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Tag - Rolls Royce

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mercredi 12 avril 2017

Maybach Vision - 2016







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« Maybach » est un constructeur automobile allemand spécialisé dans les voitures de luxe, fondé en 1897 par Wilhelm Maybach à Friedrichshafen tout près du lac de Constance dans le sud de l'Allemagne. L’histoire de la marque commence en 1921, lorsque la toute jeune compagnie construit enfin sa toute première voiture, la Maybach W3 présentée au Salon automobile de Berlin. La marque ne se relèvera pas de la Seconde Guerre mondiale et tombera dans les marques oubliées du groupe Daimler. Recréée en 2002, elle devient la marque de très haut de gamme du groupe Mercedes-Benz pour tenter de concurrencer si possible Rolls-Royce et Bentley ....





Dernièrement au Concours d’Élégance de Pebble Beach dn 2016 en Californie, la marque à présenté en avant première son tout nouveau coupé deux portes, la magnifique Maybach Vision 6. C'est un très élégant coupé deux places, un véritable joyau très luxueux à couper le souffle. Cet engin peu commun par son esthétique et sa technique au look plutôt futuriste et au design hors normes a attiré le regard des plus curieux mais aussi immanquablement l'attention de tous les passionnés de belles voitures. Ce qui a marqué les esprits, c'est évidemment cet immense capot qui tombe sur une grande calandre, mais aussi la faible hauteur de la voiture ....





La Maybach Vision 6 est ainsi baptisée à cause de ses presque 6 m de long, en réalité 5,70 m, qui en font un véhicule gigantesque, aux proportions peu communes, et c'est particulièrement criant quand on l'a en face de soi. Outre la longueur, sa largeur est de 2,10 m, et son toit culmine à peine à 1,32 m. Campée sur des très élégantes jantes de 24 pouces, la belle propose des lignes vraiment très rétros à la mode des années 30, et une calandre immense qui semble être une réinterprétation moderne de celle des Maybach d'antan. Avec cette GT Supercar, la firme démontre sa créativité autant que son savoir-faire qui honore et fait briller son blason ....





En fait concernant cette étonnante et insolite Maybach Vision 6, le chef du département design de Daimler AG, Gorden Wagener, ne cache pas que cette voiture rend hommage aux «aéro coupés» des années trente, mais il ajoute qu'elle ne verse pas, pour autant, dans le style Néo-Rétro. Quand il décrit sa lunette arrière divisée en deux par une arête en tôle, il y voit une référence aux yachts de luxe. Mais on pense aussi à la Bugatti Atlantic de 1934, ou à la moins connue Maybach Zeppelin DS8 Stromlinie de 1932. Quoi qu'il en soit, toute la magie et le look du design du coupé Vision 6 réside dans des proportions à nulles autres pareilles ....





La Maybach Vision 6 se pose comme « un coupé GT "glamour" représentant "le summum du luxe contemporain" » selon le constructeur allemand. Très long capot, poupe distinctive, ligne de toit basse, calandre agressive, arrière plongeant, portes papillon comme un hommage à la 300 SL, lunette arrière spécifique de type split-window, livrée de carrosserie rouge Maybach, diffuseur alu, sorties d’air derrière les passages de roues, caméras numériques à la place des rétros, capteurs surveillant quelques fonctions vitales, tout laisse effectivement penser que c'est le parfait mariage de la haute technologie, du style glamour, du luxe et de l’élégance ....





Le coupé GT Maybach Vision 6 est clairement une voiture d'exception avec son intérieur en cuir, ses matériaux nobles, ses boiseries, ses inserts d'aluminium et son set bagagerie de deux valises exclusives. Elle n'est pourtant qu'une 2+2 dont les places arrières manquent cruellement de garde au toit. Le rapport encombrement / habitabilité est nul, mais on s'en moque car il y a l'autobus pour ceux qui se soucient de ses questions. Mais on préfère remarquer le coffre à champagne de 2 bouteilles à l'arrière. Il est évidemment réfrigéré. Il y aussi un coffre avant avec des bagages faits sur mesure, pour confirmer qu'on est bien dans un univers de super-luxe, avant d'entrer dans la science-fiction quand on s'installe à bord ....





L'emménagement intérieur de cette étonnante Maybach Vision 6 fait lui aussi appel au Hi-Tech le plus avancé. En fait, Maybach est bien dans son temps, car cette GT peut se conduire toute seule de façon autonome. Son pare-brise de type écran peut afficher une réalité augmentée, en surimposant à la vision réelle des informations supplémentaires. Son cœur informatique peut détecter qui sont ses occupants et afficher leurs fonctions vitales ou adapter la climatisation en fonction de la température extérieure et des vêtements portés, ou bien harmoniser la couleur de l’habitacle en fonction de ces mêmes vêtements. Les différentes fonctions de ce vaisseau roulant peuvent aussi être contrôlées gestuellement. Le tunnel central matérialise par des lumières colorées les flux d'énergie de la motorisation ....





Pour ce qui est de la mécanique, le coupé GT Maybach Vision 6 avec son capot interminable ne cache pas un V10 ou un V12 car cette Supercar tourne à l’énergie "nucléaire". En effet, ce coupé 2+2 à transmission intégrale, est électrique. Ses 4 moteurs électriques synchrones compacts à aimant permanent, un par roue, en font un 4x4 qui développe la bagatelle de 550 kW, soit 750 chevaux. Du coup, les performances sont décoiffantes, avec moins de 4 secondes pour le 0 à 100 km/h, et 250 km/h limité électroniquement en vitesse de pointe. Le pack de batterie de 80 kWh logé dans le plancher permet une autonomie, selon le cycle NEDC, qui dépasserait les 500 kilomètres. Différents types de recharge sont au programme dont une par induction et l'autre par courant continu selon la norme CCS qui offre une capacité de recharge jusqu’à 350 kW et, après cinq petites minutes de recharge, offre 100 km d’autonomie supplémentaire ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Électrique
  • Moteur : 4 moteurs - 1 par roues
  • Batteries : 80 kWh
  • Puissance : 550 kW, soit 750 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h
  • Performance : 4 secondes pour le 0 à 100 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Mercedes-Maybach




Présentation de la Maybach Vision 6 ...








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mardi 16 février 2016

Cars of Vinyl






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Cars of Vinyl est un fort bel ouvrage à consulter pour le plaisir des yeux, mais qui ne vous apprendra rien de particulier sur l'automobile, le plaisir est ailleurs. En effet c'est un livre plutôt luxueux qui bien que parlant d'automobiles parle aussi d'autre chose et joue avec habileté sur les souvenirs et la nostalgie. En fait son thème est vraiment particulier puisqu'il s'agit d'un ouvrage qui présente des automobiles au travers de pochettes de disques vinyle d'une époque révolue. En fait, galeries des horreurs pour les uns ou grand bêtisier pour les autres, Cars of Vinyl rappelle le temps insouciant où il était toujours permis de rêver de chevaux et de vitesse ....


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Cars of Vinyl est une compilation réalisée avec passion et talent par Jacques Petit, un collectionneur frénétique qui ayant accumulé une incroyable collection de plus de 1000 albums produits durant une bonne trentaine d'années utilisant l'automobile en bonne place, au risque quelquefois de voler la vedette à l'artiste, et qui a finalement décidé dans faire un livre. A l'heure où l'on prophétise la mort de la voiture-passion, c'est plutôt rafraîchissant. L'auteur collectionneur n'a pas hésité à retrousser ses manches pour rassembler tous ces disques 33 ou 45 tours comportant le moindre bout de carrosserie d'auto ou faisant figurer une automobile entière sur leur belles pochettes, à titre principal ou bien anecdotique. Il suffit de feuilleter le fabuleux livre que signe Jacques Petit aux Editions Drivers pour s'émerveiller ....





Dès le début des années soixante, l'industrie du disque en plein boom économique, utilisa plus que de raison le symbole valorisant d'une auto, pour promouvoir l'image d'un artiste ou d'un album. Du tacot désuet pour musicien populaire, à la limousine luxueuse servant une idole parvenue, en passant par le bus de l'orchestre de bal régional, tout était bon pour le marketing naissant. A cette époque ou l'automobile symbolisait la modernité et la réussite sociale, les vedettes et surtout bien sur leurs producteurs la faisait tout naturellement figurer sur les pochettes de leurs disques. Les grosses cylindrées pour exprimer la vitesse et le luxe, les vieux tacots pour susciter la sympathie, voire l'hilarité. La magie de ce livre Cars of Vinyl est d'offrir à voir ce qu'il plaît à chacun de découvrir. Le plus beau, c'est qu'il reste toujours quelque chose à apercevoir en arrière-plan, caché dans un petit coin de l'image ....







L'occasion était trop belle et il n'en fallait pas davantage pour que germe chez Jacques Petit l'idée d'une collection thématique. C'est justement ce que nous propose l'auteur dans son ouvrage Cars of Vinyl. Mais attention, ce livre n'est pas qu'un simple catalogue ordinaire destiné aux collectionneurs de disques et également d'automobiles. En fait c'est bien plus, c'est un genre de kaléidoscope très amusant de plusieurs décennies de tendances. Ici le kitsch et le vintage l'emportent toujours sur le désuet et le démodé. En plus, cerise sur le gâteau, une petite dose de second degré bienvenue efface totalement toute ringardise au profit d'une délicieuse émotion nostalgique pleine de charme qui devrait plaire au plus grand nombre ....





Pour écrire Cars of Vinyl, l'auteur écume pendant de longues années les bourses aux jouets, les salons d'automobiles anciennes, ou les convention de disques avec en Leitmotiv toujours de la musique et des autos. Il n'y avait pas meilleur guide pour élaborer ce livre un peu fou, Jacques Petit est un collectionneur et un vrai. Ainsi il est parvenu à nous dégoter des pochettes insolites comme celle d'une Rolls-Royce Silver Wraith emmenée dans la célèbre Vallée de la Mort par un Eric Clapton encore méconnu mais décidément iconoclaste. Et que dire de cette Silver Cloud attelée à une petite caravane telle une vulgaire Peugeot 504. Si vous voulez rire, rendez-vous à la page 80 où dix chanteurs panaméens s'entassent dans une malheureuse Citroën Méhari. Sur une autre page découvrez le flegme de la Citroën DS break qui ne bronche pas sous le poids de six jeunes Malgaches avec tous leurs instruments ....







En fait, Cars of Vinyl et aussi un genre de compilation de perles à gogo. Ainsi par exemple, au détour de la page 45, on tombe sur une Austin A90 Atlantic surchargée de cinq jeunes rockers à la mèche gominée, inconscients de la rareté de cette placide auto qui fit un flop retentissant. Sans doute auraient-ils été bien inspirés de se méfier de ce sombre présage car, vingt-quatre ans après la sortie de leur disque, personne ne se souvient plus d'eux. Encore plus savoureux, cet illustre inconnu aujourd'hui, Gerard Cox, qui, comble de l'ironie, roule en gros Hummer et non en Coccinelle. Et que penser de ce petit moustachu à cravate blanche et chemise noire qui pose devant une Fiat Regata flambant neuve sous un titre évocateur : "Ma Vie sans Toi". Autant de perles que l'on découvre au fil des pages, parfois seulement lors de la seconde lecture, une mine de fous rires et aussi d'anecdotes à se raconter ....







Cars of Vinyl est à la fois une galerie des horreurs et un catalogue de rêve. On souffre par moment lorsque on aime vraiment l'automobile à la vue de ces autos malmenées pour les besoins du photographe. Certaines photos laissent des blessures dans la tôle comme dans l'âme, à l'image de cette belle Roadmaster privée d'une partie de sa calandre. Elles devraient malgré tout s'estimer heureuses car elles ont échappé à l’infamie d'une peinture à damier de type Lustucru ou au décor typique psychédélique des années 60. Mais vous pourriez aussi hurler au sacrilège, en découvrant ces opulentes poitrines totalement dénudées jaillir de la malle arrière d'une superbe Citroën DS Cabriolet. Bref, on a jamais vu une telle collection de jeunes imbéciles très chevelus vautrés sur les capots, les ailes ou le toit, le cœur gonflé de folles espérances discographiques, devant l'objectif des photographes ....







Par contre, pour ce qui est de la présentation et de la mise en page de Cars of Vinyl, pas de fantaisie, c'est du sérieux, tout est clair car les autos et les pochettes sont classées en fonction de la nationalité des voitures représentées. L'avant-propos complet situe bien ce type de collection et le contexte dans lequel ont été créées ces pochettes, et il présente l'auteur en expliquant ses choix réalisés dans son ouvrage. Les amateurs de kitch seront comblés par la quantité et la qualité des reproductions mais aussi par la maquette qui est fort plaisante. Ni l'auteur ni même l'éditeur n'ont recherché la facilité puisqu'ils se sont efforcés d'identifier chaque modèle, de citer le nom de chaque artiste ainsi que l'année et le pays d'édition. Sans oublier d'attribuer une note à la rareté de la pochette. Avec ce superbe livre "Cars of Vinyl", les Editions Drivers prouvent une fois de plus, qu'elles n'ont pas peur de s'écarter des sentiers battus trop fréquemment empruntés par les autres éditeurs ....







Vous allez adorer y retrouver c'est sur des artistes que vous avez tous aimé comme Claude François, Franck Alamo, Yves Montand, Elvis Presley, Richard Anthony, Gilbert Becaud, Georges Jouvin, Yvette Horner, Les compagnons de la Chanson, Joe Dassin, Deep Purple, André Verchuren, Blondie, Natalie Cole, Eagles, Stone, Martin Circus, Véronique Sanson, Francis Cabrel, Claude Nougaro, Neil Young, Les Beatles, John Mayall, Bruce Springsteen, Louis Armstrong, Sidney Bechet, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Blues Brothers, Bob Dylan, et bien d'autres encore ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Challenges © - Cars of Vinyl




Disque vinyl Hervé Vilard et les Girardel's ...





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mercredi 10 février 2016

Henri Chapron - Maître carrossier







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Henri Chapron est né à Nouan-le-Fuzelier en Sologne le 30 décembre 1886 et décédé à Paris le 14 mai 1978, c'était un Maître Carrossier automobile français célèbre et reconnu. Son petit atelier de carrosserie, créé en 1919 se trouvait d'abord à Neuilly-sur-Seine puis après agrandissement à Levallois-Perret, dans les environs de Paris. Passionné d'automobiles Henri Chapron était un artiste, un perfectionniste ayant l'amour des choses bien faites qui ne vivait que pour parfaire son œuvre ....





Henri Chapron était bien plus qu'un simple styliste c'était aussi un redoutable chef d'entreprise. Épaulé par des designers comme Philippe Charbonneaux ou Carlo Delaisse, l'entreprise qui porte son nom est parvenue pendant plus de soixante ans à maintenir sur le devant de la scène le bon goût français en matière automobile. Henri Chapron n'hésitait pas à apporter sur certaines réalisations de ses stylistes sa touche personnelle, la "touche Chapron". L'histoire de cet autodidacte commence en 1899 lorsqu'il quitte l'école primaire avec pour seul bagage son certificat d'étude et qu'il rentre comme apprenti chez un sellier car il a la passion de l'automobile ....





En 1900, alors âgé de 14 ans à peine, Henri Chapron entreprend courageusement son tour de France de compagnon ouvrier sellier qui durera plusieurs années, en passant notamment chez plusieurs carrossiers automobiles. Mais dès 1914, ce tour de France sera interrompu par la guerre. A la fin de la guerre, il épouse Berthe Joséphine Amélie Goberville qui devient sa femme et l'assiste dans la gestion de son petit atelier de carrosserie qu'il vient juste d'ouvrir à Neuilly-sur-Seine. Il débute son activité par la remise en état de voitures qui étaient utilisées pendant la guerre, en particulier des dizaines de Ford T arrivées directement des États Unis. Il les transforme astucieusement en torpédos quatre places ou en coupés chauffeur, plus raffinés que les modèle de série. Ceux ci rencontrent rapidement un grand succès et ses toutes premières publicités vantent ses "Ford francisées", plus élégantes, plus confortables et mieux finies que toutes celles qui sortent des usines de Détroit ....





Mais l'après-guerre n'était pas une période faste pour l'automobile et en Europe, la production automobile s'accroît assez lentement. Si quelques grands constructeurs commencent à produire eux-mêmes leurs carrosseries, quasiment tous les fabricants de châssis indépendants font toujours appel comme aux débuts de l'automobile à des artisans carrossiers. Parmi ceux-ci, Henri Chapron commence à se faire un nom par la qualité de son travail et ses idées nouvelles, et il voit défiler dans ses ateliers une multitude de châssis de différentes marques comme Hotchkiss, Ballot, Delage, Delahaye, Chenard et Walker, ou Panhard et Levassor. A cette époque, Henri Chapron a un avantage, il n'est pas entravé comme beaucoup de ses concurrents par la pesanteur technique alors en vigueur même si cela n'en fait pas pour autant un apôtre de la modernité car il préfère s'en tenir à un classicisme de bon goût ....





Les affaires de Henri Chapron prenant de l'ampleur, dans un contexte de croissance continue et de forte demande de la clientèle, il décide finalement de s'agrandir et il s'installe en 1923 à Levallois-Perret, dans un très vaste hall bâti par Gustave Eiffel au siècle précédent. Dès 1927, les affaires sont florissantes et l'entreprise compte désormais environ 350 personnes (des selliers, des peintres, des ébénistes, des mécaniciens, des tôliers) qui livrent en moyenne trois voitures par jour. Maintenant Henri Chapron ne dessine plus les carrosseries lui même, mais il emploie des bons stylistes, tout en supervisant de très prêt leurs travaux généralement basés sur ses propres idées. Chapron a su se cantonner a du travail de bon goût sans, comme beaucoup de ses concurrents, plonger dans les excès des décorations outrancières et du luxe tapageur. L'entreprise poursuit donc sans cesse son développement, et elle expose très régulièrement toutes ses très nombreuses créations dans les salons automobiles à Paris ou même à Londres par l'intermédiaire de son importateur ....





Au début des années 30, suite à la crise économique de 1929, Henri Chapron est parvenu à son modeste niveau à nouer des alliances plutôt solides et durables, en particulier avec Delage ou Delahaye en comparaison à ses confrères qui subissent la disparition des marques les plus prestigieuses. Ainsi, la sortie de la Delage D8 en 1929 lui fourni une base idéale pour qu'il puisse réaliser un très grand nombre de carrosseries sur ce châssis, qu'il s'agisse de cabriolets, de conduites intérieures, de coaches, car la nature sérieuse des fabrications de Louis Delage s'accommode à merveille du style sage, distingué, et sobre de Chapron. Il noue à cette époque une alliance avec Delahaye qui concerne dans un premier temps la production d'une berline Delahaye 135 sans pilier central, présentée au salon de Paris en 1935. Malheureusement en 1939, la guerre éclate et les ateliers de Levallois-Perret sont eux aussi réquisitionnés par l'occupant comme beaucoup de sites industriels ....


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En 1948, après guerre, les constructeurs d'automobiles de prestige s'engagent dans une mauvaise voie. Les lourds châssis d'avant guerre dotés de vieilles mécaniques désormais d'un autre âge sont habillés par des caisses pseudo modernes qui vont bien vite lasser. Chapron parvient contrairement à beaucoup de ses confrères à conserver un certain équilibre car il sait mieux que les autres échapper à toutes ces compromissions. Chapron qui sait se remettre en question, mais qui voit surtout le nombre de châssis disponibles se raréfier, ose habiller un coupé Simca Sport et il adopte les lignes de "type ponton", qui intègre les ailes dans un seul volume. Mais il a pris le temps d'observer les erreurs de ses concurrents, pour ne pas les reproduire. Ses confrères disparaissent les uns après les autres, Antem, Figoni et Falaschi, Guilloré, Dubos, Faget-Varnet, Pourtout, mais la naissance de la Citroën DS va permettre à Chapron de préparer l'avenir de son entreprise avec cette voiture qui occupera ses ateliers pendant près de quinze ans. En 1956, un des derniers maître carrossier Franay cesse son activité et Chapron récupère sa clientèle. C'est dans ce cadre que le stand Chapron présente au salon de Paris une Rolls Royce et aussi une Bentley. En 1960 Letourneur et Marchand un autre célèbre leader de la fameuse école dy style à la française ferme à son tour ses portes. Henri Chapron est donc le dernier carrossier français de la grande époque à demeurer encore en activité ....





A partir des années 60, Henri Chapron va faire de la Citroën DS un de ses fer de lance et il va décliner cette voiture en de multiples versions en coach, en coupé, en break, en cabriolet voir même en limousine. L'assemblage des voitures s'effectue dans les ateliers de Levallois à partir d'une base livrée depuis l'usine Citroën, mais mécaniquement complète, habillée de son capot, des ailes avant et du pare-brise. Les DS arrivent ainsi partiellement carrossées, par grappe de cinq ou six châssis motorisés, les commandes sont acceptées au Salon de Paris, pour des livraisons prévues à partir du printemps de l'année suivante. Ses nombreuses versions les plus réputées et enviées sont la Croisette, la Caddy, la Concorde, la Dandy, la Palm Beach, la Leman, la Majesty, la Prestige, la Paris, ou la Lorraine. Mais ses bonnes relations privilégiées avec la firme du Quai de Javel vont lui permettre aussi de proposer des versions de la SM et plus tard de la CX avec des modèles comme la belle Opéra, la Mylord, ou la Landaulet. Fort de ce succès, Chapron réalisera aussi quelques voitures très spéciales pour la présidence de la république Française ....





Grâce aux nombreuses Citroën qui auront assuré un certain niveau d'activité, la carrosserie Chapron gagne encore de l'argent, même si les méthodes de production tendent à vieillir, et si le poids des charges devient difficile à supporter. Toutes ces transformations auront fourni du travail pendant une bonne quinzaine d'année, mais Citroën décide de retirer la DS de son catalogue et la carrosserie est ainsi privée d'une part importante de son activité. En entrepreneur avisé, Henri Chapron va donc diversifier son activité en se concentrant dorénavant sur le blindage, l'habillage et le garnissage intérieur des voitures avec une finition particulièrement luxueuse car le client pouvait piocher dans une très longue liste d'options comme les divers habillages en cuir, les enjoliveurs chromés sur les arches de roues, les baguettes décoratives, les toits transparent en plexiglas, les téléphones, les glacières, les tablettes escamotables, ou les bars emménagés. Finalement en 1975, Peugeot, qui s'apprête à commercialiser sa berline haut de gamme 604 dessinée par Paul Bracq contacte Chapron afin d'élaborer une version luxueuse de sa nouvelle venue. Après la DS et la SM, ce sont désormais les commandes spéciales sur base Peugeot 604 qui permettent à Chapron de conserver un certain niveau d'activité pour l'entreprise ....





Les lignes des voitures Chapron présentent la particularité d'une sobre homogénéité esthétique, et ce quelque soit le châssis utilisé. Le carrossier représente le bon goût français, sans exubérance. La clientèle apprécie cette simplicité mais non dépourvue d'élégance, et des proportions justes. Il n'y a pas de note discordante ni non plus de proposition trop osée, preuve d'un travail à chaque fois mûrement réfléchi, effectué sans empressement. Henri Chapron fut toute sa vie en relation avec de nombreuses personnalités, qu'elles soient de la politique, des affaires ou du spectacle. En homme droit, honnête et rigoureux, il n'a jamais cherché à tirer profit de ces relations. En 1963 Henri Chapron reçoit la médaille de vermeil de la ville de Paris et en 1966 il est honoré du Grand Prix de l'Art et de l'Industrie. Henri Chapron décède à l'âge de 92 ans, il est inhumé au cimetière du Trocadéro. Son entreprise a connu des hauts et des bas, mais elle est toujours demeurée indépendante. Henri Chapron a été le seul carrossier des années 30 à avoir su négocier le difficile virage des années 50 ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Henri Chapron



Renault Frégate Coach Henri Chapron - 1958 ...



Citroën DS 21 Coupé Le Dandy Henri Chapron - 1965 ...



Citroën SM Mylord Henri Chapron - 1975 ...





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