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Tag - Porsche 917

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vendredi 10 août 2018

John Ketchell Artiste Peintre









John Ketchell est un artiste peintre britannique très talentueux qui passionné depuis son enfance par l'automobile dessine et peint maintenant depuis plus de quarante ans. Devenu célèbre et réputé, il est désormais reconnu à l'échelle internationale comme un artiste majeur de l'art automobile ....




John Ketchell a effectué un parcours scolaire assez classique avant d'effectuer des études secondaires plutôt artistique. A partir de son intérêt pour l'automobile depuis sa jeunesse, il était naturel pour John de graviter vers une carrière artistique. En mettant l'accent sur l'illustration commerciale, il a donc fait des études à l'école d'art de Preston afin d'obtenir un diplôme du programme de design graphique de l'université Harris School of Art du comté de Lancashire en Angleterre ....


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Aujourd'hui considéré par beaucoup de spécialistes comme un des artistes automobiles incontournables, John Ketchell a de la chance de pouvoir faire ce qu'il aime et de le faire bien en produisant des œuvres dynamiques et à fort impact visuel. Ayant commencé par le photo-réalisme plutôt classique que Ketchell trouva rapidement frustrant, il se dirigera finalement au fil du temps vers son style impressionniste, semi-abstrait, désormais reconnaissable entre tous. Son approche unique de ce genre de peinture dont les détails produisent des tableaux éclatants qui deviennent vivants avec la couleur et la mise en scène ....





Maitrisant la technique à la perfection, le but de John Ketchell est d'attirer le spectateur dans la scène qu'il peint. L'utilisation de surfaces réfléchissantes très colorées ainsi que son incroyable attention à la précision technique rendent ses peintures d'art automobile uniques et très captivantes tout en révélant lentement de plus en plus de détails de l'histoire qu'il désire leur montrer. Incroyablement détaillé, puissant, imaginatif et créatif, le style impressionniste de l'œuvre de John vous invite à le rejoindre dans un voyage de découverte hyper agréable et flamboyant qui ravira tous les passionnés de belles voitures et de course automobile ....





Après avoir fait ses gammes et rodé son style en tant qu'illustrateur d'agence de publicité, John Ketchell qui était un grand fan des impressionnistes français, a immédiatement pensé que ce serait une bonne direction pour capturer la vitesse et le mouvement qu'il avait dans l'idée de réussir à mettre dans ses toiles. L'idée était bonne et avec de la patience et surtout du talent, le résultat vas être à la hauteur de ses espoirs et John vas réussir à "peindre tout ce qui bouge" comme il dit et principalement les voitures son premier amour ....





Avec une vaste connaissance des voitures, les peintures de John Ketchell ne sont pas seulement vibrantes, créatives et excitantes, elles capturent aussi à la fois l'esprit des voitures de sport de la génération vintage mais aussi celui de la génération classique car son sujet de prédilection sont les voitures de courses anciennes, des années 30 aux années 60. Le travail est extrêmement détaillé, puissant et imaginatif si bien que son art est aussi bien suspendu dans les maisons, les bureaux, les entreprises, les commerces ou les garages, partout dans le monde ....





John Ketchell se dévoile un peu en disant : « Jim Clark était mon héros et la période des années 1930 à 1960 sont mes préférées. La forme des sujets est un facteur clé de mon travail et les grands prototypes sportifs tels que la Porsche 917, ou la Ford GT40 m'ont toujours excité. La sensation du danger de la vitesse des flèches d'argent Mercedes en particulier ou aussi des Auto Union de l'époque vintage fait également partie de ma passion. Beaucoup d'artistes sont intimidés par la perspective de représenter une course humide, mais pas moi car je trouve qu'il y a quelque chose à propos de la course sous la pluie ou la nuit, ou les deux ensemble. J'aime l'atmosphère avec le spray et les reflets des lumières. » ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © John Ketchell
© Historic Car Art - © Infinity Art






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vendredi 9 décembre 2016

Champion Magazine






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Le Magazine Champion était un ancien mensuel dit de vulgarisation automobile consacré à l'automobile, à la moto, et d'une manière plus générale aux sports mécaniques de tous horizons. Son fondateur Jean Lucas était le directeur de la publication, Jean-Pierre Zachariasen était le rédacteur en chef et Franck Dominique était reporter. Le pilote Jean-Pierre Beltoise avait en charge la rubrique essais. A partir du numéro 10, le célèbre journaliste José Rosinski intègre l'équipe de Champion avec le titre de directeur de la rédaction. A partir du numéro 66, Olivier de la Garoullaye rejoint la revue, en tant que rédacteur en chef adjoint ....





Dés son lancement le magazine précisait fièrement : "Champion fuit les paddocks aseptisés, les discours lissés-policés et les règlements torturés. En quête de course à l’état pur, Champion revisite les circuits d’hommes, part à la rencontre de pilotes bavards. Champion vit dans un monde imparfait mais authentique. Un monde imprévisible dans lequel un moteur parfois ratatouille avant de se taire dans un épais nuage de fumée. Un monde où tous les héros se battent, luttent, trébuchent, se chamaillent et s’accrochent. Champion c'est le magazine à 300 à l'heure" ....





Le tout premier numéro de Champion magazine parait en Janvier 1966 et comporte un édito vraiment très spécial puisqu'il est rédigé par le fameux pilote Jim Clark qui donne sa vision personnelle de ce qu'est un champion automobile. Ce premier numéro qui compte 64 pages est imprimé au format 210 x 270. Comme Sport Auto une autre revue du même groupe, la rédaction de Champion est installée au 51 avenue des Ternes, dans le XVIIe arrondissement de Paris. Les deux titres partagent d'ailleurs également le même chef de la publicité de presse, Alain le Fauconnier ....





Les sujets traités dans Champion sont assez diversifiés, et concernent avec un juste équilibre les deux roues et les quatre roues mais aussi des sujets plus liés aux sports mécaniques en général. Ainsi la course est donc omniprésente, qu'il s'agisse de Formule 1/2/3, de Formule Renault, de courses d'endurance comme les 24 Heures du Mans ou Indianapolis, mais aussi sur circuit comme la Coupe Gordini ou les épreuves de Can-Am. Sans oublier le rallye avec des épreuves mythiques comme le Rallye des Cimes, le Monte-Carlo, le Londres Sydney ou le Londres Mexico ....





Chaque numéro du mensuel Champion propose une soixantaine de pages jusqu'au numéro 25. Ensuite, le magazine est imprimé sur 76 pages et parfois plu. Les numéros spéciaux consacrés aux 24 Heures du Mans ou au divers Salons automobiles peuvent atteindre une pagination largement supérieure. Dans les années 70, on compte jusqu'à 144 pages dans ce mensuel, et même jusqu'à 160 en 1973, ceci en raison d'un nombre de pages dévolues à la publicité. Né au format 210 x 270 mm, le magazine adopte le 210 x 284 mm à partir du numéro 38 de février 1969 ....





Pour l'essentiel et depuis ses débuts, le magazine Champion est imprimé en noir et blanc. Le plus souvent, huit pages seulement sont imprimées en couleurs sur un papier brillant, ce qui donne un peu de gaîté à la revue. Ces pages couleurs sont surtout l'occasion de découvrir quelques bolides en course. Au fur et à mesure de l'augmentation de la pagination, la couleur va prendre de plus en plus de place, jusqu'à compter plus d'une vingtaine de pages dans le milieu des années 70. Les premières de couverture représentent le plus souvent des scènes liées à la compétition auto mais les automobiles de tourisme sont rarement illustrées ....





Chaque numéro de Champion propose aux lecteurs quelques essais de voitures de course comme par exemple la Matra 650, la Porsche 917, la Lola T70 ou la Ferrari 512. Le mensuel s'intéresse aussi à quelques occasions récentes, ou à des vraies anciennes dont l'essayeur maison prend le volant, mais l'essentiel des essais concerne des modèles de série. Le mensuel va également à la rencontre des pilotes, par exemple Johnny Servoz-Gavin, Jean-Pierre Jaussaud, Jochen Rindt ou Henri Pescarolo. Mais c'est une époque terrible et cruelle pour les coureurs automobiles car un article élogieux sur tel ou tel pilote est parfois suivi dans le numéro suivant ou quelques mois plus tard par l'annonce de sa mort lors d'une compétition ....





L'amateur de technique lira avec intérêt les articles très divers consacrés par Champion au châssis, au moteur, à la tenue de route, aux suspensions, au freinage ou à l'aérodynamisme. Un poster central sur un papier standard ou de plus fort grammage est agrafé en double page au centre de chaque numéro et dans les années 70 son format est parfois doublé. Cette publication d'une régularité sans faille a compté 99 numéros jusqu'au dernier numéro de Champion daté du 15 mars 1974. Au final, avec Champion, l'amateur d'automobiles "de tourisme" reste un peu sur sa faim. Le titre ravira plus les spécialistes qui s'intéressent aux compétitions de cette période sur quatre roues, et aussi à la découverte des "champions du passé" ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Éditions Champion © - Carcatalog






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lundi 28 avril 2014

Le 45è anniversaire de la Porsche 917







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Il y a 45 ans, le 13 mars 1969, lors du Salon de l'auto de Genève, le célèbre constructeur automobile germanique Porsche dévoile une voiture pour laquelle, même au regard des standards actuels, le qualificatif « supersportive » est bien en dessous de la réalité. Il s'agit de la fameuse Porsche 917 qui est devenue depuis une véritable légende en tant que voiture de course la plus rapide et la plus victorieuse de tous les temps ....


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En 1969, les autorités de l'époque qui sont en charge de gérer les compétitions automobiles (CSI) modifient le règlement de la catégorie Sport et le nombre de véhicules devant être produits par les constructeurs afin d'obtenir leur homologation diminue de moitié en passant de cinquante à vingt-cinq seulement.

L'usine Porsche profitant de ces modifications de règlement décide donc de lancer alors la construction d'un prototype basé sur un châssis de 908 L qui sera baptisé 917. Pour cette occasion, Porsche conçoit un tout nouveau moteur de 12 cylindres à plat extrapolé du moteur 8 cylindres 3 litres de la 908 plus la moitié d'un second moteur. On obtenais donc logiquement ce boxer de 12 cylindres, qui mesurait plus d'1 mètre de long, et qui avait une cylindrée de 4,5 litres, portée en 1970 à 4,9 litres puis 5 litres en 1971 ....


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Historiquement, on recense deux modèles différents de Porsche 917 : la « LH » (pour Lang Heck, en français, « longue queue ») et la version « K » (pour Kurz, en français, « court »). La carrosserie « LH » était destinée à la base à améliorer la vitesse de pointe (en particulier sur le circuit du Mans pour la course des 24 heures dans la ligne droite des Hunaudières. Cette version LH fut réservée au circuit du Mans à partir de 1970 car elle était plus rapide que la K en vitesse de pointe (380km/h), elle était toutefois moins maniable dans les virages et sous la pluie ....


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En 1970, la 917 devient la première Porsche à remporter les 24 Heures du Mans au classement général car auparavant la marque avait déjà remporté de nombreuses victoires de catégorie. Cette année la le constructeur squatte le podium en se classent première et deuxième. En 1971 elle bat le record de distance dans cette même épreuve avec 5 335,31 km parcourus (soit plus de 222 km/h de moyenne), record assez incroyable qu'elle détient encore aujourd'hui.
En 1972 et 1973, Porsche se lance dans la série nord-américaine CanAm avec les 917/10 et 917/30 dont certaines versions développent alors suivant les circuits et les épreuves plus de 1 100 chevaux. Lors de leur lancement en CanAm les 917 disposaient déjà comme sur les versions européennes d'une boîte de vitesse à cinq rapports mais le couple fourni par le moteur après l'adoption du système turbo ne leur laissait plus aucune chance. Porsche réagi très vite en revenant finalement à une construction de boite plus simple et plus traditionnelle à 4 vitesses qui finalement était plus résistante, ceci pour permettre de supporter l'énorme augmentation du couple et retrouver ainsi sa légendaire fiabilité. La Porsche 917 fut nommée « Voiture de compétition du siècle » et reste pour beaucoup la voiture ultime de course du début des années 1970. Lorsque les 917 couraient sur des circuits communs aux Sport-Prototypes et à la Formule 1, elles réalisaient des temps qui leur auraient permis de se qualifier dans le top 10 d'une grille de F1 de l'époque.
Elle est mise à l'honneur dans le film Le Mans avec Steve McQueen, où elle est porte les célèbres couleurs du pétrolier américain Gulf ....


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Le coup d'envoi du projet 917 est lancé par Porsche en juin 1968, après que la Fédération Internationale du Sport Automobile (FIA) ait annoncé la création d'une catégorie de « voitures de sport homologuées » avec une cylindrée de cinq litres maximum et un poids minimum de 800 kg. Sous la houlette de Ferdinand Piëch, les 25 exemplaires requis du nouveau modèle de voiture de course sont prêts en avril 1969 de sorte que la 917 peut débuter sa carrière sportive la même année. Après un échec au cours de ses trois premières participations en course en raison de petits problèmes techniques, la « success story » de la 917 démarre en août 1969 par une victoire de Jo Siffert et de Kurt Ahrens lors des 1.000 kilomètres d'Autriche.
La motorisation de la 917 est tout simplement incroyable, comme le sont aussi ses variantes de carrosserie : derrière le siège du conducteur s'étend un moteur à douze cylindres à plat, refroidi par air et dont le vilebrequin en faisait un « moteur en V à 180 degrés ». Avec une cylindrée initiale de 4,5 l, le moteur développe une puissance de 520 CV. Le châssis tubulaire est en aluminium et la carrosserie en matériau synthétique renforcé de fibres de verre. Afin d'adapter au mieux la voiture de course aux différents circuits, les ingénieurs de Porsche développent plusieurs variantes de carrosserie. Le modèle « K » (Kurzheck : à « queue courte »), le modèle « LH » (Langheck : à « queue longue »), les coupés Spyder 917 CanAm ou Interserie ....


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À la fin de la saison 1970, Porsche s'impose au championnat mondial des marques avec neuf victoires sur dix courses grâce aux modèles 917 et 908/03. Le triomphe commence à Daytona et se poursuit à Brands Hatch, à Monza, à Spa, sur le Nürburgring, à Targa Florio, au Mans, à Watkins Glen et sur l'Österreichring. En fait tous les terrains lui sont favorables et le point phare de la saison est toutefois la victoire attendue depuis longtemps par Porsche aux 24 heures du Mans dont la première place au classement général est remportée le 14 juin 1970 par Hans Herrmann et Richard Attwood. Leur 917 à « queue courte », peinte aux couleurs rouge et blanc de Porsche Salzbourg et portant le numéro 23, sort gagnante non seulement des autres concurrentes, mais aussi des fortes averses qui se sont abattues sur le circuit.
Comme l'année précédente, la saison 1971 est dominée par le modèle 917 de sorte que Porsche remporte à nouveau le championnat mondial des marques, avec huit victoires sur dix. C'est aussi une Porsche 917 qui se distingue aux 24 heures du Mans, cette fois avec Gijs van Lennep et Helmut Marko avec un châssis tubulaire en magnésium. Un autre record est engrangé en 1971 par le coupé 917 à queue longue : dans la ligne droite des Hunaudières, la voiture de course portant le numéro 21 atteint une vitesse maximale de 387 km/h. Une autre participante au Mans connaît également la gloire : la Porsche 917/20 est un mélange des modèles à queue courte et à queue longue qui se démarque par sa largeur. Bien que la voiture de course peinte en rose et portant le sobriquet de « Cochon rose » (Pink Pig) doive abandonner à mi-parcours, sa robe originale en a fait une des Porsche les plus connues de tous les temps ....


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En fin de saison 1971, le règlement FIA européen exclut les voitures de sport de cinq litres de cylindrée et Porsche décide de s'engager dans le Canadian American Challenge Cup (CanAm). En juin 1972, l'équipe privée Penske innove dans le sport automobile avec la Porsche Spyder 917/10 suralimentée. Avec une puissance allant jusqu'à 1.000 CV, la Porsche Spyder domine la série et remporte des victoires pour la marque à Road Atlanta, Mid Ohio, Elkhart Lake, Laguna Seca et Riverside dans le championnat CanAm. L'année suivante, la Spyder 917/30 de 1.200 CV fait une entrée remarquée en compétition. La supériorité du bolide piloté par Mark Donohue est tellement évidente que le règlement de la série CanAm sera modifié afin d'exclure une nouvelle participation au cours de la saison 1974. Typiquement d'origine Porsche, les technologies développées pour ces courses afin d'augmenter la puissance ont été transférées avec succès aux voitures de sport de série. C'est ainsi que, dès 1974, le turbocompresseur a commencé sa carrière sur la 911 Turbo et incarne, depuis ce temps, le potentiel de puissance des voitures de sport Porsche ....


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La 917 reste légendaire à ce jour. Ainsi, ce ne sont pas moins de 50 experts internationaux du sport automobile qui l'ont élue « Plus grande voiture de course de l'histoire » dans la fameuse revue britannique « Motor Sport ». Au total, Porsche a produit 65 exemplaires de la 917 : 44 coupés à queue courte et queue longue, deux Spyder PA ainsi que 19 voitures de sport telles que les Spyder CanAm et Interserie avec des moteurs suralimentés affichant des puissances allant jusqu'à 1.400 CV. Sept des plus importantes 917, parmi lesquelles la voiture qui a triomphé au Mans en 1970 et 1971 ou la Spyder 917/30, sont de nos jours fièrement exposées dans le nouveau musée Porsche à Stuttgart-Zuffenhausen .....





Essai Porsche 917 Motors Collector ...





La Porsche 917 en piste ...





Présentation historique de la Porsche 917 ...





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