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Tag - Véhicule ancien collection

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samedi 4 février 2012

Rover P6 3500 S - 1970



ROVER P6 3500 S ….







L'entreprise a été fondée par James Starley et Josiah Turner en 1877 à Coventry au Royaume-Uni . L’activité commence par la construction de machines à coudre puis de bicyclettes à partir de 1869 . En 1888, Starley construisit une voiture électrique, mais sa production ne fut jamais lancée . Trois ans après le décès de Starley en 1901, elle commença à construire des automobiles sous la marque « Rover » avec le coupé Rover 8 . La production cessa en 1924 pour reprendre en 1947 pour la Land Rover . En 1967 Rover fusionne avec la Leyland Motor Company (British Motor Corporation) pour devenir British Leyland dont les difficultés de qualité de fabrication des années 1970 ruina les qualités intrinsèques des voitures . Au début des années 1980, l'usine de Solihull fut utilisée seulement pour la fabrication des Land Rover tandis que le reste de la gamme était produit dans les usines anciennement Austin et Morris de respectivement Longbridge et Cowley en Angleterre avec des moteurs Honda . Finalement, British Leyland fut renommé Rover Group et en 1994, BMW prit le contrôle de la société et développa la Rover 75, qui sortit en 1998 ….



La Rover P6 est un modèle de type berline produite par la marque Rover de 1963 à 1977 à Solihull en Angleterre qui a été élue Voiture Européenne de l'Année en 1964 . Trois série verront le jour baptisées 2000 puis 2200 et enfin 3500 en référence aux divers moteurs qui l’équiperont . C’est donc en Octobre 1963 que la P6 apparaît pour concurrencer principalement la Triumph 2000 sur le marché britannique . La P6 succède à la P5 qui a donné naissance à un des premiers coupés 4 portes du marché, bien avant que les allemands n’inventent le concept et le succès qui va avec . Pour cette nouvelle voiture, Rover a vu les choses en grand afin de marquer une rupture tant stylistique que technique avec les vieillissantes P4 et P5 . La carrosserie, un peu à la manière d’une Citroën DS, est fixée sur la structure monocoque afin de pouvoir remplacer facilement les panneaux voire de restyliser la voiture à moindre frais, chose qui ne s’est jamais produite, le design n’ayant presque pas évolué au fil des ans . Côté amortissement, la voiture a failli disposer d’une suspension hydropneumatique façon Citroën et pour la motorisation un flat 4 . A défaut, l’insolite Rover P6 a dû se contenter au lancement d’un 4 cylindre de 2.0 litres de cylindrée mais disposait toutefois de 4 freins à disque, chose assez rare à l’époque ….



La suspension de l’étonnante Rover P6 était cependant assez élaborée avec un bras en L qui se chargeait de transmettre les mouvements verticaux aux ressorts placés en position horizontale . Cette architecture, bien excentrique à l’époque, avait pour principal effet de libérer de la place en largeur . Un défaut toutefois lié à cette innovation, c’était la complexité du train arrière qui a eu pour fâcheuse conséquence de réduire le volume du coffre . Non content de snober le système métrique, les ingénieurs anglais ont trouvé un moyen peu conventionnel pour libérer l’espace dans le compartiment à bagages avec la roue de secours qui pouvait trouver sa place sur la malle arrière, l’inconscient collectif associera à jamais ce signe distinctif à cette voiture . L’habitacle intérieur est traité dans le plus pur style anglais dont on est coutumier avec des moquettes épaisses, du cuir de bonne qualité, du bois sur la planche de bord . Un salon roulant confortable et assez luxueux pourvu des meilleurs accessoires et équipements disponibles à l’époque, c’est ce qui caractérise le mieux l’insolite Rover P6 ....



Destinée à remplacer l'antique P4, la nouvelle Rover P6 marque un tournant dans la production anglaise de voitures familiales . Esthétiquement, elle rompt avec les canons de l'époque et techniquement, elle innove dans un bon nombre de domaines comme la suspension ou la motorisation . Elle reprend l'esthétique engagée dans un projet datant de 1960 appelé T4 et qui s'intéressait à la propulsion grâce à un moteur à turbine à gaz qui finalement ne sera pas retenu puisqu’elle sera dotée au début d’un classique 4 cylindre de 2 litres puis d’un 2,2 litres . La voiture est cependant très maniable, bien équilibrée et vraiment agréable à conduire ce qui fait qu’en définitive, la presse et la clientèle accueilleront très favorablement la nouvelle venue . Elle deviendra même tristement célèbre quelques années plus tard car c’est au volant de cette voiture que la Princesse Grace trouva la mort en 1982, suite à un AVC . Au total, 322 000 exemplaires de la Rover P6 furent produits à Solihull entre 1963 et 1976 avant que la SD1 et ses faux-airs de Ferrari Daytona ne lui succède ....



L’étonnante Rover P6 va donc adopter trois motorisations durant sa carrière . Un quatre cylindres de 2000 cc puis de 2200 cc et finalement un gros V8 . La voiture s’est dotée d’un V8 de 3500 cc à arbre à cames central en 1968, un bloc d’origine Buick qui a reçu quelques modifications pour l’occasion . Ce moteur délivre une puissance de 135 chevaux et un couple important qui lui offre des performances satisfaisantes pour une berline familiale imposante comme une vitesse de pointe d’environ 185 km/h et un 0 à 100 parcouru en environ 12 secondes . La transmission était assurée par une boite automatique à trois rapports ou au choix une boite manuelle à quatre rapports . Esthétiquement, durant sa carrière l’insolite P6 n’a que très légèrement évolué par des petits détails comme du vynile sur le pied central entre les portes avant et arrière, ou une calandre avant en plastique noir mat économie oblige . De nos jours la Rover P6 3500 S est devenu un modèle Vintage Classic plutôt recherché par les collectionneurs amateurs d’anglaises ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 3.5 Litres
  • Puissance : 135 chevaux
  • Vitesse : 185 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 12’’0






La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...



La « Rover P6 3500 S », c'est ça ...





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mercredi 1 février 2012

Aston Martin Lagonda - 1985



ASTON MARTIN LAGONDA ….







On connaît tous la vénérable firme anglaise « Aston Martin » qui débute son activité de construction automobile dans les années vingt aux mains de son fondateur "Lionel Martin" . Mais après des difficultés financières et la reprise par "David Brown", c’est à partir des années 50 et du premier modèle DB1 (les initiales de David Brown) que la marque « Aston Martin » va produire une longue série de modèles enviables qui vont faire sa renommée . Il fût une époque où Aston Martin faisait la une des journaux économiques, avec ses faillites à répétition et dans les années 70, c’en était même devenu rocambolesque . Voilà qui explique le développement chaotique d’un projet de berline car au début, la firme s’était limitée à rajouter deux portes à son modèle V8 . Mais le projet fût bien vite jeté aux oubliettes, la crise pétrolière et financière n’étant guère propice à ce genre de fantaisie . En 1975, « Aston Martin » est reprise par un consortium qui se décide à investir dans une nouvelle berline et cette fois, pas question de rajouter deux portes au coupé existant, il faut une voiture entièrement nouvelle ….



Le premier prototype de l’étonnante Aston Martin Lagonda date de 1969 . Il est l’œuvre de William Towns, auteur de la DBS, qui a dessiné en même temps deux versions de la même voiture, le coupé DBS et la berline Lagonda à l’empattement allongé . La voiture, qui est motorisée une version prototype du futur 5,3 litres, ne connaîtra pas de suite immédiate et elle sera utilisée à titre personnel par David Brown . En effet, la Lagonda ne sera commercialisée que cinq ans plus tard et ce n’est qu’au salon londonien d’Earls Court de 1974 que la voiture sera exposée pour la première fois au public . Hélas, la période avec la crise pétrolière et les difficultés économiques n’est guère favorable au lancement d’une super berline capable de rouler à 250 km/h et proposée a un tarif très élevé, ce qui fait que sept voitures seulement seront construites . L'insolite Aston Martin Lagonda série 2 apparaît en octobre 1976 . Esthétiquement, elle a été totalement renouvelée mais elle est également œuvre de William Towns . La nouvelle version revendique le style caractéristique des années 70, le "edge design" anguleux à souhait . Les phares rétractables autorisent le dessin de la face avant en lame de couteau ….



Le style de l’incroyable Aston Martin Lagonda série 2 a totalement changé et revendique des formes très carrées . Entre sa présentation en 1976 et sa commercialisation, deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque . C'était la voiture la plus chère du monde et donc cette somptueuse berline s’attire la clientèle du Moyen-Orient, dont les princes d’Arabie Saoudite . Mais au final, la production ne démarrera pas avant 1978, le temps de fiabiliser les nombreux équipements électroniques dont la Lagonda est équipée (les sièges à mémoire notamment). La berline Lagonda a choqué la clientèle traditionnelle avec sa ligne en coins, taillée à la hache . Mais ce festival pour lignes droites n’était rien face à l’habitacle car les ingénieurs Anglais avaient massivement investi dans l’habitacle, notamment au niveau électronique . Résultat, les clients avaient franchement l’impression de se retrouver aux commandes d’un vaisseau spatial, tout droit sorti d’un film de sciences-fiction . Surprenant, étonnant, déroutant, mais malheureusement, la fiabilité était principalement testée par les clients, ceux-ci se retrouvant souvent dépités devant la fantaisie de l’instrumentation de l’étonnante Aston Martin Lagonda ....



La sulfureuse Aston Martin Lagonda se voulait l’équivalente des Bentley et Rolls . Son prix était d’ailleurs aligné sur ces dernières, mais avec une philosophie plus sportive, toutefois . L'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 à injection et à la Série 4 au nouveau face lift de carrosserie . 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production fin 1989, présentant au total 6 versions différentes (3 en série 2 ; 2 en série 3 ; la série 4 n'ayant connu qu'une version). Amorcée en 1975, la Lagonda resta au catalogue pendant 15 ans, jusqu’en 1990 ! Une jolie carrière, qui peut sembler ridicule, mais pour un véhicule de ce genre, c’est une belle performance . Surtout lorsque l’on connaît les mésaventures des débuts . Les évolutions stylistiques resteront assez mineures, la carrosserie connaissant quelques arrondis dans les années 80 . Quant à l’habitacle, le folklore des débuts sera calmé par la suite avec une présentation plus classique . Enfin, la mécanique passera des gloutons carburateurs à une injection plus économe . De nos jours, la très insolite Aston Martin Lagonda est devenue un modèle Vintage Classic assez recherché par les collectionneurs, mais elle s’adresse à une certaine élite, amatrice de luxe décalé, de sportivité et voulant se démarquer du tout-venant automobile ....



Pour ce qui est de la mécanique, sur la surprenante Aston Martin Lagonda, les ingénieurs ont placé un V8 repris des coupés Aston Martin, rien de moins . Certes, le moteur a été un peu retravaillé, mais avec une cylindrée de 5.3 litres, quatre arbres à cames en tête et une injection électronique séquentielle Weber-Marelli, il reste suffisamment de quoi faire et l a puissance avoisine les 305 chevaux . Soumise aux normes antipollution, la voiture s’avère moins gourmande et plus "propre" . La boîte automatique était considérée comme douce, mais peu réactive car seulement trois rapports étaient au programme mais la force colossale du V8 s’occupe du reste . Les différentes versions étaient capables d’atteindre la respectable vitesse de pointe de 250 km/h . Vous l’aurez tous compris, aujourd’hui encore, la cote en collection de l’incroyable Aston Martin Lagonda reste assez élevée et il faut compter environ 50.000 € pour un exemplaire correct, ou beaucoup, mais alors beaucoup plus pour un exemplaire en état irréprochable ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.3 Litres
  • Puissance : 305 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h






La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...



La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...





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lundi 30 janvier 2012

Rolls-Royce Silver Cloud - 1964



ROLLS ROYCE SILVER CLOUD ….







Après la Seconde Guerre mondiale, La Rolls-Royce Silver Cloud, signifiant littéralement « Rolls-Royce Nuage d'argent », est le modèle principal du constructeur britannique « Rolls-Royce Limited » . Au cours de l'histoire de Rolls-Royce, la Silver Cloud est sans doute la voiture qui a marqué le plus les esprits . Elle a profondément marqué le style de la marque, par sa ligne générale qui donnera le ton des Phantom et par la calandre qui initiera le style de la Silver Shadow . Cette gamme de voitures est construite du 15 avril 1955 jusqu'au 31 mars 1966 et elle remplace la Silver Dawn « Aube d'argent » . L'immense majorité des voitures construites seront directement issues de l'usine Rolls-Royce de Crewe en Angleterre ….



La Rolls Royce Silver Cloud succède à la Silver Dawn en 1955 et elle en conserve une ligne étirée avec l'arrière incliné pour recevoir un coffre important, et le long capot abritant la mécanique . Elle est également construite sur un châssis séparé qui peut être livré directement à des carrossiers choisis par la clientèle (James Young, Mulliner ou Park Ward par exemple). Ce sera le dernier modèle ainsi conçu . Fin du fin, la caisse est montée sur silent-bloc afin de parfaire le silence légendaire de la Rolls . En revanche, la suspension arrière est toujours constituée d'un essieu rigide suspendu par un ressort à lames . Elle mesure 5,38 m de long, 1,89 m de large et pèse près de 1,95 tonne . Une version à empattement long, étirée de 101,6 mm, fut disponible à partir de septembre 1957, très similaire en apparence au modèle standard, mais offrant un espace accru pour les passagers . D’une grande élégance, ses lignes fluides font de la Rolls Royce Silver Cloud la plus belle de toutes les Rolls-Royce à carrosserie usine . Malgré des proportions imposantes, aucune lourdeur, que de la majesté et de la distinction ….



Dernière Rolls-Royce à châssis séparé, la Rolls Royce Silver Cloud a battu, avec près de 7500 exemplaires construits, tous les records de production de la firme . Les quatre freins à tambours sont hydrauliques et assistés . La suspension est à roues indépendants à l'avant et à essieu rigide avec ressorts semi-elliptiques à l'arrière . L'assistance de direction devint une option en 1956 ainsi que l'air conditionné . Outre la berline, la Silver Cloud a, au cours de ses dix ans d’existence, reçu quelques carrosseries de coupés et de cabriolets . Quant aux versions longues, elles ont surtout été carrossées par James Young . Ce sont des limousines d’apparat destinées à de riches personnalités ou à des têtes couronnées, à l’image de celle commandée au concessionnaire parisien par le roi Hassan II du Maroc (une version à deux portes) . Entre 1955 et 1966, elle sera déclinée en trois versions légèrement améliorées tant sur le plan technique que sur les aménagements et accessoires . Au final la principale amélioration de la Rolls Royce Silver Cloud se fera en 1958, quand l'antique 6 cylindres est relégué aux oubliettes, remplacé par un V8 dans le double but d'améliorer les performances et de satisfaire une requête du marché américain, gourmand de cette motorisation ....



En 1963 est présentée la Rolls Royce Silver Cloud version III et sa calandre à quatre phares qui donne le ton pour les vingt années suivantes . Extérieurement, les autres différences sont très discrètes et se résument à des dimensions très légèrement réduites . Le poids est à l'avenant avec 100 kg perdus sur la balance . Les principales modifications proviennent de l'intérieur avec un tableau de bord totalement rénové dont les instruments sont groupés derrière le volant, et un habitacle arrière remis au goût du jour . L'équipement se dote de vitres électriques, l’habitacle est légèrement revu dans son ergonomie et son confort . Finalement, les transformations sont donc discrètes mais plutôt efficaces et la Rolls Royce Silver Cloud ne s’en trouve donc pas fondamentalement métamorphosée afin de continuer à toucher sa clientèle qui apprécie de rouler confortablement dans un véritable salon anglais et tout ça dans un silence de cathédrale ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Rolls Royce Silver Cloud, elle a été initialement équipée d’un antique six cylindres en fonte qui arrive en bout de développement et dont la conception remonte à 1922 . La Silver Cloud version I sera en fait la dernière six cylindres de Crewe car la Silver Cloud version II consacre le passage de Rolls-Royce au V8 en 1959 . L’imposant V8 de 6,2 litres de cylindrée à course courte et vilebrequin monté sur cinq paliers est réalisé en aluminium, avec un bloc et des culasses interchangeables . Il est également équipé de poussoirs de soupapes hydrauliques . L’alimentation s’effectue par deux carburateurs SU modifiés et le taux de compression est de 9:1 . On évalue sa puissance, car elle n’est pas officiellement annoncée par l’usine, à une valeur proche de 220 chevaux à 4500 tr/mn . La transmission automatique est confiée à la version à trois rapports de la boîte Hydramatic de General Motors . Malgré ses 2100 kg, la vitesse approche les 185 km/h et elle parcourt le 0 à 100 km/h en environ 12 secondes, des chiffres plutôt flatteurs pour une limousine de grand luxe de l’époque . En conduite soutenue, la consommation flirte avec les trente litres aux cent kilomètres . Avec ses trois versions, la Rolls Royce Silver Cloud reste, de loin, le "best-seller" de la célèbre marque anglaise . Ce modèle Vintage Classic très prisé des collectionneurs s'échange aujourd'hui autour de 50.000 € en bon état . En 1966, elle est remplacée par la Silver Shadow ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 6.2 Litres
  • Puissance : 220 chevaux à 4500 tr/mn
  • Vitesse : 185 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 12’’0
  • Poids : 2100 kg






La « Rolls Royce Silver Cloud », c'est ça ...



La « Rolls Royce Silver Cloud », c'est ça ...





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vendredi 27 janvier 2012

Renault R5 Turbo - 1984



RENAULT R5 TURBO ….







Dans les années 70, le constructeur français « Renault » a lancé son nouveau modèle R5 qui connait un énorme succès . Alors que la Renault 5 poursuit sa splendide carrière de citadine polyvalente, que la Renault 5 Alpine la transforme en bombinette sportive, voilà que les ingénieurs de chez Renault imaginent de créer une voiture à moteur central, avec des grosses roues et de grosses prises d'air pour augmenter l'impression sportive, une voiture qui soit maniable et dotée d'une tenue de route sans reproche servie par une puissance importante . En 1977, le projet naît de l'imagination de Jean Terramorsi, sous-directeur à la Direction du produit, chargé des petites séries à l'usine Alpine de Dieppe et Henry Lherm, son jeune adjoint . Ce haut de gamme devra aider à vendre les Renault 5 de base, il devra aussi répondre à un cahier des charges précis pour s'inscrire en compétition en FIA Groupe 3 puis en groupe B . C'est ainsi que les deux visionnaires réussiront à convaincre la direction d'étudier ce projet plus en profondeur . Cette étude sera effectuée à Dieppe, chez Renault Sport, avec l'aide de la société Alpine Renault ….



La Renault 5 Turbo est une auto très atypique . Extrapolée depuis une petite Renault 5, elle possède un moteur placée en position centrale arrière suralimenté par turbocompresseur . Elle fera grande impression tant sur la route qu'en compétition . Le style sera confié à Yves Legal, tandis que le moteur sera développé par Serge Masset et Philippe Chasselut . Finalement, l'étude du prototype roulant sera effectuée par Joël Michel . Le premier prototype à voir le jour subira de nombreuses évolutions et recevra différentes configurations et motorisation . Parti d'une coque nue, l'équipe modifiera la petite Renault 5 pour qu'à l'arrière, les tôles de la coque permettent d'accueillir un moteur et une boîte de vitesses comme prévu au cahier des charges . Pendant un temps, il a été question de fabriquer un châssis tubulaire, idée très vite abandonnée sous le sceau de l'impératif de rentabilité . Ne bénéficiant pas de budgets suffisants, l'équipe travaille avant tout par passion sans compter les heures supplémentaires heureusement, sans quoi la Renault R5 Turbo n'aurait peut-être jamais existé ….



Le projet de carrosserie de Marcello Gandini pour Bertone n'a pas été retenu pour la Renault R5 Turbo et c'est finalement un collaboration entre Renault et Heuliez qui aboutira aux traits définitifs de la voiture . Aussi c'est la structure de la Renault 5 qui fut choisie, puis confiée à Heuliez pour la rallonger afin de recevoir le moteur central . Ensuite les caisses sont envoyées à Dieppe chez Alpine . Certaines pièces sont réalisées en polyester (ailes et capot avant) afin de conserver un poids plume, une technique naissante à l'époque qui confèrera un aspect très artisanal à la fabrication de la Renault 5 Turbo . Afin de ne pas trop augmenter le prix, la voiture reçoit la boite 5 vitesses de la Renault 30 TX, les 4 freins à disque proviennent de la R17 pour l'avant et de l'Alpine A310 pour l'arrière, et les clignotants avant sont tout droit issus de la Renault 16 TX . Un fois tout assemblé, la voiture présente les meilleures qualités routières possibles, une tenue de route digne des meilleures sportives, une agilité et une maniabilité sans égale . En juillet 1978, la foule ébahie découvre la Renault 5 Turbo qui n'a plus rien de commun avec la Renault 5 de série . Finalement la production ne démarre qu'en 1980 à Dieppe, dans les ateliers Alpine . Les 1000 exemplaires sont vendus en très peu de temps ....



C'est en compétition que la Renault R5 Turbo se fait une légende . Dès le premier rallye, elle lutte contre les Lancia Stratos et autres Porsche 911 pourtant presque deux fois plus puissantes . Au bout de quelques spéciales, la R5 est en tête, et le team course n'en revient pas de voir la compétitivité de la voiture . Jusqu'en 1987, les victoires en Championnat de France, au Tour de Corse, au Monte-Carlo se succèderont avec Guy Fréquelin, Jean Ragnotti, Bruno Saby ou Jean-Luc Thérier au volant . Bénéficiant d'une excellente répartition des masses, la Turbo se plie aux exigences de son pilote . En fait, elle associe, tenue de route, motricité, direction précise et maniabilité, freinage et puissance, autant de qualités qui manquaient à la R5 Alpine groupe 2 . La très étonnante petite Turbo est belle, impressionnante et le cœur des passionné est aussitôt conquis par ses galbes généreux et sensuels . Pourtant, produite à raison de 5 voitures par jour à son démarrage, il faut s'armer de patience en passant la commande . Côté coup de pub, le but est atteint et sa cote de popularité va sérieusement profiter à l'image de marque de Renault, bien au-delà des frontières hexagonales . La Renault R5 Turbo est un symbole, un mythe, une légende à travers le monde entier de par ses succès sportifs et sa relative rareté, c’est devenue une véritable Vintage Classic ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Renault R5 Turbo, les ingénieurs vont opter pour le 1400 cm3 « Cleon » déjà monté sur les R5 Alpine, mais qui avec l'aide d’un turbo voit sa puissance augmenter de 70 % . De fait, il est impératif de le consolider, culasse et joint renforcés, soupapes avec guides en laiton, manetons, vilebrequin, pompe à huile, remplacement du carburateur double corps par une injection mécanique Bosch K-Jetronic . L'allumage est transistorisé et sans rupteur, le taux de compression est réduit à 7:1 . Enfin, le turbo retenu pour apporter le souffle requis est un Garett T3, aidé par un échangeur air/air . Délivrant, en standard, 160 chevaux à 6000 tr/min et un couple de 21,4 mkg à 3250 tr/min pour un poids de 970 kg, elle s'autorise des performances dignes des références de l'époque comme le 1000 m DA en 27"8, le 0 à 100 km/h en 6"4, et 220 km/h en pointe, avec en plus, un coup de pied dans les fesses plutôt démoniaque lors des accélérations . Proposant par la suite une évolution à 185 chevaux, puis divers kits sportifs, le 1400 cm3 n'en fini pas de vous siffler dans les oreilles sa puissance peu domestiquée . Au total, 5000 Renault R5 Turbo ont été produites dans les différentes versions jusqu'en 1987 . Il faudra attendre la Clio V6 24 pour lui trouver une descendante ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindre
  • Cylindrée : 1.4 Litres
  • Puissance : 160 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 21,4 mkg à 3250 tr/min
  • Vitesse : 220 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’4
  • Performance : Le 1000 m D.A en 27’’8






La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...



La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...





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