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Tag - Serge Pozzoli

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vendredi 8 février 2019

L'Automobiliste Magazine









L'Automobiliste Magazine était un magazine français grand public, totalement indépendant, spécialisé et consacré à l'automobile de collection et à son histoire. Lancé en Octobre 1966 par Adrien Maeght, le directeur des Éditions Arte, cette revue dont le siège social était situé 42 Rue du Bac dans le 7ième arrondissement de Paris avait pour rédacteur en chef Louis Roland Neil. La rédaction et l'administration du magazine étaient situées 13 rue Daguerre, dans le 14° arrondissement de Paris ....





L'Automobiliste Magazine était un magazine bimensuel qui sortait un peu des sentiers battus car son format était vraiment insolite à l'époque. En effet bien que ses dimensions soient traditionnelles en 28 x 21 centimètres, la particularité vient du fait qu'il soit imprimé au format que l'on appelle à l'italienne ou en paysage, alors que le format le plus répandu est de type portrait ou vertical ....





Le tout premier numéro de L'Automobiliste Magazine sera donc publié dans ce format paysage assez inhabituel, sans aucun édito, sur une cinquantaine de pages majoritairement en noir et blanc reliées et collées en dos carré. Ce format peu commun et son dos carré seront d'ailleurs conservé sur tous les numéros jusqu'à la fin de la revue. Quelques pages couleurs venaient égayer l'ensemble du magazine mais par contre la publicité était bien présente ....





L'Automobiliste Magazine était réalisé à ses débuts par une petite équipe composée de professionnels compétents comme Louis Roland Neil, Christian-H Tavard, Albert Peuvergne et Philippe Leturcq. Mais rapidement la rédaction vas s'étoffer au fil de ses nombreuses années d'existence et faire appel à des collaborateurs célèbres ou pas comme Antony Hannoyer, Albert Peuvergne, Jean Paul Thévenet, Jacques Potherat, André Binda, Claude Pibarot, Hervé Poulain, Christian Bodin, Serge Pozzoli, Dominique Pascal, François Jolly, Serge Bellu, Michel Audiard, Claude Bohère, Michel Leroux, Fabien Sabatès, ou Lucien Loreille ....





Tout au long de son existence, la pagination de L'Automobiliste Magazine sera très variable et irrégulière passant de 50 pages environ pour les premiers numéros les plus anciens, à plus de 90 pages pour les derniers numéros les plus récents avec une moyenne d'une soixantaine de pages. La régularité de la diffusion qui normalement était établie comme bimensuelle va finalement s’avérer particulièrement chaotique. En effet certaines fois elle va devenir trimestrielle, d'autres fois elle va sauter plusieurs mois, voir même carrément une année ....





L'Automobiliste Magazine qui à ses débuts été tiré à environ 1.500 exemplaires seulement parviendra au meilleur de ses ventes à atteindre des tirages compris entre 20 et 25.000 exemplaires sans doute grâce à une traduction en langue Anglaise et à une diffusion en Europe. Jusqu'au début des années 80, la revue faisait souvent appel à des dessinateurs talentueux pour la couverture comme par exemple Al Chevrier, Vincent Sevin, F.Demey, Alex Kow, J. Reus, Rob Roy, Pierre Dumont ou Géo Ham ....





Pour l'essentiel, la forme et le fond de L'Automobiliste Magazine étaient assez classique, avec à la fois des études historiques sur des marques et des modèles, mais aussi des articles sur divers événements liés à l'automobile ancienne. Quelques fois, la revue était consacrée en majeure partie à un gros dossier très détaillé et très complet qui prenait le pas sur les autres sujets comme par exemple la "Croisière jaune Citroën" ou les "24 heures du Mans". ....





Les spécialistes s'accordent pour dire qu'une forme de déclin de L'Automobiliste Magazine a débuté au milieu des années 80 vers les numéros 60 à 65. Pourtant le directeur Adrien Maeght venait de prendre de nouveaux engagements, grâce notamment au recrutement de nouveaux collaborateurs pour moderniser la revue. Mais malgré les engagements, le rythme de parution bimestriel ne sera toujours pas tenu car il n'y eu que deux parutions en 1983, une seule en 1984, et de nouveau quatre en 1985. Les années 86/87/88 comptèrent malgré tout trois parutions par an, pour ensuite s'effilocher malheureusement jusqu'à la disparition définitive du magazine avec le numéro 84 de 1999 ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carcatalog
© - L'Automobiliste © - Éditions Arte






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vendredi 27 janvier 2017

Automobile Historique Magazine






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Automobile Historique est un ancien magazine généraliste aujourd'hui disparu consacré à l’automobile ancienne, créé en 2000 et publié par les " Editions de La Hulotte ". Cette revue était gérée par François Dulac, le directeur de la publication et imprimeur de profession, qui travaillait essentiellement à partir et autour des archives de Serge Pozzoli, ce précurseur bien connu dans le domaine de la collection d'automobiles anciennes, mais aussi et surtout réputé comme immense historien qui mit toutes ses archives personnelles au service de cette revue ....


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Le magazine Automobile Historique était donc orienté vers des articles historiques sur la compétition et la course automobile, un créneau clairement plutôt pointu et fatalement pas vraiment grand public, ce qui fait que la revue ne rencontrait aucune concurrence significative. Pourtant afin d'accrocher un large public, le magazine va s'offrir tout au long de son existence quatre formules différentes de présentation ....





Le magazine Automobile Historique était donc une revue traitant du sport automobile et des courses en général, récentes ou plus anciennes, mais aussi de voitures historiques, de portraits de pilotes, de constructeurs, d'essais et de reportages. Le tout premier numéro de Mars / Avril 2000, au format 230 x 300, était donc un bimestriel qui se présentait avec un dos carré et une couverture en papier glacé assez luxueux sur environ 120 pages pour un prix de vente assez coûteux ....





Le magazine Automobile Historique offrait des textes qui étaient le fruit d'un travail " sérieux, documenté et soigné ", selon son directeur François Dulac. Flavien Marçais, le rédacteur en chef, bien connu dans le petit monde des VEC, était assisté par quelques collaborateurs reconnus comme Pierre Abeillon, Yves Kaltenbach, Maurice Louche ou Frédéric Veillard pendant les onze premiers numéros avec une couverture au fond bleu, et une pagination comprise entre 116 et 132 pages ....





L'iconographie du magazine Automobile Historique était assez exceptionnelle. Les photos dans chaque numéro étaient contemporaines quand il s'agissait d'essais d'anciennes et d'époque quand les rédacteurs parlaient d'un évènement ou d'une personnalité du passé. La Revue n'avait pas l'ambition première de s'intéresser aux voitures de tourisme aussi prestigieuses soient-elles, mais cela ne l'empêchait pas de proposer quelques articles fort documentés sur quelques GT sportives phares ....





Le magazine devenait tout simplement " Automobile Historique " après avoir débuté comme "La revue de l'Automobile Historique" à partir du numéro 9. Sébastien Dulac reprenait alors le flambeau d'éditeur du titre en remplacement de son père François. Curieusement pour l'époque, à l'image des périodiques plus récents pour la jeunesse, un poster détachable était inséré dans la revue jusqu'au numéro 13. Dans chaque numéro, un dossier majeur sur un sujet pouvait compter de vingt à trente pages ....





Le magazine Automobile Historique proposait des biographies qui s'avéraient très documentées et passionnantes, comme par exemple celle de Paul Frère, Carlos Pace, Nino Farina, Mauro Forghieri, Rob Walker, Jo Siffert, Gordon Murray, Ferrucio Lamborghini ou Louis Chiron pour ne citer que certaines des plus connus. Les évènements du moment concernant les anciennes faisaient l'objet de reportages complet et très bien documentés comme par exemple le "Monte Carlo historique", le "Goodwood Revival", la "Targa Florio" ou aussi le "Tour d'Espagne Classique" ....





Le magazine Automobile Historique s'intéressait aussi aux courses du passé comme par exemple le "GP d'Allemagne 1957", le "GP de Monaco 1952", le "GP de l'ACF 1954", les "1000 km de Paris 1962", ou le "Tour Auto 1971". Les plus prestigieuses voitures de courses étaient mises à l'honneur comme par exemple les "Matra sport prototype", les "Lotus 25 et 33", les monoplaces "Ferrari 1957/1960" ou les créations d'"Amédée Gordini". Dès le numéro 12, la revue abandonnait la traditionnelle couverture bleue et le titre devenait bleu puis ensuite vert avec une maquette assez modernisée mais toujours une pagination plutôt conséquente de 116 pages ....





Avec le numéro 13, Automobile Historique adoptait un nouveau rythme mensuel, à l'exception d'un numéro double chaque année en juillet août. Flavien Marçais n'étant plus de la partie, le format se réduisait au 210 x 285, mais la pagination restait égale ou supérieure à la centaine de pages. La maquette était remaniée, et la ligne éditoriale se voulait encore plus vivante. Il faudra attendre le numéro 33 pour voir apparaitre une évolution assez minime avec de la couleur différente en page de couverture et un logo partiellement retravaillé dans le souci de mieux mettre en valeur l'objectif majeur de la publication, sa vocation historique. Une signature illustre rejoignait la rédaction à partir de numéro 47, le fameux José Rosinski qui prenait le rôle de l'essayeur, et nous donnait ses impressions. Un tel gage de sérieux et de crédibilité était évidemment mis en avant par la revue, et le nom de ce pilote et journaliste apparaissait en page de couverture de manière assez évidente ....





Mais les positions sont difficiles à acquérir et à conserver sur le marché de la presse automobile consacrée aux voitures anciennes. Le modèle économique est fragile, et Automobile Historique n'échappera pas à ces contraintes. Faute d'un lectorat insuffisant en nombre, ce magazine de niche réservé aux vrais passionnés, aux fanatiques, aux amateurs pointus, peine à survivre. Toujours est-il que ce numéro 51 de décembre 2005 est le dernier d'une série qui n'aura duré que seulement cinq ans. Après bien d'autres, il était victime de l'ère d'internet et des aléas du difficile métier de l'édition papier. Ce bimestriel ne pouvait pas compter comme Outre-Manche sur la ferveur d'un public fidèle. Depuis, la formule n'a été reprise par aucun éditeur. Aucun autre titre ne semble avoir attiré les talents de cette génération d'historien de l'automobile. Les magazines actuels sur l'automobile ancienne sont parfois étouffants, car ils reviennent à l'infini sur des sujets mille fois étudiés et la forme prend trop souvent le pas sur le fond, qui manque vraiment d'épaisseur ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Carcatalog






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samedi 1 octobre 2016

Le Fanatique de l'Automobile Magazine






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Le Fanatique de l'Automobile est un magazine dit de vulgarisation automobile édité par Serge Pozzoli son fondateur et directeur. Né en 1915, Serge Pozzoli est le fils de François Pozzoli qui a créé la société Matériel Moderne, spécialisée pour l'imprimerie dont il deviendra directeur. Comme historien, directeur de publications et aussi collectionneur, il finira avec le temps par réunir une importante documentation regroupant archives et photographies, qui est jugée de nos jours comme « une des plus importantes collections au monde de documents sur les voitures de sport » ....


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C'est donc en 1966 que Serge Pozzoli, profitant de son immense collection d'archives inédites, décide de fonder et de publier le tout premier numéro qu'il baptise L'album du Fanatique de l'Automobile et y écrit lui même de nombreux articles. Avec une périodicité trimestrielle au début, ce magazine s'est principalement intéressé aux voitures d'avant 1940, car les témoins de cette époque sont de moins en moins présents. Ce magazine préserve donc un savoir encyclopédique majeur car on y trouve les grandes marques qui ont fait le XXe siècle automobile ainsi qu'une foule de petits constructeurs inconnus, et pourtant ingénieux, réalisant des automobiles rapides et belles, magnifiquement carrossées ou plus rustiques ....





Dès le premier numéro, l'Album du Fanatique de l'Automobile était un magazine de 132 pages au format 145 x 240 dans lequel les voitures présentées couvraient la période qui va du début du 20ème siècle au début des années 60. Plus tard toutes les périodes seront couvertes, l'époque héroïque (1890-1914), les années folles (1919-1930), l'avant-guerre (1930-1940) et la période moderne (1940-1980). La couverture de couleur jaune très identifiable proposait soit une photo couleur soit un dessin d'un artiste illustrateur. Dès le numéro 10 la parution va devenir mensuelle. A partir du numéro 78, le magazine devenait plus simplement Le Fanatique de l'Automobile et la pagination passait donc à 144 pages. Le numéro 100 de janvier 1977 inaugurait une nouvelle qualité de papier plus agréable au touché et donc plus luxueuse ....





Si les articles du Fanatique de l'Automobile sont aussi intéressants et détaillés, c'est que Serge Pozzoli s'appuyant sur sa masse d'archives inédites était aussi aidé par différents rédacteurs réguliers ou occasionnels très compétents qu'il choisissait avec soin comme Lucien Loreille, Jacques Potherat, Jacques Rousseau, Maurice Sauzay, Paul Badre, Serge Bellu, Pierre Dumont, ou François Joly. Le succès sera donc au rendez-vous et le magazine ne cessera de gagner en nombre de pages et en ventes. Ainsi à partir du numéro 126 de 1979, aux 60 pages de la revue viendront s'ajouter 8 pages supplémentaires consacrées aux motos anciennes ....





Désormais, on parlait un peu moins des voitures d'avant guerre, et un peu plus des voitures des années 50 et 60, Panhard Dyna, Simca Aronde, Bentley Continental, Ferrari Daytona, Pegaso étaient plus régulièrement à l'honneur. Le Fanatique de l'Automobile Magazine tentait de s'adapter à son époque, au début des années 80, la diffusion n'était plus au même niveau que dix ans plus tôt avec une baisse des tirages d'environ 30 % par rapport aux débuts. Un concurrent "Auto Rétro" venait en effet d'apparaître en kiosque, en modernisant singulièrement le genre. Après 17 ans de fidélité, son titre principal changeait donc pour devenir le Fanauto. La qualité du papier évoluait vers une matière plus brillante. La maquette des pages intérieures évoluait également dans un style contemporain et la pagination à 76 pages ....


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Malheureusement les Éditions Larivières qui avaient soutenu le titre depuis le numéro 10 de janvier 1969 choisissait après vingt ans de parution d'abandonner ce mensuel. Le numéro 242 de décembre 1988 était le dernier du Fanauto, ex Fanatique de l'Automobile, ex Album du Fanatique de l'Automobile. L'éditeur ne pouvait que constater que la presse automobile avait évolué durant cette période, au même titre que l'automobile et ses collectionneurs. Les voitures contemporaines des premiers numéros étaient depuis longtemps rentrées en collection. De nouveau, le temps qui passe fait que des générations de lecteurs se succédent, et que Le Fanauto et ses rédacteurs ne semblaient plus répondre aux attentes de leur époque, et surtout à celle du marché. La rédaction du Fanauto annonçait dans son dernier numéro 242 que désormais elle rejoignait l'équipe du magazine "Auto Passion", et invitait ses lecteurs à poursuivre l'aventure dans le numéro 20 de ce mensuel ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Éditions Larivières
© - Fanauto © - Carcatalog



Le Grand Prix de l'Age d'Or créé par Serge Pozzoli ...






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