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Tag - Véhicule ancien collection

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vendredi 27 juillet 2018

Dual Ghia Coupé L 6.4 - 1961











Dual-Ghia est une marque automobile rare et éphémère aujourd'hui complètement disparue, qui produisait des voitures aux États-Unis du milieu des années 50 au début des années 60. L'idée d'une voiture sportive en série limitée est venue du richissime entrepreneur Eugene Casaroll, qui contrôlait le constructeur de véhicules spécialisés Dual-Motors Corporation basé à Detroit dans le Michigan. Le choix du nouveau nom Dual-Ghia s'est naturellement imposé car il est tout simplement représentatif des efforts de collaboration entre les deux firmes, l'américaine et l'italienne ....





Après avoir obtenu les droits sur la conception, poursuivant son idée un peu folle, Eugene Casaroll a demandé au représentant américain de Ghia et à son vice président chez Dual, Paul Farago, de pouvoir étudier et développer cette voiture de série sportive dont il rêvait, mais en petite série limitée adaptée aux contraintes de la production. Il venait de lancer la « ligne d'assemblage la plus longue du monde » qui consistait à transporter des châssis nus mais équipés de leurs trains roulants complets d'origine Dodge en Italie. Chez le partenaire Turinois, la carrosserie et l'intérieur sont fabriqués par les ouvriers de Ghia. Une fois les véhicules partiellement assemblés, ils retournent aux États-Unis chez Dual-Motors qui est chargé de tout le reste des finitions et principalement de l'implantation de la mécanique. Au final tout ce processus s'avère long, fastidieux et très couteux ....





Le design de l'élégante Dual Ghia Coupé L 6.4 s'inspire très largement de plusieurs études de style réalisées par le designer américain Virgil Exner qu'il conçoit avec l'assistance de Luigi Segre de la carrosserie italienne Ghia pour des show-cars concepts extravagants et performants pour Chrysler. Ces voitures d'expositions fascinent tellement Eugene Casaroll, qu’il décide d'en construire au moins une qui rassemblerait le meilleur de la produire en créant la marque Dual Ghia. Son look plutôt audacieux et novateur pour l'époque est clairement destiné à attirer l’attention du public sur les qualités certaines dont elle fait preuve ainsi que sur les nouvelles technologies pouvant être employées sur les prochains modèles de série qui seront mis en production ....





Bien que ce système de production s'avère peu pratique et très cher, la stratégie générale de commercialisation de l'insolite Dual Ghia Coupé L 6.4 est un succès et elle devient rapidement la coqueluche du tout Hollywood. Cet insolite et luxueux cabriolet trouve rapidement des acquéreurs célèbres dans le cinéma, la politique, le sport et aussi le show business et notamment près des italo-américains comme Frank Sinatra et Dean Martin. Ils en font admirablement sa promotion aux côtés des autres membres du Rat Pack, Sammy Davis Jr, Eddie Fisher et Peter Lawford. Elle est également la monture de futurs présidents comme Richard Nixon et Ronald Reagan. Il faut dire que ce somptueux coupé 2 + 2 est construit avec un niveau de qualité très élevé, et donc fatalement il est une fois de plus destiné aux clients riches et célèbres ....





L'étonnante Dual Ghia Coupé L 6.4 est au final tout sauf simple à construire. En fait elle nécessite 1500 heures de travail à Turin et 200 heures de plus à Detroit pour finaliser l'assemblage. Ses coûts de fabrication sont tellement élevées que répercutés sur son prix de vente, son tarif en devient exorbitant et dépasse une certaine réalité face à des voitures d’exception aux performances similaires comme par exemple la Cadillac Eldorado, ou même comparée à des voitures plus impressionnantes comme la Ferrari Superamerica. Finalement cette italo-américaine ne pourra pas survivre auprès d’une clientèle aussi versatile et quelques années seulement après son introduction au Salon de Paris de 1960, la production doit être interrompue. À cette date, seulement 26 exemples et un prototype avaient été commercialisés ....





L'habitacle intérieur de cette élégante Dual Ghia Coupé L 6.4 propose un style à l'italienne fort plaisant avec les instruments cerclés, le cuir surpiqué et la planche de bord en aluminium anodisé du plus bel effet. Pas moins de sept compteurs cylindriques à aiguilles composent le tableau de bord et permettent d'avoir toutes les indications nécessaires à la surveillance de la mécanique. Un superbe volant Nardi à trois branches en aluminium cerclé de bois donne une note sportive. Les moquettes sont épaisses et assorties en coloris à l'ambiance générale. Les sièges semi-baquets en cuir sont très bien dessinés pour offrir un confort maximum. Les accessoires importants sont présents comme par exemple la radio et la climatisation ....





Pour ce qui est de la mécanique de cette Dual Ghia Coupé L 6.4, elle reprend un bloc moteur américain. En effet, elle est motorisée par un moteur Chrysler V8 à 90°série B, qui a une cylindrée d’environ 6,4 litres et qui va fournir le nom au modèle "Ghia L6.4". L'allumage est confié à un distributeur à deux points Mallory pour une étincelle plus fiable. Ce moteur alimenté par 4 carburateurs Carter AFB à double corps délivre une puissance maxi de 335 chevaux à 4.600 tr/min et 410 Nm de couple à 2.400 tr/min, et est accouplé à une boite de vitesses Chrysler Torqueflite, automatique à trois rapports. Ainsi équipée la voiture offrait des performances plutôt haut de gamme pour l'époque avec par exemple une vitesse maximum avoisinant les 225 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 8 cylindres en V
  • Cylindrée : 6.4 litres
  • Puissance : 335 chevaux à 4.600 tr/min
  • Couple : 410 Nm à 2.400 tr/min
  • Boite de vitesse : Torqueflite automatique à trois rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Dual - © Ghia - © Stubs




La Dual Ghia Coupé L 6.4 de 1961 ...








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vendredi 20 juillet 2018

Jacques Saoutchik Maitre Carrossier









Jacques Saoutchik est né en 1880 à Minsk en Biélorussie dans une famille juive ukrainienne de l'Empire russe. Sa famille émigre à Paris en 1899 pour fuir le régime répressif antisémite du Tsar Nicolas II de Russie. D'origine biélorusse mais établie en France, Iacov Savtchuk, avant francisation de son nom va devenir ce célèbre carrossier designer ébéniste automobile français de renom, désormais baptisé Jacques Saoutchik, qui sera en activité de 1900 à 1955 à Neuilly-sur-Seine ....





Très jeune, suivant sa formation, Jacques Saoutchik entre rapidement comme associé dans une entreprise d'ébénisterie, puis il se marie avant de s'installer à son compte sous son nouveau nom, d'abord à Suresnes, puis à Neuilly. Intelligent et entrepreneur, il va s'intéresser rapidement à l'automobile de luxe en plein essor car il a compris que le débouché était prometteur pour qui sait utiliser avantageusement le bois en carrosserie et pour les aménagements intérieurs ....





Après quelques travaux ordinaires, Jacques Saoutchik va assez vite commencer par habiller le châssis d'une Isotta-Fraschini, avant de répondre aux commandes d'une riche clientèle d'abord parisienne, puis internationale et notamment américaine, réalisant des carrosseries personnalisées sur des châssis de marques prestigieuses comme par exemple Hispano-Suiza, Rolls-Royce et surtout Mercedes-Benz ....







Afin de l'aider dans son entreprise, Jacques Saoutchik forme une bonne équipe d'ouvriers compétents pour se spécialiser rapidement avec succès à Paris, puis avec une notoriété internationale, sur les créations et réalisations de carrosserie et intérieur sur mesure d'automobile de luxe pour clients aisés. Sa production, marquée par un design aérodynamique d’inspiration Art déco, mais aussi par un haut niveau de qualité et de finitions, et par des technologies innovantes connaît son apogée au milieu des années 1930 ....





La production de Jacques Saoutchik fut toujours marquée par une finition de très haute qualité, complétées par de nombreuses innovations techniques trouvées par son atelier, sans oublier que Saoutchik proposait tout aussi bien ses propres carrosseries au travers de son catalogue, tout comme il pouvait répondre à des commandes particulières pour réaliser des lignes uniques. Cette compétence et ce sérieux vont le hisser au niveau des meilleurs carrossiers d'Europe concernant les voitures de luxe personnalisées ....





Pendant plusieurs années, les remarquables cabriolets, coupés et voitures de ville signés Jacques Saoutchik, représentent le summum du chic et récoltent une moisson de trophées aux concours d'élégance qui se tiennent à Paris et dans les centres de villégiature de la côte de l'Atlantique et de la Côte d'Azur. Si Saoutchik connait ses heures de gloire dans les années 1930, le carrossier est l'un des rares qui parvient encore a survivre après la seconde guerre mondiale et son activité repart de plus belle à la fin des années 1940. Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend la fabrication de carrosseries baroques extravagantes de grand luxe, notamment avec sa Delahaye Type 175 ....





Si Jacques Saoutchik a survécu à la Grande Dépression; l'après-Deuxième Guerre mondiale lui a toutefois porté un coup fatal, de même qu'à la plupart des couturiers de l'automobile. En fait, sur les 57 carrossiers présents au Salon de Londres en 1929, on n'en retrouvait que 13 en 1959. L'âge d'or de l'automobile de luxe tirait bel et bien à sa fin, mais Saoutchik l'avait marqué avec des clients illustres comme Haakon VII de Norvège, l'empereur Haïlé Sélassié Ier d'Éthiopie, le Chah Mohammad Reza Pahlavi d'Iran, le roi Rama VII de Siam, ou le Bey de Tunis, mais aussi des marques les plus prestigieuses de l'époque, comme Isotta Fraschini, Avions Voisin, Delage, Delahaye, Talbot-Lago, Bugatti, Bucciali, Hispano-Suiza, Mercedes-Benz, Jaguar, ou Rolls-Royce ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Jacques Saoutchik
© - YouTube © - Stubs



Le livre biographie de Jacques Saoutchik ...



Vente aux enchères de 3 Talbot Lago de Saoutchik ...





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vendredi 6 juillet 2018

Hudson Italia Touring Coupé - 1954











La firme américaine Hudson Motor Car Company était une entreprise d'assemblage automobile qui fabriqua des voitures pour la marque Hudson mais aussi pour d'autres marques à Détroit dans l'état du Michigan de 1909 à 1954. C'est seulement à partir de 1954 que la marque Hudson fusionna avec Nash-Kelvinator Corporation pour former American Motors (AMC). Toutefois même après la fusion d'entreprises, la marque Hudson sera conservée jusqu'à l'année modèle 1957, après quoi elle serra définitivement abandonnée ....





Vers la fin des années 50, l'avenir de la marque Hudson semblait compromis et donc le président de l'entreprise, AE Barit, et d'autres dirigeants savaient que leur gamme de voitures était vétuste. En bons entrepreneurs, ils avaient aussi remarqué la bonne visibilité et les commentaires positifs que recevaient les nouveaux modèles sportifs de leurs concurrents. La décision fut prise avec comme idée originale de créer une voiture rapide et sportive, basée sur le modèle "Hornet Hudson" pour concurrencer les sportives d'autres marques avec l'objectif d'accroître la notoriété de la marque Hudson et d'évaluer les idées de style et surtout la réaction du public. Le projet Hudson Italia Touring Coupé était sur les rails ....





La direction de chez Hudson va rapidement décider, comme pour son concurrent Chrysler qui s'était rapproché du styliste Ghia, de prendre contact avec la carrosserie italienne Touring de Milan pour étudier et réaliser un coupé sportif de deux places sur le châssis et la plate forme avec les trains roulants d'un de leur modèle pour des raisons évidentes d'économie. Le choix va se porter sur la Hudson Jet qui servira de base au designer Carlo Felice Bianchi Anderloni de la Carrozzeria Touring pour la réalisation de ce coupé compact à deux portes de série baptisé Hudson Italia Touring qui sera présenté officiellement pour la première fois lors du Salon international de l'automobile en janvier 1954 ....





Basé sur des croquis originaux de Frank Spring le designer maison chez Hudson, le style définitif de la carrosserie étudiée chez Touring par Anderloni sera réalisé sous la supervision du vice-président de Hudson, Stuart Baits. La technique révolutionnaire pour l'époque de construction de la carrosserie toute en aluminium consistait à assembler des feuilles d'aluminium formés à la main sur une cage tubulaire en acier. Ce procédé était baptisé "superleggera" en raison du faible poids final de la voiture. Au final, c'était un coupé sportif d'inspiration européenne qui pouvait rivaliser avec la Corvette ou la Thunderbird de l'époque et donc à classer dans la catégorie des Grand Tourisme ....





L'étonnante Hudson Italia Touring était tout sauf un coupé sportif conventionnel. En fait elle se démarquait vraiment du style et du design de l'époque par de multiples détails vraiment modernes et pas du tout utilisés chez les concurrents. Par exemple le pare brise enveloppant était peu courant à l'époque, mais plus encore les ouïes d'aération de type Abarth au dessus des phares avants et dans les ailes arrières pour aider le refroidissement des freins. L'avant de la voiture offrait un look impressionnant avec un pare-chocs qui arborait un grand "V" inversé support du logo de la marque dans le centre qui chevauchait la grille ovale de calandre. Équipée de roues fil chromées Borrani, la voiture proposait aussi des feux arrière, directionnels et de recul incorporés dans les extrémités de trois tubes de chrome empilés par côté, émergeant des découpes festonnées dans les panneaux de custode. Tous ces détails stylistiques inhabituels donnaient un look vraiment original à ce coupé sportif peu courant ....





L'habitacle intérieur de cette Hudson Italia Touring avait été lui aussi plutôt soigné et plus particulièrement sur le plan de l’ergonomie qui offre des assemblages précis avec des matériaux utilisés de qualité. Une combinaison de revêtement en cuir et vinyle combiné à des moquettes épaisses assorties en coloris donne un intérieur confortable et chaleureux. La voiture présentait une radio (équipement pas encore standard même sur une Cadillac), et des sièges baquets en caoutchouc mousse de trois densités différentes pour un confort maximal recouverts de cuir rouge et blanc avec des dossiers inclinables composés de deux traversins profilés, un pour les épaules et un pour le bas du dos. Pour finir on trouvait aussi la ventilation à flux continu, généralement reconnue comme une innovation et tout cela sur une soit-disant sportive ....





Pour ce qui est de la technique, le coupé Hudson Italia Touring était équipé du moteur de la Jet, un 6 cylindres en ligne de 3.300 cc de cylindrée qui, alimenté par deux carburateurs Carter simple corps délivre une puissance maxi de 115 chevaux à 4 000 tr / min accouplé à une transmission manuelle à 3 vitesses avec overdrive et un levier de changement de vitesse monté sur colonne de direction. Ce bloc moteur en alliage et la culasse en fonte standard est remarquablement fiable et a grandement participé à la solide réputation de Hudson. La voiture était équipée de quatre freins à tambour ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 6 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 3.3 litres
  • Puissance : 115 chevaux à 4 000 tr / min
  • Boite de vitesse : Manuelle à 3 vitesses avec overdrive



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Hemmings - © Hudson - © Touring


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Le coupé Hudson Italia Touring de 1954 ...








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