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Tag - Porsche

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vendredi 31 mai 2019

Porsche Type 64 - 1939











Cette Porsche Type 64 " Berlin-Rome " de 1939 qui illustre cet article n'est autre que l'ancêtre de la fameuse Porsche 356. Il s'agit d'un modèle assez particulier puisque c'est l'unique exemplaire encore existant de ce modèle. Il fut notamment le véhicule personnel de Ferdinand Porsche puis de Ferry Porsche. Inutile de préciser qu'il s'agit d'un modèle d'une rareté absolue qui sera proposée aux enchères par la maison RM Sotheby's lors de sa vente de Monterey, en Californie, organisée du 15 au 17 Août prochains ....





La Porsche Type 64, également nommée VW Type 60K10, ou VW Aerocoupe, créée en 1938 est considérée par beaucoup comme la première voiture produite par Porsche. Elle est basée sur un châssis KdF, ou Type 60, le nom d'origine de la Coccinelle. A l'approche de la seconde guerre mondiale le Professeur Ferdinand Porsche conserva à l'esprit l'idée d'en réaliser une version allégée et rapide, capable de démontrer à la nation ce dont les ingénieurs allemands étaient capables, et de satisfaire par la même occasion son désir personnel de créer la voiture de sport de ses rêves. Elle était donc à l'origine destinée à courir dans la course Berlin-Rome de 1939, qui n'eut jamais lieu à cause du début de la Seconde Guerre mondiale ....





En septembre 1939, Ferdinand Porsche a l'occasion de s'illustrer avec la course Berlin-Rome. Il prépare ainsi trois exemplaires de la KdF-Wagen, modèle qui devient la Type 64. La Porsche Type 64 est la première voiture produite par le Porsche Burro pour son compte. Elle constitue en quelque sorte l’ancêtre de toutes les futures Porsche. Assemblée au sein des ateliers basés à Zuffenhausen, la Type 64 est équipée d'une carrosserie en aluminium fabriquée à la main chez Reutter et testée en soufflerie, d'une transmission et d'une suspension empruntées à la Volkswagen Type 1. Malheureusement la guerre éclate et la course est annulée. Le gouvernement allemand confisque la Type 64, mais Ferdinand Porsche assembla toutefois deux autres châssis ....





Parmi les uniques trois voitures de ces Porsche Type 64 construites en 1938, deux furent utilisées par la famille Porsche. L’une subit un accident fatal pendant la seconde guerre mondiale et l’autre, la voiture numéro deux, servit de jouet aux GI à la sortie du conflit à Zella Am See en Autriche et finit tellement endommagée que Porsche la récupérera en pièces détachées. La troisième, stockée dans un entrepôt, fût découverte en mai 1945 par les forces américaines à Gmünd en Autriche puis restaurée ....





Le troisième, et donc le dernier châssis Porsche Type 64, est conservé par la famille Porsche qui a, par la même occasion, pris ses quartiers du côté de Gmünd, en Autriche, de 1944 à 1948. Ferdinand Porsche appliquera lui-même les lettres Porsche sur le nez de la voiture lorsqu'il enregistra en 1946 le nouveau nom de sa compagnie. En 1947, c'est ce troisième châssis qui fut le seul à survivre à la guerre. Pas vraiment en bon état, il fut restauré du côté de Turin par un certain Sergio Pininfarina ....





Il faudra dix ans et plusieurs propriétaires successifs pour achever le projet de restauration complète de cette Porsche Type 64, dont trois années rien que pour la carrosserie. Finalement la présentation officielle de la voiture a eu lieu le 16 avril 2011 au Prototyp Automuseum. Le magazine Octane y était invité et le journaliste Delwynn Mallet, lui-même spécialiste de Porsche, a eu le droit de prendre place dans le cockpit de ce ‘petit avion’. L’article qu’il a rédigé sur ce modèle historique se termine par la phrase suivante : Je ne saurais décrire le plaisir intense que génère le pilotage de ce petit missile extraordinaire, pas plus que la magie du son et des sensations que distille la plus vénérable de toutes les Porsche’ ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Porsche Type 64 utilisait une version modifiée du moteur à quatre cylindres à plat de 985 cm³ de cylindrée dont la puissance bondissait de 23,5 chevaux sur la Coccinelle d'origine à 50 chevaux après une grosse préparation pour pouvoir afronter la course avec plus de punch. Ainsi équipée, la voiture est capable de performances "phénoménales" pour l'époque avec par exemple une vitesse de pointe de l'ordre de 160 km/h. Au mois d'Août, le futur acquéreur de cette Type 64 devrait dépenser plus de 20 millions de dollars pour avoir l'honneur d'en devenir le cinquième propriétaire lors de la vente aux enchères ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres à plat
  • Cylindrée : 985 cm3
  • Puissance : 50 chevaux
  • Vitesse : Environ 160 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Motor1 - © Sotheby's




La Porsche Type 64 - 1939 ...






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vendredi 12 avril 2019

La fraude aux normes antipollutions











La fraude aux normes antipollutions dans le secteur automobile plus connue sous le terme « Dieselgate » est devenu un scandale bien encombrant. Après avoir éclaté aux États-Unis, l'affaire des moteurs truqués revient en force en Allemagne avec des dégâts collatéraux dont on peine à mesurer réellement l'ampleur. Cette affaire est un scandale industriel et sanitaire lié à l'utilisation par le Groupe Volkswagen, de 2009 à 2015, de différentes techniques visant à réduire frauduleusement les émissions polluantes (de NOx et de CO2) de certains de ses moteurs diesel et essence lors des tests d'homologation afin de contourner la norme en vigueur ....





En Septembre 2015, l'agence environnementale américaine EPA accuse Volkswagen d'avoir installé un « logiciel truqueur » sur des centaines de milliers de véhicules diesel fabriqués à partir de 2009 pour les faire paraître moins polluants qu'ils ne le sont réellement. Ce logiciel enclenche un mécanisme interne de limitation des gaz polluants pendant les contrôles. Les enquêteurs découvrent que les émissions réelles d'oxyde d'azote – un gaz à l'origine de maladies respiratoires et cardiovasculaires – sont jusqu'à quarante fois supérieures à la limite légale ....





L'affaire engendre un scandale est Volkswagen se voit contraint de reconnaître avoir truqué 11 millions de véhicules diesel, dont 8,5 millions en Europe et 600.000 aux États-Unis. Ces véhicules portent pour la plupart la marque Volkswagen, mais la tricherie concerne également d'autres marques du groupe. L'affaire, sans équivalent dans toute l'histoire automobile a entraîné la démission du président du directoire du groupe automobile allemand, Martin Winterkorn et la valeur boursière des actions va considérablement chuter assez rapidement. Plusieurs pays enquêtent toujours actuellement sur ce « Dieselgate » afin d'établir précisément les faits et les diverses responsabilités ....





D'après une étude scientifique publiée en 2017, il faut savoir que les gaz polluants émis par les véhicules trafiqués du groupe en circulation sur les routes devraient provoquer 1.200 décès prématurés et ceci seulement en Europe. Suite à ce « Dieselgate », en Allemagne, plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour fraude, manipulation de cours ou publicité mensongère et des hauts responsables du groupe Volkswagen ont été incarcérés. En fait huit anciens et actuels dirigeants de Volkswagen et un cadre d'Audi ont été inculpés, et parmi eux, deux ont déjà été condamnées à des peines de prison ....





Aux États-Unis, Volkswagen a accepté de payer plus de 22 milliards de dollars pour contenter autorités, clients et concessionnaires. Le groupe a également accepté une amende d'un milliard d'euros en Allemagne. Si ce scandale du « Dieselgate » a déjà coûté à Volkswagen plus de 26 milliards d'euros en rappels de véhicules et procédures judiciaires, ces conséquences financières ont cependant été limitées pour le groupe aux douze marques qui reste numéro un mondial devant le japonais Toyota. Finalement VW n'encourt plus de poursuites judiciaires de la part des autorités américaines, mais les employés du groupe à titre individuel restent menacés ....





Après avoir promis dans ses publicités du " Diesel Clean ", Volkswagen s'étant fait prendre les doigts dans la confiture a du changer de patron. Le nouveau boss fraichement nommé, Matthias Müller, ancien patron de Porsche, entreprend dorénavant une restructuration massive tournée vers l'électrification pour en finir avec le « Dieselgate ». Mais, à la surprise générale, en avril 2018, Matthias Müller, sans doute usé par le poids de cette restructuration menée tambour battant dans les pires conditions, est remplacé brutalement à la tête du groupe par l'Autrichien Herbert Diess ....





Des tests menés après la découverte du « Dieselgate ont permis d'établir que les moteurs diesel d'autres constructeurs s'avéraient également plus polluants dans la réalité que lors des contrôles. Ce qui est parfaitement normal tant il y a un gouffre entre la méthode de mesure en usage avant et celle mise en œuvre maintenant et reflétant de plus près la réalité. L'époque a changé aussi, après le tout-diesel longtemps prôné avec le soutien des pouvoirs publics, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Un triste exemple qui démontre qu'entre la volonté du législateur et la réalité industrielle il y a un gouffre qui se mesure en une poignée d'années, voire une décennie ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Auto-moto - © Novethic



La fraude aux normes antipollutions ...





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vendredi 29 mars 2019

L'inévitable rapprochement entre la Formule 1 et la Formule E











Tous les passionnés de compétition automobile sont bien conscients que la pollution inquiétante qui règne sur les grandes villes, le réchauffement climatique, les émissions toxiques et d'autres facteurs liés à l'environnement sont très inquiétants pour la planète et menacent forcément le sport automobile dans son ensemble. Signe des temps, dans les travées du dernier Salon de Genève, on ne parlait que de motorisation électrique dans l’industrie avec les conséquences que l’on devine pour l’avenir du sport automobile ....





Le Championnat FIA de Formula E célèbrera le cinquantième E-Prix de sa jeune histoire ce week-end à Hong Kong, tandis que le cap du millième Grand Prix de Formule 1 sera atteint mi-avril, également en Chine, à Shanghaï. Grande puissance émergente du 21ème siècle, la Chine va exercer une influence grandissante sur le futur du secteur en représentant un marché énorme. La plupart des constructeurs y sont déjà présents et les consommateurs chinois vont dicter les grandes tendances de l’évolution de l’automobile dans les années à venir ....





Du coup, l’industrie automobile s’est engouffrée dans la brèche en pariant sur le tout-électrique, a fortiori dans la foulée du « diesel gate », et donc en orientant forcément la production vers des véhicules propres, autant que possible, et en privilégiant les motorisations électriques et/ou hybrides. Ainsi les grandes marques se positionnent dans le sport en fonction de cette tendance comme Peugeot qui s’est retiré du World RX car son passage à l’électrique a été retardé, ou Citroën qui menace d’en faire autant en WRC si les rallyes n’épousent pas la bonne cause écologique et même DS qui fait déjà partie des dix constructeurs impliqués en Formula E ....





On peu déjà constater que parmi les grandes marques présentes en Formule 1, Mercedes a déjà décidé de s’engager en Formula E dès la saison prochaine (avec HWA Racelab en poisson-pilote cette année) dans la foulée de ses concurrents allemands Audi, BMW et bientôt Porsche alors que Renault a cédé le flambeau à Nissan pour défendre les couleurs de l’Alliance dans le championnat électrique. Car pour les grands acteurs de l’industrie, le sport automobile a une raison d’être non seulement en matière de recherche et développement mais aussi sur le plan du marketing ....





Dans ce contexte, la Formule E tient le beau rôle avec un temps d'avance au détriment d’une Formule 1 qui doit se réinventer, elle dont le modèle économique obsolète met l’avenir de la discipline en danger. Le nouveau détenteur des droits commerciaux des Grands Prix, Liberty Media, peine à fédérer les écuries autour d’un projet à long terme rendant le sport à la fois économiquement et écologiquement correct. Car on sait déjà que cette problématique d’image va naturellement influencer les constructeurs dans les années à venir avec une production de masse basculant progressivement vers l’électrique d’ici 2030 ....





Dans un avenir assez proche, que va donc devenir le sport auto ? La Formule E n’a que cinq ans, mais que de chemin parcouru et quel potentiel prometteur depuis le premier E-Prix à Pékin ! La Formule 1, créée en 1950, va vers son millième Grand Prix, et pourtant c’est son avenir qui est incertain. Même si on ne peut pas du tout comparer les deux disciplines tant les monoplaces électriques sont loin de la redoutable efficacité des machines de Grand Prix, les considérables ressources déployées pour améliorer le rendement des batteries fera à terme converger les deux compétitions ....





Alors que la Formule 1 s’enferme dans un statu-quo en motorisation hybride pour avoir été incapable d’attirer un ou plusieurs nouveaux constructeurs pour la période post-2020, tôt ou tard, pensent beaucoup d’observateurs avertis et de spécialistes confirmés, les progrès technologiques vont rapprocher les performances des deux formules et l’éventualité d’une fusion s’imposera donc en toute logique ....





Pour étayer ces propos on sait déjà que les mêmes acteurs économiques sont aux manettes des deux côtés avec Liberty Global, le groupe Discovery et Liberty Media. La seule incertitude qui plane encore, c'est "quand" interviendra cette croisée des chemins, que d’aucuns estiment inévitable, et c’est la grande question à suivre, évidemment ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © FIA - © Formula1
- © FormulaE - © AutoHebdo - © F1i - © Pierre Van Vliet





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