@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Pininfarina

Fil des billets

vendredi 27 octobre 2017

Ken Okuyama Designer






ken00.jpg


Ken Okuyama de son véritable nom Kiyoyuki Okuyama est un styliste et designer industriel japonais réputé qui est né en 1959 dans la ville de Yamagata une préfecture de la région du Tōhoku au Japon. Cet impétueux styliste vit aujourd'hui en Italie car il aime l'art et parle couramment le japonais, l'italien et l'anglais ....


ken01.jpg


Après un parcours scolaire classique, Ken Okuyama va entamer des études supérieures d'art tout d'abord à Tokyo dans son pays natal à la Musashino Art University. Il va ensuite s'exiler aux États-Unis pour poursuivre un cursus scolaire supérieur au très réputé et convoité Art Center College of Design de Pasadena ou il obtiendra un diplôme en design automobile à la fin de ses études en 1986 ....





Tout jeune diplômé, Ken Okuyama va commencer sa carrière professionnelle par l’enseignement. Pendant les trois premières années de sa vie active, il va ainsi enseigner en tant que professeur titulaire à la Tohoku University of Art and Science au Japon et parallèlement, il va aussi donner quelques cours à l’Art Center Europe à Vevey en Suisse, mais aussi au Center for Creative Studies College of Art, à Detroit aux États-Unis, c'est dire si son talent naissant est déjà apprécié dans le métier ....





Parallèlement à son professorat, Ken Okuyama est consultant pigiste sur de nombreux projets pour par exemple General Motors sur la Corvette C5 ou même Porsche sur la 996 et le Boxster. Il va ainsi se partager entre cette double activité pendant près d’une décennie mais il terminera sa prestation à la tête du studio Advanced Concepts Center en Californie en tant que responsable de la section « transportation design » ....





En Mai 2004, Ken Okuyama qui entretenait d'excellents rapports avec Pininfarina pour qui il avait en tant que pigiste supervisé le design de la première Honda NSX va finalement se faire embaucher par ce carrossier de renom. Nommé directeur du design chez le carrossier italien, il va dessiner et superviser des projets importants comme la Ferrari Enzo, la Ferrari 599 GTB Fiorano, la Mitsubishi Colt CZC , la Maserati Quattroporte, la Maserati Birdcage 75e ou la Ferrari P4/5 ....





À la fin de l'année 2006, Ken Okuyama quitte brutalement la direction de Pininfarina pour mettre en place son propre studio de design, Newton Design Lab. Le spectre de ses projets s'étend maintenant dans plusieurs domaines ou le design est recherché comme par exemple le mobilier, les robots, l'électroménager, les lunettes, l'horlogerie, la vaisselle, la décoration, l'outillage et même les parcs à thème. À partir de 2013, il va ensuite travailler pour le réseau ferroviaire japonais sur la série de plusieurs modèles de trains à grande vitesse du type Shinkansen ....





En 2008, au Salon de l'automobile de Genève, Ken Okuyama présente son tout premier concept-car sous son propre nom, le KO 7 Spider et le KO 8 Coupé. Cette année la il va aussi travailler sur une version exclusive inédite de la belle Alfa Romeo Giulietta. En 2013, Ken va présenter la Kode 9, une petite sportive au charme rétro, un genre de petite barquette dans la lignée des Lotus Elise ou Exige. En 2016, Ken Okuyama lance la magnifique Kode 57. Son studio frappe encore un grand coup en présentant ce superbe Roadster digne descendant de la Ferrari Enzo qu'il a également dessinée. Elle est animée par un V12 de 6 litres d'environ 600 chevaux, placé en position avant, une merveille ....





Le talent de designer de Ken Okuyama à souvent été récompensé soit à titre personnel, soit pour une voiture qu'il a dessiné :

  • Le Pininfarina Metrocubo a remporté le prix du meilleur design d'intérieur de l'année en 1999.
  • La Ferrari Rossa , conçue par Okuyama, a remporté le Prix Best Concept Car of The Year en 2000.
  • La Maserati Birdcage 75th a remporté le prix Best Concept au Editors Choice Awards par Autoweek.
  • La Maserati Birdcage 75e a remporté le Louis Vuitton Classic Concept Award que Pininfarina a donné à Okuyama.
  • Le prestigieux prix Hall of Fame "La Bella Macchina" a été remis à Ken Okuyama à Concorso Italiano le 20 août 2016 ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Ken Okuyama
© - YouTube © - Motorlegend



La "Kode 0" de Ken Okuyama ...



La "Kode 57" de Ken Okuyama ...



La "Kode 9" de Ken Okuyama ...





JPBlogAuto

vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






aj00.jpg


L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


aj01.jpg


Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






JPBlogAuto

samedi 25 février 2017

Paolo Martin Designer






paolo00.jpg


paolo01.jpg


Paolo Martin est un célèbre designer automobile né le 7 Mai 1943 à Turin qui est largement connu dans le secteur automobile pour sa carrière dans des Studios de Design réputés comme Michelotti, Bertone, Pininfarina ou Ghia. Au sommet de son art et à la pointe du design automobile au tout début de sa carrière dans les années 60, il signe quelques chefs d’œuvres automobiles avant-gardistes à moins de 30 ans. Véritable designer industriel il va dessiner dans sa carrière aussi bien des motos, que des bateaux ou aussi des voitures pour une quinzaine de marques différentes ....


paolo02.jpg


Tout juste âgé de 18 ans et venant de terminer brillamment ses études de designer, Paolo Martin est embauché en 1961 par le bureau d'études de Michelotti. Il collabore directement avec Giovanni Michelotti et il affine ainsi ses propres techniques de dessin, d'études et de conception de prototypes. En véritable artiste complet et inspiré, ses différents travaux se porteront aussi bien sur le look des moteurs que sur les intérieurs des voitures et bien sur aussi le design et le style extérieur ....





De 1967 à 1968, Paolo Martin décide de travailler chez la Carrozzeria Bertone après avoir quitté Michelotti. Cette décision fait parti de son projet professionnel car s'il ne dessine pas de voitures il renforce son expérience dans la réalisation de maquettes et dans l'étude de concepts et de prototypes. Cette décision de quitter Michelotti sera finalement la bonne car la fructueuse collaboration chez Bertone va lui permettre de compléter plus rapidement des compétences qu'il juge nécessaires et indispensables pour son avenir ayant l'objectif de devenir indépendant ....





Considéré aujourd'hui comme l'un des principaux maîtres du design automobile italien, Paolo Martin va quitter Bertone en 1968 pour être nommé à seulement 24 ans Chef du Centre de Style chez Pininfarina ou il va pouvoir enfin diriger la naissance de plusieurs concept cars et voitures de série suivant ses propres idées. C'est à cette époque qu'il réalise le superbe concept car Dino 206 C Berlinetta Competizione pourvu d'un grand pare-brise bombé et d'un imposant aileron arrière. Les portes papillon sont articulées sur l'axe longitudinal du pavillon. Il s'agit plus d'un véhicule d'étude aérodynamique que d'une véritable voiture de compétition ....


paolo03.jpg




Les nombreux clients de la Carrosserie Pininfarina font que les commandes se multiplient ce qui va permettre à Paolo Martin de s'épanouir comme il le souhaitait en créant des voitures sublimes pour tout un tas de marques différentes. Ainsi il va enchainer les projets intéressants comme les Fiat Dino Parigi aux allures de break de chasse qui offre une immense surface vitrée, suivie par la Fiat Dino Coupe Genève. Mais aussi les BMC 1800 et 1100. A noter aussi la superbe et insolite Alfa Romeo P/33 Roadster avec son imposant spoiler positionné derrière l'habitacle, ses projecteurs avant parfaitement intégrés, son petit saute vent, et ses deux portes dites en "ailes de coccinelle". Une autre merveille verra le jour à cette époque, la Sigma Grand Prix prétexte à des recherches destinées à rendre les voitures de tous les jours plus sûres et qui sera une importante source d'inspiration pour la rédaction de certaines règles édictées au final par la Commission Sportive Internationale ....





Après avoir vaincu les réticences de Sergio Pininfarina qui ne croyait pas à ce projet, Paolo Martin fini par imposer sa Ferrari 512 Modulo constituée de deux parties symétriques séparées par une ligne de ceinture de caisse qui pénètre jusqu'à l'extrémité des pare-chocs. Elle fait partie depuis longtemps des icônes du style automobile et remportera 22 prix internationaux de design. Une autre de ses grandes réussite est la superbe Lancia Beta Monte Carlo d'une rare sobriété aux volumes parfaitement maîtrisés sous un aspect compact et des formes anguleuses ....





Paolo Martin dessinera aussi le coupé Rolls Royce Camargue chez Pininfarina qu'il va quitter en 1972 pour passer chez Ghia ou Alejandro de Tomaso qui est également propriétaire du groupe le nomme chef du bureau de style. Pendant plus de trois ans outre des voitures, il y dessinera aussi de nombreux cyclomoteurs et motos pour les gamme Benelli et Moto Guzzi propriétés du groupe. C'est à cette époque qu'il est aussi consulté pour imaginer la future Bugatti EB 110, il proposera son projet baptisé Bugatti 110 PM1 quelque peu provocatrice, et sans aucun doute plus fonctionnelle qu'élégante. Finalement le designer prend son indépendance en 1976. Il s'installe à Turin et continue de travailler pour l'automobile, mais aussi pour les constructeurs de deux roues, les industriels de l'aviation et également la construction navale ....


paolo04.jpg




Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Blenheim - © Carcatalog





Paolo Martin Design ...



Paolo Martin Design ...



La Ferrari 512 S Modulo de Paolo Martin ...





JPBlogAuto

- page 1 de 18