar sur le célèbre circuit de Laguna Seca sur lequel elle a établit un nouveau record . Elle détient désormais le record du tour du circuit pour une voiture de production en 1'35.075 devant les Viper SRT-10 en 1'35.117, Porsche 997 GT3 en 1'39.517, Nissan GT-R en 1'39.620 ou Porsche 997 Turbo en 1'39.890 . La voici désormais attendue de pied ferme sur le circuit du Nürburgring pour confirmer ses performances étonnantes ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V10 multisoupapes
  • Cylindrée : 8.4 Litres
  • Puissance : 650 chevaux à 6100 tr/min
  • Boîte : 6 rapports









La « Devon GTX », c'est ça ...



La « Devon GTX », c'est ça ...





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