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Tag - Véhicule ancien collection

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vendredi 20 juillet 2018

Jacques Saoutchik Maitre Carrossier









Jacques Saoutchik est né en 1880 à Minsk en Biélorussie dans une famille juive ukrainienne de l'Empire russe. Sa famille émigre à Paris en 1899 pour fuir le régime répressif antisémite du Tsar Nicolas II de Russie. D'origine biélorusse mais établie en France, Iacov Savtchuk, avant francisation de son nom va devenir ce célèbre carrossier designer ébéniste automobile français de renom, désormais baptisé Jacques Saoutchik, qui sera en activité de 1900 à 1955 à Neuilly-sur-Seine ....





Très jeune, suivant sa formation, Jacques Saoutchik entre rapidement comme associé dans une entreprise d'ébénisterie, puis il se marie avant de s'installer à son compte sous son nouveau nom, d'abord à Suresnes, puis à Neuilly. Intelligent et entrepreneur, il va s'intéresser rapidement à l'automobile de luxe en plein essor car il a compris que le débouché était prometteur pour qui sait utiliser avantageusement le bois en carrosserie et pour les aménagements intérieurs ....





Après quelques travaux ordinaires, Jacques Saoutchik va assez vite commencer par habiller le châssis d'une Isotta-Fraschini, avant de répondre aux commandes d'une riche clientèle d'abord parisienne, puis internationale et notamment américaine, réalisant des carrosseries personnalisées sur des châssis de marques prestigieuses comme par exemple Hispano-Suiza, Rolls-Royce et surtout Mercedes-Benz ....







Afin de l'aider dans son entreprise, Jacques Saoutchik forme une bonne équipe d'ouvriers compétents pour se spécialiser rapidement avec succès à Paris, puis avec une notoriété internationale, sur les créations et réalisations de carrosserie et intérieur sur mesure d'automobile de luxe pour clients aisés. Sa production, marquée par un design aérodynamique d’inspiration Art déco, mais aussi par un haut niveau de qualité et de finitions, et par des technologies innovantes connaît son apogée au milieu des années 1930 ....





La production de Jacques Saoutchik fut toujours marquée par une finition de très haute qualité, complétées par de nombreuses innovations techniques trouvées par son atelier, sans oublier que Saoutchik proposait tout aussi bien ses propres carrosseries au travers de son catalogue, tout comme il pouvait répondre à des commandes particulières pour réaliser des lignes uniques. Cette compétence et ce sérieux vont le hisser au niveau des meilleurs carrossiers d'Europe concernant les voitures de luxe personnalisées ....





Pendant plusieurs années, les remarquables cabriolets, coupés et voitures de ville signés Jacques Saoutchik, représentent le summum du chic et récoltent une moisson de trophées aux concours d'élégance qui se tiennent à Paris et dans les centres de villégiature de la côte de l'Atlantique et de la Côte d'Azur. Si Saoutchik connait ses heures de gloire dans les années 1930, le carrossier est l'un des rares qui parvient encore a survivre après la seconde guerre mondiale et son activité repart de plus belle à la fin des années 1940. Après la Seconde Guerre mondiale, il reprend la fabrication de carrosseries baroques extravagantes de grand luxe, notamment avec sa Delahaye Type 175 ....





Si Jacques Saoutchik a survécu à la Grande Dépression; l'après-Deuxième Guerre mondiale lui a toutefois porté un coup fatal, de même qu'à la plupart des couturiers de l'automobile. En fait, sur les 57 carrossiers présents au Salon de Londres en 1929, on n'en retrouvait que 13 en 1959. L'âge d'or de l'automobile de luxe tirait bel et bien à sa fin, mais Saoutchik l'avait marqué avec des clients illustres comme Haakon VII de Norvège, l'empereur Haïlé Sélassié Ier d'Éthiopie, le Chah Mohammad Reza Pahlavi d'Iran, le roi Rama VII de Siam, ou le Bey de Tunis, mais aussi des marques les plus prestigieuses de l'époque, comme Isotta Fraschini, Avions Voisin, Delage, Delahaye, Talbot-Lago, Bugatti, Bucciali, Hispano-Suiza, Mercedes-Benz, Jaguar, ou Rolls-Royce ....





Sources : © - Wikipédia © - Google Images © - Jacques Saoutchik
© - YouTube © - Stubs



Le livre biographie de Jacques Saoutchik ...



Vente aux enchères de 3 Talbot Lago de Saoutchik ...





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vendredi 6 juillet 2018

Hudson Italia Touring Coupé - 1954











La firme américaine Hudson Motor Car Company était une entreprise d'assemblage automobile qui fabriqua des voitures pour la marque Hudson mais aussi pour d'autres marques à Détroit dans l'état du Michigan de 1909 à 1954. C'est seulement à partir de 1954 que la marque Hudson fusionna avec Nash-Kelvinator Corporation pour former American Motors (AMC). Toutefois même après la fusion d'entreprises, la marque Hudson sera conservée jusqu'à l'année modèle 1957, après quoi elle serra définitivement abandonnée ....





Vers la fin des années 50, l'avenir de la marque Hudson semblait compromis et donc le président de l'entreprise, AE Barit, et d'autres dirigeants savaient que leur gamme de voitures était vétuste. En bons entrepreneurs, ils avaient aussi remarqué la bonne visibilité et les commentaires positifs que recevaient les nouveaux modèles sportifs de leurs concurrents. La décision fut prise avec comme idée originale de créer une voiture rapide et sportive, basée sur le modèle "Hornet Hudson" pour concurrencer les sportives d'autres marques avec l'objectif d'accroître la notoriété de la marque Hudson et d'évaluer les idées de style et surtout la réaction du public. Le projet Hudson Italia Touring Coupé était sur les rails ....





La direction de chez Hudson va rapidement décider, comme pour son concurrent Chrysler qui s'était rapproché du styliste Ghia, de prendre contact avec la carrosserie italienne Touring de Milan pour étudier et réaliser un coupé sportif de deux places sur le châssis et la plate forme avec les trains roulants d'un de leur modèle pour des raisons évidentes d'économie. Le choix va se porter sur la Hudson Jet qui servira de base au designer Carlo Felice Bianchi Anderloni de la Carrozzeria Touring pour la réalisation de ce coupé compact à deux portes de série baptisé Hudson Italia Touring qui sera présenté officiellement pour la première fois lors du Salon international de l'automobile en janvier 1954 ....





Basé sur des croquis originaux de Frank Spring le designer maison chez Hudson, le style définitif de la carrosserie étudiée chez Touring par Anderloni sera réalisé sous la supervision du vice-président de Hudson, Stuart Baits. La technique révolutionnaire pour l'époque de construction de la carrosserie toute en aluminium consistait à assembler des feuilles d'aluminium formés à la main sur une cage tubulaire en acier. Ce procédé était baptisé "superleggera" en raison du faible poids final de la voiture. Au final, c'était un coupé sportif d'inspiration européenne qui pouvait rivaliser avec la Corvette ou la Thunderbird de l'époque et donc à classer dans la catégorie des Grand Tourisme ....





L'étonnante Hudson Italia Touring était tout sauf un coupé sportif conventionnel. En fait elle se démarquait vraiment du style et du design de l'époque par de multiples détails vraiment modernes et pas du tout utilisés chez les concurrents. Par exemple le pare brise enveloppant était peu courant à l'époque, mais plus encore les ouïes d'aération de type Abarth au dessus des phares avants et dans les ailes arrières pour aider le refroidissement des freins. L'avant de la voiture offrait un look impressionnant avec un pare-chocs qui arborait un grand "V" inversé support du logo de la marque dans le centre qui chevauchait la grille ovale de calandre. Équipée de roues fil chromées Borrani, la voiture proposait aussi des feux arrière, directionnels et de recul incorporés dans les extrémités de trois tubes de chrome empilés par côté, émergeant des découpes festonnées dans les panneaux de custode. Tous ces détails stylistiques inhabituels donnaient un look vraiment original à ce coupé sportif peu courant ....





L'habitacle intérieur de cette Hudson Italia Touring avait été lui aussi plutôt soigné et plus particulièrement sur le plan de l’ergonomie qui offre des assemblages précis avec des matériaux utilisés de qualité. Une combinaison de revêtement en cuir et vinyle combiné à des moquettes épaisses assorties en coloris donne un intérieur confortable et chaleureux. La voiture présentait une radio (équipement pas encore standard même sur une Cadillac), et des sièges baquets en caoutchouc mousse de trois densités différentes pour un confort maximal recouverts de cuir rouge et blanc avec des dossiers inclinables composés de deux traversins profilés, un pour les épaules et un pour le bas du dos. Pour finir on trouvait aussi la ventilation à flux continu, généralement reconnue comme une innovation et tout cela sur une soit-disant sportive ....





Pour ce qui est de la technique, le coupé Hudson Italia Touring était équipé du moteur de la Jet, un 6 cylindres en ligne de 3.300 cc de cylindrée qui, alimenté par deux carburateurs Carter simple corps délivre une puissance maxi de 115 chevaux à 4 000 tr / min accouplé à une transmission manuelle à 3 vitesses avec overdrive et un levier de changement de vitesse monté sur colonne de direction. Ce bloc moteur en alliage et la culasse en fonte standard est remarquablement fiable et a grandement participé à la solide réputation de Hudson. La voiture était équipée de quatre freins à tambour ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 6 cylindres en ligne
  • Cylindrée : 3.3 litres
  • Puissance : 115 chevaux à 4 000 tr / min
  • Boite de vitesse : Manuelle à 3 vitesses avec overdrive



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Hemmings - © Hudson - © Touring


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Le coupé Hudson Italia Touring de 1954 ...








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vendredi 4 mai 2018

Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe -1951











L'entreprise Friedrich Rometsch était une société allemande de construction de carrosseries, située à Halensee un quartier de Berlin et fondée en 1924. Elle fabriquait des carrosseries automobiles capables d'habiller différents châssis roulants à la demande du client. Rapidement la firme s'est concentrée sur la production et la transformation de taxi de qualité construits sur des modèles de la marque Opel. À la fin de la guerre, Rometsch commença à chercher à reconstruire des voitures civiles, et la Volkswagen était la base incontournable de leur travail d'après-guerre. La société est donc devenue connue pour la construction d'un VW Beetle Taxi à quatre portes ....





Dans son plan de développement d'après guerre, la Carrosserie Rometsch prévoyait de construire une alternative abordable aux voitures de sport de l'époque et le châssis Volkswagen Beetle s'est avéré être un point de départ idéal. Johannes Beeskow, un designer confirmé qui avait travaillé pour Erdmann & Rossi pendant les années 1930, sera donc embauché par Rometsch pour étudier et construire le premier prototype de ce coupé sportif rêvé. La production a commencé en 1950 et Rometsch a d'abord offert deux modèles, un coupé et un cabriolet baptisés Rometsch Beeskow Volkswagen ....





La décision visionnaire de Beeskow d'utiliser Volkswagen comme principale source de pièces a grandement simplifié la tâche de la Carrosserie Rometsch en matière de construction et a engendré le début d'une nouvelle ère pour Rometsch. Ainsi, en 1950, Rometsch Carrosserie devient l'une des premières entreprises de construction automobile à pouvoir produire une petite série de voitures alors que la quasi totalité de la concurrence ne se contentait que de modèles uniques. La superbe Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe était devenu en quelque sorte une voiture atypique dans tous les sens du terme ....





La dessin des lignes de chute sur l'avant et l'arrière de la carrosserie ont fait surnommer la surprenante Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe "la banane". Mais son design très réussi dans l'ensemble et son côté unique pour l'époque l'ont bien vite propulsé au rang d'enfant chéri de la haute société, en quelque sorte la préférée de la bourgeoisie malgré son prix élevé avoisinant celui d'une Porsche. Des célébrités comme Gregory Peck ou Audrey Hepburn se porterons acquéreur renforçant ainsi l'effet de mode et la notoriété de la belle qui sera d'ailleurs primée plusieurs fois dans un grand nombre d'événements Concours en Europe et plus tard aux États-Unis ....





Au début, pour produire l'insolite Rometsch Beeskow Volkswagen, le carrossier devait acheter le châssis et le train de roulement complet directement auprès du réseau Volkswagen. Ensuite il ajustait sur ce châssis roulant la carrosserie entièrement construite à la main, un genre de peau d'aluminium légère qui venait coiffer l'ensemble. Le package final donnait cette superbe voiture qui va tant plaire au public et aux spécialistes pour parvenir à décrocher la très convoitée « Rose d'Or de Genève » lors du Salon de l'auto. Bien que ce soit difficilement contrôlable, on estime à environ 250 exemplaires le nombre de Beeskow construites ....





L'habitacle intérieur de la belle Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe a lui aussi été bien étudié et soigné pour l'époque. La planche de bord reprenait la même couleur que la carrosserie et ses bonnes proportions permettaient d'incorporer une vaste boite à gants. Toute la sellerie est pourvue d'un superbe cuir rouge de qualité aux surpiqures élégantes et soignées. Les tapis de sol se marient avec l'épaisse moquette et assurent un confort bienvenue. Un élégant volant blanc à deux branche complète l'ensemble. Deux gros compteurs et un troisième plus petit permettent d'avoir un contrôle complet sur la mécanique. Chose plutôt rare pour l'époque, un poste de radio vient compléter le tableau de bord avec une grille chromé du haut parleur ....





Pour ce qui est de la mécanique de la superbe Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe, il s'agit d'un classique moteur de Volkswagen Coccinelle. C'est en fait un "Flat quatre" des années 50, soit le 4 cylindres boxer refroidit par air de 1.2 litre de cylindrée qui développe 30 chevaux. Ainsi motorisée cette propulsion assez légère avec sa carrosserie en aluminium et son bon aérodynamisme pouvait atteindre une vitesse maximale avoisinant les 120 km/h ....





Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres boxer
  • Cylindrée : 1.192 cm3
  • Puissance : 30 chevaux
  • Vitesse maximal : environ 120 km/h
  • Transmission : Propulsion avec Boîte de vitesses non synchronisée à 3 rapports



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Rometsch - © CoachBuild




La Rometsch Beeskow Volkswagen Coupe -1951 ...








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