@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Rambler

Fil des billets

lundi 20 février 2012

Sears Allstate - 1953



SEARS ALLSTATE ….







Sears, Roebuck and Company est un groupe de distribution américain fondé par Richard Warren Sears et Alvah Roebuck vers la fin du XIXe siècle . L'entreprise distribue ses produits au Canada sous le nom Sears Canada et au Mexique sous le nom Sears Mexico . Depuis ses débuts, l'entreprise a grandi et est devenue le plus gros commerce de détail aux États-Unis vers le milieu du XXe siècle . La compétition et les changements démographiques de ses clients ont constitué un défi de taille pour l'entreprise après la Seconde Guerre mondiale si bien qu’en 1949 le vice-président de la chaine de magasins eu l'idée de commercialiser une voiture sous la marque « Sears Allstate » dans ses boutiques . Mais acheter une voiture en grand magasin ne rentrait pas dans les mœurs du public et la démarche été vraiment novatrice et très osée ….



La chaîne de magasins Sears avait déjà essayé de vendre des voitures sous le nom de "Sears Motor Buggy" entre 1908 et 1912 avec un certain succès . Ces voitures sans chevaux avec de grandes roues étaient un type de véhicule de tourisme assez populaire dans les zones rurales au début du XXe siècle, comme la garde au sol était élevée, elles étaient bien adapté à boue, aux routes de campagne et aux ornières . De plus à l’époque les gens des régions rurales étaient habitués à passer commande dans le catalogue Sears et Sears Motor pour être livré par la poste . Comme pratiquement toutes les marchandises Sears, ces voitures étaient fabriquées par d'autres sociétés et revendue par Sears . Mais de la à commercialiser en 1952 la Sear Allstate, une version à peine personnalisée par Alex Tremulis de la Henry J pour la vente dans les magasins "Sears, Roebruck & Company" implantés principalement dans le sud et sud-ouest des Etats Unis, il y avait un énorme pari en jeu . Pourtant, le PDG de l’époque pensait qu’il pourrait profiter du large réseau de distribution que pouvait offrir la chaine de magasins Sears et son immense catalogue qui touchait les fin-fond de l’Amérique ….



Theodore V.Houser, PDG des magasins Sears siégeait aussi au conseil d'administration du jeune groupe automobile Kaiser-Frazer et donc il va confier à Kaiser la conception de sa nouvelle voiture l’étonnante Sears Allstate qui était une des marques déposées par Sears . Un accord fut donc rapidement conclu entre Houser et Henry J.Kaiser, président du groupe automobile . La première idée fut d'apposer des écussons Allstate sur les gros modèles Kaiser de 1949, mais le président de Sears n'y crut pas vraiment, et préféra attendre le modèle compact qui était en préparation chez Kaiser, la future Henry J . Celle-ci fut lancée en 1951, et correspondait exactement à ce que recherchait Houser, une voiture simple, économique, bon marché et facile à entretenir . Tant bien que mal, Kaiser réussit à convaincre ses concessionnaires d'accepter la concurrence d'une chaine de magasins . Finalement, La Sears Allstate sera construite par Kaiser-Frazer (Kaiser-Willys), dans le Michigan, et elle été basée sur le style compact de la Kaiser Henry J, une berline bicorps à deux portes en deux modèles, la série 4 et la série 6 ....



L’insolite Sears Allstate différait de la Henry J non seulement par des détails de carrosserie (tels que la calandre) mais surtout par un intérieur nettement amélioré, tranchant sur le côté spartiate du modèle d'origine . Quelques détails visuels différenciaient aussi les voitures des deux marques comme par exemple la modification du niveau d’assiette . Évidement, puisque la voiture est propre à Sears on lui donne le « traitement Sears », grille avant et enjoliveurs y sont changé . Mais le détaillant va un peu plus loin, il y installe des composants déjà offerts par le catalogue Sears, tels que pneus et batterie Allstate, ainsi qu’une foule d’option que la Henry J n’offre pas d’origine, tels que des serrures de meilleur qualités, des « seat cover », accoudoir, pare-soleil etc… et au grand dam des concessionnaire de Kaiser-Frazer, Sears est capable de vendre son Allstate bien équipée au même prix qu’une Henry J de base . En 1952, deux modèles sont disponibles, la Allstate A 230 proposée en 3 finitions Basic, Standard et DeLuxe et, la Allstate A 240 proposée en deux finitions Basic et DeLuxe . En 1953, la A 230 n'est plus proposée qu'en finitions Standard et DeLuxe et la A 240 uniquement en DeLuxe . Puis c'est la fin de collaboration avec Kaiser et la disparition de la marque Allstate ....



Pour ce qui est de la mécanique, l’insolite Sears Allstate sera équipée suivant la version du moteur 4 cylindres Hurricane Four d’une cylindrée de 134 ci de la Jeep qui délivre une puissance de 68 chevaux, ou du 6 cylindres de 161 ci de cylindrée qui développe 80 chevaux . Pour plusieurs raisons, la forte compétition que se livraient Nash et ses petites Rambler avec Metropolitan qui proposaient des modèles nettement plus « high-tech » et de qualité supérieure vont limiter les ventes de la Allstate . Un autre facteur va jouer à son désavantage, les options dont elle ne disposait pas comme par exemple un système de chauffage que proposait la concurrence pour seulement quelques dollars de plus comme Ford, Plymouth ou Chevrolet en modèle économique . Malheureusement, les résultats commerciaux furent très décevants, et pas seulement parce que l'Allstate était plus chère mais aussi parce que les américains n’avaient pas vraiment envie de procéder a un achat aussi important qu’une automobile entre une rangé de brassières pour bébé et de la nourriture pour animaux . Les ventes ne dépassèrent pas 2 000 unités en 1952, et moins de 1000 en 1953 et donc Theodore V.Houser jeta l'éponge à la fin de l'année 1953 . Aujourd’hui, une Henry J est assez rare, mais un modèle Vintage Classic comme la Allstate est devenu très, très rare et donc très cher en bon état ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 cylindre
  • Cylindrée : 161 cubic inch
  • Puissance : 80 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 125 km/h






La Sears Allstate », c'est ça ...





JPBlogAuto

lundi 6 février 2012

AMC SC/Rambler - 1969



AMC RAMBLER SC ….







« Américan Motors Corporation » est une firme de construction automobile américaine qui voit le jour en 1954 suite à la fusion de la "Nash-Kelvinator" avec la "Hudson Motor Car" . Ces deux compagnies en s’alliant regroupaient en fait les marques Nash, Rambler, Hudson, Mitchell, et Lafayette auxquelles elles ajouteront dans les années 70 deux autres marques AMX et Jeep . Une grande partie du succès de « AMC » provient du fait qu’elle soit quasiment la seule marque américaine à s’être attaqué au créneau de la petite voiture compacte économique avec la Rambler ou la Gremlin, un genre de petite Volkswagen américaine en quelque sorte . Le côté sportif ne sera pas négligé avec des modèles dédiés comme la Javelin ou l’AMX ….



En 1966, American Motors abandonne le nom Rambler utilisé comme marque mais pas comme série . À ce moment, on retrouve donc, au bas de l’échelle, les modèles Rambler suivie de la Marlin et enfin de l’Ambassador . La série qui nous intéresse aujourd’hui, la Rambler, se divise en deux sous-séries, l’American (220 et 440) et la Classic (550, 770 et Rebel) . L’American se situe donc au bas de l’échelle, ce qui ne l’empêchait de se décliner en versions berline, coupé, familiale et cabriolet . Sous sa carrosserie, la Rambler American cache un châssis monocoque, une solution pratiquement inédite au milieu des années 60 . AMC fut d’ailleurs l’un de premiers manufacturier américain à utiliser ce type de châssis . La Rambler est dans tous les cas adoptée par un public conquis, sa ligne est simple avec ses chromes disséminés avec parcimonie, les phares ronds et la calandre font de l’avant l’attrait majeur du bolide . En 1960, les Ramblers vont même déloger de la troisième place les Plymouths, chose incroyable aux vues des budgets alloués aux promotions des grosses marques américaines qui se chiffrent en millions . Le logo Ambassador qui figure d’ailleurs sur la calandre de la Rambler a été choisi avec prémonition, il reflète justement la grandeur de la marque, car le milliard de dollars de ventes est dépassé ….



Au milieu des années 60, Le Président, Roy Abernethy, réalisa que la Ambassador n’avait obtenu qu’un succès mitigé en tant que Rambler endimanchée . Il subodorait qu’elle devait devenir plus imposante et occuper une gamme supérieure du marché, si elle voulait survivre . Dick Teague, responsable du studio de dessin de la compagnie, se vit confier la mission d’allonger l’empattement à 116 pouces et de lui donner un dessin différent de celui de la Classic . Par la même occasion, il fut aussi chargé d’étudier un modèle sportif qui devait concurrencer les modèles similaires que commençaient à proposer les autres marques sur le marché . L’arrivée d’une nouvelle compacte sportive, avec un vieux nom, soit la Rambler Rebel, avec ses sièges baquets, son prix de base contenu, son look extravagant et très coloré et son moteur V-8 plus puissant, ont permis de relever le niveau des ventes . A partir de 1969, la firme va même s’adjoindre les services de Hurst Performance pour mettre au point une tueuse de muscle cars baptisée Rambler SC homologuée en compétition dans la classe F de la National Hot Rod Association (NHRA) ....



L’étonnante Rambler SC est rapidement devenue l'une des voitures les plus puissantes de son temps et surtout proposée à un tarif défiant toute concurrence . Chaque Rambler SC Hurst outre le fait d’être équipée d’un moteur puissant, été aussi dotée d’une transmission manuelle à quatre vitesses (avec levier de vitesses Hurst), un différentiel à glissement limité, d’un d'échappement double avec le "glasspacks", de puissants freins à disques et d’une barre stabilisatrice, ainsi que d’un pont renforcé et d’éléments de carrosserie spécifiques . Les passages de roues étaient agrandis à l’avant comme à l’arrière pour permettre une monte en pneumatique plus généreuse . Disponible uniquement en deux portes avec hard-top, l'intérieur était en gris standard de vinyle rembourré avec des sièges baquets à dossier inclinable et appuie-tête . Un tachymètre était attaché à la colonne de direction . A l'extérieur, on trouvait la plus sauvage des décoration de peinture usine jamais proposée sur un muscle car . La carrosserie comportait aussi une écope de capot en forme de boîte avec des lettrages "390 CU. IN" et "AIR" en grosses lettres sur les deux faces de celui-ci . Si quelqu'un manquée de les voir, une flèche bleue sur le capot pointait vers l'admission d'air . Pour finir, la Rambler SC était disponible en seulement une couleur blanche et deux types de décorations, le rouge et le bleu ....



Pour ce qui est de la mécanique, l’insolite Rambler SC était équipée d’un gros bloc V8 à 16 soupapes d’une cylindrée de 6392 cm³ avec une distribution OHV qui développait une puissance de 315 chevaux et un couple de 576 Nm . Présentée officiellement pour la première fois en Mars 1969, au 61° Salon auto de Chicago, la très Vintage Classic SC se vendra à environ 1510 exemplaires seulement ce qui en fait un modèle vraiment rare . De nos jours, cette surprenante Rambler SC est donc un modèle exclusif et très prisé des collectionneurs de voitures sportives anciennes qui sont toujours à l’affut d’un modèle de ce genre assez inédit et vraiment très tape à l’œil ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 6.3 Litres
  • Puissance : 315 chevaux
  • Couple : 576 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h






La « Rambler SC », c'est ça ...



La « Rambler SC », c'est ça ...





JPBlogAuto

samedi 30 janvier 2010

Nash Healey Spider - 1953



NASH HEALEY SPIDER ….







Nash Motors était un constructeur automobile américain de Kenosha dans le Wisconsin fondé en 1914 . Son histoire est assez mouvementé car en 1938 sa fusion avec la firme Kelvinator donnera la Nash-Kelvinator Corporation. En 1954, une nouvelle fusion avec Hudson Motor Car Company pour former le groupe American Motors Corporation (AMC), le quatrième plus grand constructeur automobile des États-Unis . Après cette dernière fusion, la marque Nash continura jusqu'en 1957 mais par la suite les automobiles AMC furent plutôt connues sous la marque Rambler, l'un des produits les plus prisés de Nash . Peu après guerre, George Mason PDG de Nash, se rend à Londres par le "Queen Elisabeth" et voyage en compagnie de Donald Healey constructeur de sportives anglaises . Cela tombait bien car Nash recherchait un moyen d'améliorer son image de marque au niveau de la jeunesse tout en utilisant sa mécanique . La durée du voyage aura été suffisante pour conclure un accord de collaboration et de confier la robe de cette nouvelle voiture au designer italien PininFarina ….



La Nash Healey Spider présentée en 1951 au Salon de l'Automobile de Paris, a été conçue en Italie par le designer PininFarina pour le marché américain . C’est le fruit de la collaboration entre Nash et Healey-GB pour construire en Grande Bretagne une voiture sportive . Il faut dire que le marché est porteur car le style italien aux Etats-Unis à cette époque conquiert également les stars de cinéma, avec Billy Wilder, Audrey Hepburn, William Holden, Humphrey Bogart entre autre fameux clients . Le châssis de la voiture a été dessiné par Donald Healey . Il est équipé d’une suspension avant unique et brevetée, constituée de deux biellettes et d’un cylindre placé dans un bain de graisse, l’ensemble est dépourvu d’amortisseurs . Autre particularité originale, le train arrière comporte une barre Panhard avec un silent block de centrage de la transmission, ce qui permet à la voiture de mieux glisser en virage . Les roues sont des 16 pouces qui se marient bien avec la superbe carrosserie dessinée par le maestro italien entièrement en aluminium . Elle sera construite jusqu’en 1954 et obtiendra même de bons résultats sportifs dans des grandes épreuves de l’époque comme les Mille Milles ou les 24 Heures du Mans ….



La Nash Healey Spider est équipée d’un moteur de la Nash Ambassador, le six cylindres en ligne de 4,2 litres de cylindrée gavé par deux carburateurs Carter qui développe environ 150 chevaux à 4600 tr/mn . Avec un centre de gravité assez bas et un faible poids, la tenue de route est assez bonne . La transmission est confiée à une boîte manuelle à trois rapports avec une troisième légèrement surmultipliée qui permet à la voiture de dépasser la barre des 200 km/h (beau résultat à l’époque). Le freinage quant à lui est sans doute le point faible de la voiture, surtout si l’on compare à ce qui se fait de nos jours, il est pourtant confié à quatre tambours surdimensionnés . En 1952, la voiture va réaliser un véritable exploit compte tenu de sa mécanique somme toute assez modeste et de la petite structure que représentait la Nash Healey Motor Company. Le contexte des 24 Heures 1952 est pourtant celui d’une forte concurrence avec Mercedes, Ferrari, Cunningham, Aston Martin et Talbot . Pilotée par Johnson et Wisdom, elle s’adjuge la troisième place derrière les deux Mercedes 300 SL . Après avoir parcouru 3534 kilomètres, elle devance la Cunningham C-4R de Briggs Cunningham et la Ferrari 340 America de l’équipage Simon-Vincent, incroyable mais historique ....



La Nash Healey Spider propose un habitacle conforme au standard des petits roadster britanniques de l’époque, boiseries, cuir et moquette, grand volant à trois branches et compteurs ronds au tableau de bord . C’est après guerre une véritable GT convoitée qui ne sera construite qu’à environ 500 exemplaires pour les quatre années de production . Si la fantaisie de vous offrir cette GT vintage vous effleure l’esprit, je vous souhaite du courage . D’après les spécialistes, il n’en subsisterait qu’une vingtaine disséminées dans les plus grandes collections aux quatre coin de la planète . Et si d’aventure vous en trouviez une, pour peu qu’elle est un palmarès en course, il vous faudra débourser une petite fortune pour en devenir le nouveau propriétaire ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 4.2 Litres
  • Puissance : 150 chevaux
  • Boîte : manuelle à 3 rapports
  • Vitesse : 200 km/h
  • Roues : 16 pouces






La Nash Healey Spider, c'est ça ...





JPBlogAuto

- page 1 de 2