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vendredi 17 mars 2017

Le Salon de l'Auto Journal Magazine






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L'Auto-Journal est un magazine généraliste bimensuel consacré à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant en compagnie de Jean-Marie Balestre et dirigé par Gilles Guérithault. Il fut revendu en 1994 à l'éditeur anglais EMAP et racheté douze ans plus tard par le groupe de presse italien Mondadori. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l'éditeur allemand Springer. Outre les parutions bimensuelles, l’Auto-Journal possède aussi une autre édition spécialisée consacrée aux véhicules 4×4 et fait également paraître régulièrement des hors-série dont l'incontournable numéro annuel " Spécial Salon " très attendu ....


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Le tout premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal paraît en septembre 1951 et donc aujourd'hui il en est à sa 65ième édition. C'est devenu un genre de bible sur l'automobile, et tout amateur de belles mécaniques se doit de collectionner d'une année sur l'autre cette publication, qui constitue depuis 1951 une référence absolue incontestée. À une époque où la tenue de route des voitures, dans la France d'après-guerre, était aléatoire, ce magazine a été le premier à tester en conditions réelles les voitures. Les essais, très détaillés et fort bien écrits, menés par le célèbre essayeur André Costa, constituent aujourd'hui une référence pour les passionnés qui y trouvent une mine d'informations sur les automobiles d'autrefois ....





Dès ce premier numéro spécial du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, les dessins des voitures étaient alors réalisés par le spécialiste et historien de l'automobile très réputé René Bellu. La rubrique « Le point de vue de Madame », écrite par deux femmes, Marianne Antoine et Florence Rémy, constitue à elle seule un morceau de bravoure journalistique. Ce premier numéro qui compte 84 pages est imprimé au format 235 x 310. L'équipe de journalistes, anonyme à l'époque puisqu'elle signe « la rédaction », met déjà en avant son objectivité et son impartialité, ce qui dans ces années la n'était pas une évidence dans le petit monde de la presse automobile ....





Les sujets traités dans les anciens numéros du magazine Le Salon de l'Auto-Journal sont en grande majorité des essais des automobiles françaises courantes de l'époque comme par exemple les Citroën, Rosengart, Renault, Panhard, Simca, Peugeot, Ford, ou Hotchkiss. Les autres automobiles, celles de prestige comme les Salmson, Talbot, ou Delahaye, ainsi que les cabriolets et les utilitaires légers, font l'objet d'articles un peu moins détaillés. Seulement quelques pages sont réservées à un petit panorama des automobiles étrangères, mais ce sujet reste encore marginal faute d'ouverture des frontières, ainsi qu'au détail des tarifs des voitures françaises ....





Depuis l'édition de 1953 du magazine Le Salon de l'Auto-Journal, la pagination augmente à 100 pages, et la couverture adopter la couleur avec de fort belles illustrations de dessinateur célèbres comme Rémi Réhault, Géo Ham, ou René Ravault. Les bancs d'essais commencent à s'intéresser désormais aux voitures étrangères comme les Kaiser, Aston Martin, Jaguar ou Porsche. Quelques paragraphes traitent aussi de voitures plus marginales, comme les Gordini, Cunningham, Muntz, ou Pegaso. Dans les années 70, c'est désormais du 50/50 car la moitié du numéro est consacrée aux voitures françaises, l'autre aux voitures étrangères. L'édition du magazine se distingue maintenant par sa reliure à dos carré et la pagination qui augmente à 196 pages. La couleur gagne une nouvelle fois du terrain et la revue se veut d'un millésime à l'autre de plus en plus complète ....





Dés les années 80, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal adopte un nouveau format de 255 x 340 tandis que son nombre de pages passe à 280. Les productions des " petits pays " sont maintenant analysées avec force détails, qu'il s'agisse de l'Afrique du Sud, de l'Australie, ou du Brésil. La revue adopte une maquette encore mieux structurée. La couleur gagne encore du terrain et les constructeurs sont présentés par pays, puis par ordre alphabétique au sein de chaque pays. Tous les commentaires et les caractéristiques sont plus détaillés que jamais. Chaque marque est désormais séparée de la suivante par une bande noire dans laquelle s'inscrivent le nom et l'adresse du constructeur. Le magazine prend une longueur d'avance qu'il gardera longtemps sur les titres concurrents. L'amateur trouve désormais toutes les informations qu'il recherche sur tel ou tel modèle, d'une année sur l'autre ....





Dans les années 90 à 2000, avec l'ère de l'informatique et aussi du numérique, la photographie couleur envahie elle aussi le magazine Le Salon de l'Auto-Journal. L'éclectisme des sujets traités en dehors de l'inventaire des automobiles en lui-même devient plus intéressant avec les nouveautés techniques, le sport automobile, les breaks, les voitures de demain. On apprécie spécialement les pages consacrées aux carrosseries spéciales réalisées par des carrossiers-designers comme, Vignale, Frua, Pininfarina, Bertone, Ghia ou Zagato. Plusieurs nouveaux sujets de nature très différente sont abordés comme les véhicules tout-terrain, la technique moderne, les voitures de ceux qui nous gouvernent, les dimensions des breaks, les voitures pour salons " concept car ". Quelques articles sont aussi consacrées à une description des principaux types de moteurs qui équipent les différentes marques de voitures ....





Au début des années 2010, le magazine Le Salon de l'Auto-Journal a définitivement trouvé son rythme de croisière suite à son rachat et à la nouvelle génération de rédacteurs qui est arrivé. Le paysage automobile évolue, et le magazine aussi. Des pays autrefois secondaires deviennent majeurs dans la production automobile comme l'Espagne, la Corée, ou la République Tchèque, et leurs constructeurs gagnent leur place dans le classement des grands producteurs. La pagination ne cesse de progresser, pour dépasser les 400 pages soit quatre fois plus que durant les premières années. Évidemment, la maquette s'est modernisée et la revue demeure après plus de 65 ans d'existence un incontournable, que tous les amateurs, même ceux qui ne lisent pas régulièrement le bimensuel, s'arrachent dès sa parution ....






Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - L'Auto-Journal






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samedi 17 décembre 2016

Thierry Métroz Designer






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Thierry Métroz est un célèbre designer automobile né en 1963 en France qui est largement connu dans le secteur automobile car il s’est particulièrement investi dans l’innovation et qu'il est à l’origine de véhicules qui ont marqué le paysage automobile de ces dernières années. A la pointe du design automobile il a en effet signé quelques chefs d’œuvres automobiles avant-gardistes de notre époque. N'ayant travaillé que pour seulement deux marques c'est toutefois un styliste reconnu ....





"J'ai de l'essence qui coule dans mes veines", avoue Thierry Métroz. "A 10 ans, en regardant le championnat du monde des rallyes, j'ai eu un coup de cœur pour l'Alpine A 110. Dès lors je n'ai plus eu qu'une idée en tête, travailler chez Renault". Diplômé de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art, il finira par débuter sa carrière de designer chez Renault. En effet il rentre dans cette grande firme en 1985 ou il commence par faire ses premières armes en étudiant de petits projets comme par exemple le regard malicieux de la première Twingo ....





Après avoir collaboré à l'élaboration de plusieurs concept cars, notamment la Renault Laguna Evado en 1995 ou la Renault Avantime en 1999, les patrons de Thierry Métroz sensibles à son talent vont lui confier des responsabilités qui le conduisent à implanter des bureaux de style à l'étranger et à piloter des projets internationaux en Asie et au Brésil. C'est ainsi que Renault va lui confier en 1999 la direction générale du bureau de style de la marque à Barcelone. En 2006 il prends encore de la promotion et succède maintenant à Antony Grade à la Direction du design extérieur pour les deux marques du groupe Renault et aussi Dacia ....





En 2009, Thierry Métroz quitte finalement l’entreprise Renault, quand Laurens van den Acker est nommé directeur du style de la marque pour remplacer Patrick Le Quément, et ceci après plus de vingt années de bons et loyaux services. Mais son talent ne va pas rester longtemps inexploité car en designer confirmé et reconnu il va rejoindre très rapidement le groupe concurrent PSA où Jean-Pierre Ploué, devenu patron du style du groupe, le charge de la direction du design de Citroën ....





La nouvelle mission confiée à Thierry Métroz par la direction de Citroën est de concevoir des véhicules pour la marque qui doivent rester à la pointe sur ce segment du Design très particulier et très sensible du monde automobile actuel. Pour ce faire, il va tout en s'occupant des modèles classiques de la gamme s'attaquer aussi à des voitures plus raffinées pour exposer dans les salons automobiles et les expositions comme par exemple la superbe Citroën GQ de 2010. Celle-ci sera bien vite suivie toujours en 2010 par la luxueuse et magnifique Citroën Metropolis ....





Convaincu par les nouvelles technologies, Thierry Métroz va aussi s'attaquer à ce créneau en proposant en 2010 l'étonnante Citroën Survolt ce petit coupé deux places, équipé de deux moteurs électriques « sportifs » qui cumulent 300 chevaux, capable d'une vitesse de pointe de 260 km/h et de passer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes. Mais il va aussi proposer l'insolite Citroën Tubik appelé ainsi en référence au style du Citroën TUB et du Type H. Il s'agit d'un monospace futuriste de 4,80 m de long et 2,08 m de large propulsé par la motorisation hybride Diesel de la Peugeot 3008 qui peut accueillir neuf personnes dans un habitacle très modulaire ....





En 2012, PSA annonce une restructuration du design en scindant le style Citroën en deux directions, l'une consacrée à la "gamme C" est confiée à Alexandre Malval, l'autre dédiée à la ligne DS est assurée par Thierry Métroz. Finalement le blason DS devient une marque indépendante de Citroën le 1er juin 2014. C'est à cette époque que Thierry Métroz va présenter la grande berline Citroën Numéro 9 qui cherche à donner « une nouvelle vision du haut de gamme » en prenant la forme d'un long break de chasse qui arbore les codes stylistiques naissants de DS. En 2016 il crée une énorme surprise en dévoilant un concept car préfigurant une GT électrique performante à l’habitacle futuriste. Arborant une silhouette séduisante avec sa partie arrière totalement fermée sans lunette, ce coupé Grand Tourisme entièrement électrique, le concept DS E-Tense développe 402 chevaux grâce à deux moteurs électriques ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Caradisiac



Thierry Métroz parle du Design DS ...



Thierry Métroz lance le concours de Design DS ...



Thierry Métroz au salon de Genève ...





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samedi 26 novembre 2016

Alain Bertrand Artiste Peintre






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Alain Bertrand est un artiste peintre Français très réputé qui est né le 7 juin 1946 à Vert dans le département de la Seine-et-Oise. Dès son plus jeune âge il montre une grande aptitude pour le dessin et il s’amuse à copier les couvertures de magazines illustrés pour la jeunesse. Après avoir entamé un cursus scolaire plutôt difficile car il refuse la discipline, il finit par être placé dans un internat à Évreux, qui se trouve à proximité d’une base militaire américaine, avec des Cadillac, des Chevrolet, ou des Oldsmobile. C’est là qu’il va découvrir cet univers américain accrocheur, avec sa culture, ses voitures et sa musique Rock'n'roll, dont il ne se détachera plus ....


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A la fin de ses études, Alain Bertrand va faire son service militaire péniblement car il va passer un tiers du temps en prison militaire pour non-respect de l’autorité. Après l’armée, il rentre aussitôt chez Renault à Flins comme dessinateur industriel. Parallèlement à son travail, il commence à vendre des planches de BD pour des magazines comme Tintin, Mickey, Lucky Luke, Spirou ou Pilote, essentiellement sur l’histoire du rock une de ses passions. Dans le même temps il crée avec Pascal Garnier et Guy Maestracci un petit fanzine trimestriel culturel baptisé Gellule. De formation autodidacte, il fait parti du mouvement dit hyperréalisme plutôt influencé par des artistes comme Norman Rockwell, Edward Hopper, ou Richard Estes ....


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En 1976, Alain Bertrand effectue son tout premier voyage aux États-Unis ou il découvre l’univers des Trucks, des HotRods et des Kustoms qui vont être une source d'inspiration inépuisable tout au long de sa carrière. À son retour en France, ses illustrations de camions sous le bras, il rencontre Alain Marouani, alors directeur artistique aux éditions musicales Barclay, qui lui confiera la réalisation graphique de couvertures d'albums. Il collabore aussi avec Phonogram, Pathé Marconi, EMI ou Sony Music avec qui il produit des illustrations pour des vedettes célèbres ....


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C'est aussi à cette époque que Alain bertrand simultanément à ses travaux pour l'industrie musicale collabore aussi avec l'industrie de la presse en réalisant des couvertures de magazines pour par exemple Le Point, le Nouvel Observateur, l’Express, l’Expansion, l’Auto Journal ou l’Automobile Magazine. Mais il illustre également des articles rédactionnels dans Playboy, Best, ou Rock and Folk. Pour faire face à cette réussite professionnelle, il finira par créer avec son ami Patrice Larue une agence publicitaire baptisée Studio Bahamas. C’était alors le meilleur studio d’illustrations du moment car leur rapidité, la nouveauté de leur style et leur compréhension des besoins des clients font qu’ils sont contactés par les plus grandes agences de publicité, celles qui œuvrent en fait pour les meilleurs annonceurs ....





Auréolé de tous ces succès largement mérités, Alain Bertrand travaille désormais sur des campagnes de plus en plus importantes pour Darty, Renault, Peugeot, Twix, Pirelli, Jeep, Atari. Bientôt sa réputation dépasse les frontières et il travaillent en Suisse, Allemagne, Espagne, États-Unis, ou aussi en Angleterre. Plus tard, l'industrie cinématographique fait aussi maintenant appel à son talent et il réalise donc des affiches de cinéma comme par exemple "Mummy dearest" avec Faye Dunaway qui sera classée dans les meilleures affiches d’après-guerre par Art Mordern Movie Poster. En vingt ans le Studio Bahamas réalise près de 2000 campagnes et est maintes fois cité dans le magazine Stratégie, mais il est aussi récompensé par des Markers d’argent Mecanorma pour cette prolifique et magnifique production ....





Petit à petit, lassé par de trop nombreuses activité, Alain Bertand prend enfin ses distances avec l’univers de la publicité, fatigué de tous ces travaux de commande. Il préfère désormais prendre son temps pour la peinture où il peut visiter ses sujets de prédilection que sont les États-Unis des fifties et la musique des seventies. Sa toute première exposition à la galerie Sibony à Paris est un succès. D’autres expositions suivront assez vite à Honfleur, Londres, Belgique, Miami, Singapour, New York, Chicago, Flushing Meadows, ou aussi au Portugal et en Suède, la reconnaissance ....





En 2008, la Catto Gallery et les Éditions Critères publient un beau livre sur Alain Bertrand nommé " Alain Bertrand - American Classic ". Il entre dans de grandes collections comme celle de Peter Kneip au Luxembourg, ou ses œuvres côtoient celles de grands maitres comme Andy Warhol, Pit Wagner, Bruno Wekemans ou Keith Haring. Il fait partie d’une association nommée Artist’Auto qui expose chaque année à Rétromobile, Porte de Versailles à Paris. Hormis la peinture Alain Bertrand est un grand collectionneur de disques vinyles et aussi de voitures américaines ....


Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Youtube - © Alain Bertrand



Alain Bertrand, portrait d'artiste ...



Alain Bertrand, exposition Mécanica ...



Alain Bertrand et son Oldsmobile ...






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