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samedi 4 février 2012

Rover P6 3500 S - 1970



ROVER P6 3500 S ….







L'entreprise a été fondée par James Starley et Josiah Turner en 1877 à Coventry au Royaume-Uni . L’activité commence par la construction de machines à coudre puis de bicyclettes à partir de 1869 . En 1888, Starley construisit une voiture électrique, mais sa production ne fut jamais lancée . Trois ans après le décès de Starley en 1901, elle commença à construire des automobiles sous la marque « Rover » avec le coupé Rover 8 . La production cessa en 1924 pour reprendre en 1947 pour la Land Rover . En 1967 Rover fusionne avec la Leyland Motor Company (British Motor Corporation) pour devenir British Leyland dont les difficultés de qualité de fabrication des années 1970 ruina les qualités intrinsèques des voitures . Au début des années 1980, l'usine de Solihull fut utilisée seulement pour la fabrication des Land Rover tandis que le reste de la gamme était produit dans les usines anciennement Austin et Morris de respectivement Longbridge et Cowley en Angleterre avec des moteurs Honda . Finalement, British Leyland fut renommé Rover Group et en 1994, BMW prit le contrôle de la société et développa la Rover 75, qui sortit en 1998 ….



La Rover P6 est un modèle de type berline produite par la marque Rover de 1963 à 1977 à Solihull en Angleterre qui a été élue Voiture Européenne de l'Année en 1964 . Trois série verront le jour baptisées 2000 puis 2200 et enfin 3500 en référence aux divers moteurs qui l’équiperont . C’est donc en Octobre 1963 que la P6 apparaît pour concurrencer principalement la Triumph 2000 sur le marché britannique . La P6 succède à la P5 qui a donné naissance à un des premiers coupés 4 portes du marché, bien avant que les allemands n’inventent le concept et le succès qui va avec . Pour cette nouvelle voiture, Rover a vu les choses en grand afin de marquer une rupture tant stylistique que technique avec les vieillissantes P4 et P5 . La carrosserie, un peu à la manière d’une Citroën DS, est fixée sur la structure monocoque afin de pouvoir remplacer facilement les panneaux voire de restyliser la voiture à moindre frais, chose qui ne s’est jamais produite, le design n’ayant presque pas évolué au fil des ans . Côté amortissement, la voiture a failli disposer d’une suspension hydropneumatique façon Citroën et pour la motorisation un flat 4 . A défaut, l’insolite Rover P6 a dû se contenter au lancement d’un 4 cylindre de 2.0 litres de cylindrée mais disposait toutefois de 4 freins à disque, chose assez rare à l’époque ….



La suspension de l’étonnante Rover P6 était cependant assez élaborée avec un bras en L qui se chargeait de transmettre les mouvements verticaux aux ressorts placés en position horizontale . Cette architecture, bien excentrique à l’époque, avait pour principal effet de libérer de la place en largeur . Un défaut toutefois lié à cette innovation, c’était la complexité du train arrière qui a eu pour fâcheuse conséquence de réduire le volume du coffre . Non content de snober le système métrique, les ingénieurs anglais ont trouvé un moyen peu conventionnel pour libérer l’espace dans le compartiment à bagages avec la roue de secours qui pouvait trouver sa place sur la malle arrière, l’inconscient collectif associera à jamais ce signe distinctif à cette voiture . L’habitacle intérieur est traité dans le plus pur style anglais dont on est coutumier avec des moquettes épaisses, du cuir de bonne qualité, du bois sur la planche de bord . Un salon roulant confortable et assez luxueux pourvu des meilleurs accessoires et équipements disponibles à l’époque, c’est ce qui caractérise le mieux l’insolite Rover P6 ....



Destinée à remplacer l'antique P4, la nouvelle Rover P6 marque un tournant dans la production anglaise de voitures familiales . Esthétiquement, elle rompt avec les canons de l'époque et techniquement, elle innove dans un bon nombre de domaines comme la suspension ou la motorisation . Elle reprend l'esthétique engagée dans un projet datant de 1960 appelé T4 et qui s'intéressait à la propulsion grâce à un moteur à turbine à gaz qui finalement ne sera pas retenu puisqu’elle sera dotée au début d’un classique 4 cylindre de 2 litres puis d’un 2,2 litres . La voiture est cependant très maniable, bien équilibrée et vraiment agréable à conduire ce qui fait qu’en définitive, la presse et la clientèle accueilleront très favorablement la nouvelle venue . Elle deviendra même tristement célèbre quelques années plus tard car c’est au volant de cette voiture que la Princesse Grace trouva la mort en 1982, suite à un AVC . Au total, 322 000 exemplaires de la Rover P6 furent produits à Solihull entre 1963 et 1976 avant que la SD1 et ses faux-airs de Ferrari Daytona ne lui succède ....



L’étonnante Rover P6 va donc adopter trois motorisations durant sa carrière . Un quatre cylindres de 2000 cc puis de 2200 cc et finalement un gros V8 . La voiture s’est dotée d’un V8 de 3500 cc à arbre à cames central en 1968, un bloc d’origine Buick qui a reçu quelques modifications pour l’occasion . Ce moteur délivre une puissance de 135 chevaux et un couple important qui lui offre des performances satisfaisantes pour une berline familiale imposante comme une vitesse de pointe d’environ 185 km/h et un 0 à 100 parcouru en environ 12 secondes . La transmission était assurée par une boite automatique à trois rapports ou au choix une boite manuelle à quatre rapports . Esthétiquement, durant sa carrière l’insolite P6 n’a que très légèrement évolué par des petits détails comme du vynile sur le pied central entre les portes avant et arrière, ou une calandre avant en plastique noir mat économie oblige . De nos jours la Rover P6 3500 S est devenu un modèle Vintage Classic plutôt recherché par les collectionneurs amateurs d’anglaises ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 3.5 Litres
  • Puissance : 135 chevaux
  • Vitesse : 185 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 12’’0






La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...



La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...





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samedi 3 décembre 2011

Les étonnantes Vintage Classic #3



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lundi 21 novembre 2011

Morgan Plus 8 - 1968



MORGAN PLUS 8 ….







« Morgan Motor Company » est un constructeur automobile britannique spécialisé dans la production de voitures sportives, dont le style évoque encore aujourd'hui pour beaucoup de passionnés les années 1940 et 1950 . La société a été créée en 1910 par H.F.S. Morgan, un ingénieur du Great Western Railway . C’est une entreprise qui se caractérise par son aspect très familial et qui n'utilise pas de chaîne de montage . En effet une large partie de la fabrication se fait encore de nos jours à la main . En 1936, la société lança son premier Four-four (4/4), c'est-à-dire un véhicule doté de quatre roues et de quatre cylindres qui ne fut pas un grand succès, mais la Plus-Four qui le remplaçait en 1950 fit de brillants débuts en rallye . En 1959, HFS mourut, laissant l'entreprise à son fils Peter qui continua l'activité en maintenant la tradition familiale . Après son décès en 2003, son fils Charles assure la continuité de la direction de la firme "Morgan" ….



Lancée au salon d’Earl’s Court en octobre 1968, la Morgan Plus 8 constitue la première grande nouveauté de l'histoire moderne de Morgan . Sous ses airs de docile cabriolet, la Morgan Plus 8 cache bien son jeu . Par rapport à la Morgan 4, elle montre très peu de différence de l'extérieur . Pourtant, on peut remarquer qu'elle est légèrement plus large et qu'à l'avant, cet élargissement se traduit par un agrandissement de la partie entre l'aile et le capot . On peut constater également que les roues sont plus larges pour transmettre la puissance au sol et encaisser les performances en hausse . Ayant pris de l'ampleur par rapport aux modèles à quatre cylindres grâce à l'élargissement de l'intervalle situé entre les ailes et la calandre, la Plus 8 offre une silhouette extrêmement plate, très suggestive de l'idée de performances . Par ailleurs, le cockpit de la Morgan Plus 8 est réalisé en aluminium, les ailes étant en acier ou en aluminium sur option ….



Afin de rappeler le passé glorieux de ses propulsions d'antan , le châssis de la Morgan Plus 8 reprend la même architecture que sa devancière et surtout son poids réduit de l’ordre de 900 kg . Quant au freinage, il est assuré par des disques Girling à l’avant et des tambours à l’arrière . Ce très insolite petit roadster est un classique deux places doté d’une direction à crémaillère et d'un pont autobloquant qui participe au bon comportement général de la voiture . Équipée d'amortisseurs télescopiques, la voiture saute beaucoup moins sur les irrégularités de la chaussée . Le confort s'en trouve nettement amélioré et cette qualité fait de la très étonnante Morgan Plus 8 une voiture plus douce, plus moderne et plus civilisée que les Morgan à quatre cylindres ....



En fait, sur la Morgan Plus 8, c'est la mécanique qui change tout . En 1968, l'élégante et sage Morgan reçoit le V8 de la Rover 3500 hérité de chez Buick, à arbre à cames central, qui transforme la voiture en petite voiture de sport . Le rapport poids/puissance est assez étonnant, mais cette débauche de puissance est toutefois compensée par l'extrême souplesse du V8 Rover . Si les sorties de virages doivent être abordées avec circonspection de manière à éviter les dérobades du train arrière, le moteur permet de ne pas jouer trop souvent du levier de vitesse . Dès 1972, la Plus 8 obtient la boite à 4 rapports Rover, puis la boite 5 rapports de la Rover SD1 . Le V8 suivra toutes les évolutions que Rover lui donnera, que ce soit l'injection électronique Lucas qui porte alors la puissance à 190 chevaux . Sur la route, la forte présence du moteur s'impose au conducteur par ses qualités musicales, qu'elle doit à la sonorité grave et chaleureuse du V8 et à la poussée qui est extraordinaire et aussi aux reprises impressionnantes . Le plaisir de conduire au volant du roadster Morgan Plus 8 atteint son paroxysme ....



Toutefois, le couple énorme de Morgan Plus 8 appelle à une certaine circonspection dans les sorties de virages serrés . Et sur route mouillée, le risque de tête-à-queue est permanent pour peu que l'on sollicite trop les ressources de la mécanique . Si la Plus 8 déborde de puissance, elle n'est en rien brutale . L’abondance des chevaux à tous les régimes confèrent à cette voiture un exceptionnel agrément de conduite . La boîte de vitesses à cinq rapports se révèle agréable et les reprises en quatrième constituent un vrai régal . Les roues en alliage léger constituent la monte standard du modèle, alors que des roues à rayons chromées représentent une option . En 1997, le V8 Rover sera porté à 4,5 litres et la puissance va atteindre les 220 chevaux pour un couple de 35 mkg . Avec une telle puissance, inutile de dire que les performances sont alors ébouriffantes comme la vitesse qui dépasse alors les 200 km/h en pointe . Pour des raisons de normes, la Morgan Plus 8 est arrêtée en 2003 car elle n'a pas pu adapter d'airbags devenus obligatoires aux USA et le V8 n'a pas résisté aux nouvelles normes antipollution . Elle est remplacée en 2004 par une version Roadster V6 de 3 litres fourni par Jaguar ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.5 Litres
  • Puissance : 220 chevaux
  • Couple : 35 mkg
  • Vitesse : 200 km/h







La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...



La « Morgan Plus 8 », c'est ça ...





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vendredi 7 octobre 2011

Ilinga AF-2 - 1975



ILINGA AF-2 ….







Voici une ancienne officine Australienne de conception de voitures qui est vraiment très méconnue car elle n’a duré en tout et pour tout que seulement deux ou trois années . En effet la marque « Ilinga », qui est un terme aborigène d'Australie signifiant "Horizon", a été fondée en 1973 par Tony Farrell et son partenaire Daryl Davies, et était situé à Beaconsfield à Melbourne . Le but ultime était de produire et de construire dans le pays la supercar à quatre places indispensable au marché Australien ….



Présentée au Salon de 1975 à Melbourne, la toute première « Ilinga AF-2 » était potentiellement une voiture de sport plutôt luxueuse, un coupé sport haute performance à deux portes pouvant faire aussi office de voiture de tourisme de luxe et construite pour rivaliser avec des marques étrangères comme Porsche, Ferrari, ou Aston Martin dont les Australiens fortunés sont assez clients . L’intention était fort louable, et des solutions techniques plutôt modernes pour l’époque avaient été choisies afin de garantir un véhicule cohérent et compétitif dans ce créneau . La voiture était assez réussie et le mix entre sportivité et GT routière avait été soigneusement défini . Au final la voiture était assez étonnante mais offrait un look vraiment sympathique ….



L'entreprise avait prévu de construire deux Ilinga AF-2 par semaine soit environ 100 voitures par an, mais il faut croire que ses ambitions été trop surévaluées . En effet, elle s'est heurtée assez rapidement à des difficultés financières qui se sont aggravées quand sont apparus aussi des problèmes d'approvisionnement et de fourniture de la transmission Borg Warner . A cet époque les sous traitants ayant eux aussi des difficultés, le couperet est tombé quand la firme a également perdu la fourniture de son moteur de Leyland . Mais en fait, le principal obstacle à la réussite de cette voiture vient en très grande partie de la crise pétrolière des années 1970 qui a provoqué le marasme chez les fournisseurs et les sous traitants, mais aussi provoqué une préférence des consommateurs pour les voitures plus économes en carburant ....



Le châssis de l’insolite Ilinga AF-2 est basée sur celui de la Ford Cortina légèrement modifié pour une question de coût . Les trains roulants et les suspensions sont donc eux aussi quasiment les mêmes et n’ont subi que de petites transformations ou adaptations pour s’insérer dans le projet final a peu de frais . La carrosserie au design plutôt sobre et élancé rappelle sous certains angles un mélange de Maserati et de Rover assez agréable . Elle est entièrement faite de panneaux en alliage d'aluminium et donc favorise la légèreté . Le résultat a été un véhicule plutôt sécuritaire qui allie un châssis à bien des égards en avance sur son temps avec un habitacle rigide renforcé par trois arceaux de sécurité et des zones de déformation . Tout été prévu pour passer les crashs tests sans problème ....



Le très Vintage Classic coupé quatre places Ilinga AF-2 était plutôt bien fini et proposait un montage soigné . L’habitacle a tendance sportive offrait cependant un bon confort et des équipements complets comme une horloge numérique, un commutateur de verrouillage centralisé qui déjà à l’époque éteint les lumières et ferme les portes à distance, des phares pop-up, un lecteur de cassettes avec la radio, des vitres électriques, des sièges électriques et l’air conditionné et climatisé . Une superbe sellerie en cuir fauve complète l’intérieur avec des moquettes assorties . L’ergonomie du poste de pilotage est bien étudiée et le conducteur est ainsi bien chouchouté pour pouvoir supporter sans efforts les longues distances Australiennes ....



Pour ce qui est de la motorisation de la belle Ilinga AF-2, les concepteurs avaient opté pour un moteur V8 Leyland P76 de chez Rover d’une cylindrée de 4,4 litres qui développait 240 chevaux . La transmission proposait deux options au choix, soit une boite manuelle maison à quatre vitesses, soit une boite à trois vitesses automatique Borg Warner . Ainsi équipé et vu son poids contenu, le coupé Ilinga AF-2 était capable de proposer des performances assez convaincantes pour l’époque . Malgré toutes les qualités de la voiture et son allure plutôt agréable, la firme a été obligée de cesser ses activités fin 1975, suite au marasme général dans l’industrie automobile de l’époque, après avoir construit moins de 10 exemplaires, quel dommage ....


Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.4 Litres
  • Puissance : 240 chevaux
  • Vitesse : 220 km/h








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