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mercredi 13 juillet 2011

Alfa Romeo 2600 Spider - 1963



ALFA ROMEO 2600 SPIDER ….







On ne présente plus la marque Italienne « Alfa Romeo » qui a acquis une renommée internationale auprès de tous les passionnés de sportives de caractère transalpines . Certains même vouent un véritable culte aux coupés et aux cabriolets de la marque car ils sont souvent très bien motorisés et donnent beaucoup plus de caractère à la voiture . Celle qui va faire l’objet de ce billet est donc une de ces Alfa étonnantes, bourrée de tempérament et de caractère . Tout commence pour elle dans les années 60 lorsque la firme réfléchie au remplacement de sa 2000 vieillissante, la solution de la nouvelle 2600 est déjà dans les cartons ….



La nouvelle Alfa Romeo 2600 était une automobile très haut de gamme fabriquée par le constructeur italien de 1961 à 1965 . Présentée au Salon Automobile de Genève en 1962, elle est du au dessin de Giorgetto Giugiaro, alors styliste chez Bertone . Elle était disponible en trois versions, Berline, Coupé et Spider le cabriolet carrossé par Touring qui fait l’objet de ce billet . Toutes ces versions dérivaient de la plateforme de l'Alfa 2000 . Elle est connue pour avoir influencé quelques-uns des plus beaux dessins de futures Ferrari ou Maserati, d’ailleurs cet intemporel 2600 Spider ressemble par exemple à la Maserati 3500 dessinée par Vignale . Avec son look épuré et élancé, la voiture avait une prise d'air horizontale à l'avant du capot et d'énormes phares auxiliaires installés sous les projecteurs principaux . La traditionnelle grille de calandre Alfa à trois ouvertures et lamelles chromées donnent à l’avant un air sportif cher à la marque . Agréable et très à la mode malgré ses dimensions imposantes qui lui permettaient de disposer de quatre vraies places et d’un vrai coffre à bagages arrière, la voiture entre parfaitement dans la catégorie des Grand Tourisme . Le dessin est élégant même la partie arrière avec son coffre au galbe en pente douce encadré par de superbes feux horizontaux du plus bel effet . Au final la belle Alfa Romeo 2600 Spider fait classe mais aussi sport et elle impose le respect ….



L’habitacle de notre Alfa Romeo 2600 Spider est vraiment très soigné pour l’époque . Le tableau de bord a été une véritable incitation d’achat de Spider pour les amateurs de voiture de sport avec un groupe d'instruments accrocheur magnifiquement exécutée dans la tradition classique italienne avec de grandes jauges rondes derrière un volant élégant . Toutes les commandes sont magnifiquement disposées et tombent facilement sous la main, une remarquable étude d’ergonomie pour les années 60 . Les moquettes sont épaisses et la couleur s’harmonise à merveille avec le beau cuir qui recouvre portes et sellerie . Ce cabriolet très classe était muni d’un HardTop rigide très pratique pour la pluie et facile à monter . Toutefois, seulement 2500 exemplaires seront construits jusqu’en 1968 dont une grosse partie livrée aux Etats-Unis . Chose rare, la belle mais énergique Alfa Romeo 2600 Spider offre en outre la particularité d'avoir été la dernière Alfa Romeo à disposer d'un moteur 6 cylindres en ligne avec deux arbres à cames en tête car tous les nouveaux moteurs Alfa 6 cylindres suivants seront en V, ce qui d’après les spécialistes les plus mordus ferait toute la différence ....



Notre Alfa Romeo 2600 Spider était donc basée sur la même plateforme qui dérivait de l’ancienne Alfa 2000 dont elle adoptait aussi les trains roulants, les suspensions et le freinage . Que du connu et de l’éprouvé, et donc seuls les moteurs sont différents hormis bien sur la carrosserie . Les voitures reçurent un nouveau moteur 6 cylindres en ligne de 2584 cm3 avec arbre à cames en tête avec pompe à essence électrique, à deux carburateurs double corps sur la berline et trois double corps sur les Sprint et Spider . Ainsi gavée et grâce aussi au double arbre à cames en tête, le moteur de 6 cylindres de la puissante Alfa Romeo 2600 Spider prends facilement des tours avec une incroyable musique pour développer quasiment 150 chevaux, belle prestation à cette époque . La transmission est confié à une boîte manuelle à 5 rapports très ouce à utiliser et à l’étagement parfait en rapport au 6 cylindres . Le freinage à disques est rassurant et efficace . Au final, la voiture est vive, rapide, confortable, une véritable GT de style qui procure de saines sensations à ses heureux propriétaires . En 1966 styliste Zagato présenta sa version inédite et personelle de l'Alfa Romeo 2600 Spider, dessinée par Ercole Spada, équipée d'un moteur porté à 165 chevaux et inaugurant une nouvelle carrosserie à la ligne plus aérodynamique . De nos jours, ces modèles sont tous très recherchés, notamment la version Zagato, pour leur excellente conservation et leurs qualités . Elles bénéficient en outre d'une cote très élevée en raison de leur rareté, c'est un "Classic" ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 6 en ligne
  • Cylindrée : 2.6 Litres
  • Puissance : 147 ch à 5900 tr/min
  • Couple : 216 Nm (22 mkg) à 4000 tr/min
  • Boîte : manuelle à 5 vitesses
  • Vitesse : 190 km/h






La superbe « Alfa Romeo 2600 Spider », c'est ça ...



La superbe « Alfa Romeo 2600 Spider », c'est ça ...



La superbe « Alfa Romeo 2600 Spider », c'est ça ...





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lundi 11 juillet 2011

Abarth 205 Vignale Berlinetta - 1951



ABARTH 205 VIGNALE BERLINETTA ….







Né en Autriche en 1908, Karl Abarth s'installa en Italie avec sa famille au lendemain de la première guerre mondiale ou il construisit sa première voiture en 1928 alors âgé seulement de 20 ans et fut cinq fois champion d'Europe sur moto dans les années 30 . A cette époque il conçut son premier système d'échappement ce qui devint par la suite l'une des spécialités de son entreprise . Durant la seconde guerre il travailla à l'élaboration de moteurs . Par la suite son vieil ami Ferry Porsche vendit à Carlo Dusio, le fondateur de Cisitalia, le projet de construction d'une voiture de course à moteur central monté à l'arrière . En 1947 Dusio embaucha "Abarth" à la fois comme directeur et manager du team Cisitalia . A partir de 1949 la firme Cisitalia rencontra des difficultés financières et Dusio partit s'établir en Argentine . C'est alors qu'Abarth lança son activité en Italie avec la première voiture portant l'emblème du scorpion (son signe astrologique) ….



C’est en 1951 que sa propre petite entreprise naissante présente une première voiture, la superbe Abarth 205 Berlinetta dessinée par un certain Giovanni Michelotti qui travaillait à l'époque pour le carrossier Alfredo Vignale . Divulguée au Salon de l'Automobile de Turin en 1951, cette magnifique berlinnette est considérée par les passionnés comme une des plus belles voitures du monde, rien que ça . Avec ses rondeurs subtiles et sa ligne de toit élégante, la belle offre une carrosserie sublime qui continue à provoquer l’admiration depuis sa sortie . La meilleure preuve de cet engouement même de nos jours est fournie par les nombreux prix que cette étonnante voiture à remporté dans les divers concours d’élégance auxquels elle a participé aux quatre coins de la planète . Dotée d’une carrosserie entièrement en aluminium et de magnifiques jantes à rayons Borrani, cette Abarth 205 Berlinetta, étonnante voiture de sport, affiche un look incroyable qui même 60 ans après sa naissance ne peut laisser indifférent un amateur de belles voitures ….



L’étonnante Abarth 205 Berlinetta est donc un coupé sportif à deux places conçu pour participer à l’époque à des courses comme les Mille Miglia ou la Targa Florio . En fait, il s'agissait bien davantage que d'une simple Cisitalia dont elle est au départ issu car elle était dotée d'un nouveau châssis, d'un moteur bien plus performant et d'une carrosserie très différente . Avec une aérodynamique bien plus évoluée la nouvelle voiture atteignait des vitesses nettement supérieures . La voiture devint au final une formidable voiture de route et de course qui remporta de très nombreux titres, dont 14 championnats dans sa catégorie et plus de 130 victoires, un beau palmarès . L’habitacle présente la particularité d’avoir la conduite à droite comme c’était très souvent le cas sur ce genre de modèle à l’époque . Le volant fait à la main est en aluminium cerclé de bois . D’une finition assez soigné, il a l’avantage d’être à la fois sportif mais assez luxueux . En effet de la moquette épaisse pour le sol côtoie du cuir noble pour les sièges . Le tableau de bord de la belle et insolite Abarth 205 Berlinetta propose tous les instruments et compteurs nécessaires aux contrôles et au bon fonctionnement de la mécanique ....



Question mécanique justement, le coupé Abarth 205 Berlinetta est équipé d’un moteur à 4 cylindres en ligne Alfa Roméo de 1290 cm3 qui développe 80 chevaux à 6000 tr/min . La transmission est confiée à une boîte de vitesse manuelle à 5 rapports elle aussi d’origine Alfa Roméo qui transmet toute la puissance aux roues arrières . Cette propulsion dispose de suspensions indépendantes à l'avant avec barre antiroulis, d’un pont arrière rigide avec ressorts semi elliptiques et de quatre freins à tambours . Ainsi motorisée, la voiture pouvait atteindre une vitesse de pointe de 190 km/h très enviable à l’époque . A partir de 1954, Abarth s'attaque au quatre cylindres Alfa Romeo, qu'il modifie copieusement et dont il ne tire pas moins de 135 chevaux, soit l'excellent rendement pour l'époque de près de 70 chevaux au litre . Avec cet aspect de bijou artistique, la sublime Abarth 205 Berlinetta à nettement contribué à promouvoir le catalogue de la marque Abarth d’accessoires de tuning pendant de longues années, c'est une valeur sure Vintage Classic ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1290 cm3
  • Puissance : 80 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h
  • Boîte : manuelle à 5 rapports
  • Freinage : à tambours






La « Abarth 205 Vignale Belinetta », c'est ça ...



La « Abarth 205 Vignale Belinetta », c'est ça ...





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lundi 6 septembre 2010

Jensen Interceptor - 1976



JENSEN INTERCEPTOR ….







Les frères Richard et Alan Jensen unirent leur destinée à celle de W. J. Smith Ltd, un carrossier de Grande-Bretagne à la fin des années 20. Au début des années 30, ils avaient pris le contrôle de la compagnie et l'avait baptisée Jensen Motors en la spécialisant dans la carrosserie automobile de grand luxe . L'entreprise est située à West Bromwich et produit des automobiles susceptibles de soutenir la comparaison avec des voitures dites luxueuses comme la Bentley ou l'Austin Princess, mais elle construit aussi des cabriolets et des coupés à tendance sportives . Elle produit aussi des caisses pour des modèles concurrents comme la Volvo P1800 . Leur premier modèle fut la " S-Type ", apparue en 1935, une grosse décapotable de tourisme à moteur V8 . Le 2e conflit mondial marqua cependant une pause dans leurs activités . Dès la fin de la guerre, les frères Jensen reprirent la construction de voitures, de très grand luxe cette fois ….



Mais la plus connue de la marque est la Jensen Interceptor sortie en 1966 lors du "Earl's Court Motor Show", qui deviendra le best-seller absolu de la marque et même pendant longtemps son seul modèle au catalogue . Elle allait être la première Jensen dont la carrosserie serait entièrement construite en acier et qui innove radicalement avec le premier système de transmission intégrale proposée non en série mais en option, gage d’une tenue de route exemplaire, mais aussi le premier ABS, l’antiblocage des roues au freinage, adapté du système encore expérimental de Dunlop . Déjà très en avance sur son temps, sa ligne assez sage et élégante est signée du styliste italien Vignale, et elle dispose de 4 vraies places, dans un confort du meilleur niveau, cuir et bois verni à profusion dans le plus pur style britannique, avec un hayon arrière (un des premiers). La Jensen Interceptor est le modèle le plus vendu avec 6.727 modèles standards et 320 unités à traction intégrale . La très luxueuse SP à moteur 7,2 litres atteint la production de 232 exemplaires . Pour propulser les 1600 Kg de sa caisse tout acier, assise sur un châssis tubulaire, elle fait appel à un V8 Chrysler de 6,2 litres développant la bagatelle de 325 cv . Cette motorisation ira au fil des ans jusqu’à plus de 7 litres, jusqu’à ce que les deux chocs pétroliers donnent un coup d’arrêt à ces mécaniques dispendieuses . La vitesse de croisière de ces grandes routières se situait autour de 193 Km/h, et la vitesse de pointe s’établissait à 225 Km/h, la laissant un peu en retrait des sportives pures et dures . Sa lourdeur et ses capacités en faisaient un engin de longs parcours très sûr, absolument pas un petit bolide dédié au plaisir du pilotage ….



Au fil des ans et des modèles successifs, la Jensen Interceptor subira de notables améliorations, on retrouve une ventilation éprouvée et l'apparition de la climatisation . Des modifications sont aussi faites au niveau des sièges et de la suspension de façon à améliorer le confort . La direction assistée et un réservoir d'essence d'une supérieure est installé pour améliorer l'autonomie . Les pneus sont désormais à carcasse radiale et contribuent de façon notoire à l'amélioration du comportement . La planche de bord subit quelques changements dont l'instauration des commutateurs de type " à bascule ". Des roues en alliage d'aluminium font leur apparition tout comme les disques ventilés . L’habitacle intérieur restylisé avec du cuir Connolly, des tapis de sol et de la moquette Wilton luxe . En mars 1974, une version décapotable fit son apparition et chose surprenante, en dépit de son poids supplémentaire de 200 livres, elle accélérait aussi rapidement que la version coupé . La Jensen Interceptor était une voiture élégante, fiable et formidablement rapide . Son seul véritable talon d'Achille était sa consommation trop élevée en conduite sportive . Après être passé successivement à travers deux crises du pétrole, une récession mondiale et d'avoir généré trop de pertes, la Jensen déposa son bilan en 1975 et ferma définitivement ses portes l'année suivante ....



Pour la mécanique, la Jensen Interceptor dite Mark 1 était mue par un V8 Chrysler de cylindrée plutôt respectable de 6,2 litres qui développait un tout aussi respectable 325 chevaux au régime de 4 600 tr/min . Une bonne vieille boîte "Torqueflite" de Chrysler automatique à 3 rapports se chargeait de faire passer cette puissance aux roues arrières . Elle finira sa carrière équipée d’un nouveau moteur V8 de 7,2 litres de cylindrée doté de 3 carburateurs "Holley" à double corps produisant 450 chevaux à 5.500 tr/min et un couple de 425 Nm dès le régime de 2800 tr/min . Au final, suffisamment puissante et abondamment coupleuse, elle offre un réel plaisir de conduite et un confort tout aussi appréciable . En 1984, cependant, la Mythique Jensen refait surface, entamant sa 4ème génération avec un plus modeste V8 Chrysler de 5,9 litres . Ses performances ne baissent pas, grâce aux nouvelles techniques employées qui permettent de réduire son poids, qui cependant est passé depuis à 1770 Kg . Elle restera proposée pratiquement sans restylage depuis l’origine, jusqu’en 1986 ou la production s’affaiblit et que les affaires cessent avant de devoir s’arrêter de nouveau définitivement ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.2Litres
  • Puissance : 450 chevaux à 5.500 tr/min
  • Couple : 425 Nm dès le régime de 2800 tr/min
  • Vitesse : 240 km/h






La « Jensen Interceptor », c'est ça ...



La « Jensen Interceptor », c'est ça ...





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mardi 2 juin 2009

De Tomaso Pantera GT5 S - 1990

DE TOMASO PANTERA GT5 S ….





Arrivé en Italie en 1955 comme simple immigrant exilé, l’argentin Alessandro De Tomaso, passionné d'automobile, sera aidé par les frères Maserati qui vont lui mettre le pied à l'étrier en l'engageant comme mécanicien sur des voitures de course OSCA, puis finalement comme pilote . DeTomaso se forge rapidement un palmarès respectable, puis rêve bien vite de construire ses propres voitures . Quatre ans plus tard, le 28 octobre 1959, la société DeTomaso Automobili voit le jour près de Modène . Quelques années plus tard, DeTomaso tombe sous le charme bestial des AC Cobra et se prend à rêver de leur puissant V8 pour animer sa nouvelle voiture . Après négociations avec Ford, le partenariat est scellé et la Mangusta voit le jour à Turin en 1966 avec un V8 4L7 américain . Associée à Ford, la marque présente en 1969 la Pantera . Dévoilée au salon de New York de 1970, la voiture se voit assigner un objectif clair, se lancer à l’assaut du marché américain et concurrencer si possible la Chevrolet Corvette . A la très exclusive et sublime Mangusta de 1966, déjà motorisée par un V8 Ford de 4,7 litres, succède donc un modèle dont la vocation est d’offrir à la firme une dimension industrielle ….



L’affaire n’était pas gagnée d’avance car DeTomaso n'est pas la marque la plus réputée lorsqu'on parle d'automobile italienne . Avec leur cœur Yankee et leur robe Ritale, les DeTomaso sont des automobiles atypiques, souvent boudées par les puristes, mais pourtant dotées d'un très fort caractère . Certes, leurs mécaniques rustiques ne sauraient revendiquer un quelconque raffinement, mais les V8 de Detroit offrent le privilège de conjuguer la puissance et le souffle à la simplicité technique et à l’économie d’entretien . Conçue en Italie et motorisée par une mécanique Ford, la De Tomaso Pantera appartient à cette race . Basse et agressive dans ses formes, la Pantera ne manque pas d’allure ni de personnalité, avec ses lignes acérées son design est dû à un styliste américain, Tom Tjaarda . La carrosserie est fabriquée par Vignale à Turin . Techniquement, la voiture a été conçue et développée par deux ingénieurs de renom, Dallara (un ancien de Lamborghini), et Bertocchi (ex-Maserati) . Sa structure autoportante en acier reçoit la mécanique en position centrale arrière . L’âme puissante de la De Tomaso Pantera est le V8 Ford Cleveland de 351 c.i. (5,7 litres), un moteur au gros couple bourré de chevaux qui accouplé à une boîte de vitesses ZF à cinq rapports devient un vrai régal ….



Au fil des ans, la Pantera va connaître plusieurs variantes et évolutions . Dès 1977, elle est épaulée par une version GTS et la voiture dépasse les 250 km/h . En 1980, elle sera déclinée en version Pantera GT 5 S de 350 chevaux avec un look beaucoup plus agressif dont la panoplie se compose de roues chaussées de pneus de 335 à l’arrière et de 285 à l’avant, d’un spoiler, ainsi que d’élargisseurs d’ailes et de bas de caisse et d’un aileron arrière . Mais cette mise à niveau englobe également un meilleur refroidissement du moteur et une climatisation revue ainsi qu'un traitement anti-corrosion plus efficace, une présentation générale plus soignée et une nouvelle planche de bord . Ces versions se reconnaissent à leurs boucliers noirs à l'avant et à l'arrière . On note également la présence de jantes en alliage "Campagnolo" et de pneus "Goodyear" . Ainsi équipée la bête est une vraie sportive puissante et rapide mais fiable et confortable, une vraie GT avec en plus ce look inimitable de fauve ....



Ce qui range à coup sur la Detomaso Pantera GT 5 S dans la catégorie des supercars, c'est surement son exclusivité car sur une production totale de 7210 exemplaires de Pantera, seules 200 Pantera GT 5 S auraient été importées en Europe . Une rareté qui transforme chaque rencontre avec la bête comme un souvenir impérissable . Avec sa ligne bestiale de supercar et les vocalises généreuses de son gros V8, la Detomaso Pantera GT 5 S impressionne, même si son logo n'a pas le prestige d'un cheval cabré elle est toutefois aussi exubérante et sans doute aussi belle qu'une Lamborghini . Bref, même si elle reprend de nombreux éléments Ford, elle semble réunir tous les ingrédients d'une supercar de rêve . C’est une propulsion magnifique est très performante, bien équilibrée, confortable et très rare . Déclinés en plusieurs versions et malgré sa mécanique de grande série d'une insolente simplicité technique, la Pantera présente un caractère entier qui n'a pas beaucoup à envier à des rivales plus prestigieuses, elle continuera d'évoluer jusqu'en 1995 ...



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 4.7 Litres
  • Puissance : 350 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple maxi : 430 Nm à partir de 3500 tr/min
  • Vitesse : 270 km/h suivant rapport de pont
  • Boite de vitesse : ZF à 5 rapports
  • Performances : 0 à 100 en 14’’2






La De Tomaso Pantera GT5 S, c'est ça ...



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