@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 15 novembre 2014

Hommage aux Flèches d'Argent



mercedes00.gif



L'histoire des Flèches d'Argent c'est l'histoire d'un mélange de triomphe et de progrès.
A l'occasion du 80e anniversaire de la Flèche d'Argent , les célèbres voitures de la mythique marque Allemande Mercedes reviennent à la vie en utilisant une subtile combinaison des photographies originales d'époque mêlées avec des graphismes 3D modernes les plus avancées grâce à la technologie actuelle ....


mercedes13.jpg


L'histoire débute un jour assez nuageux en Juin 1934. Une voiture de course blanche, une Mercedes Benz W 25, se trouve sur le fameux circuit très vallonné du Nürburgring situé à Nürburg dans la région d'Ahrweiler, au cœur du massif de l'Eifel en Allemagne. Deux hommes se rapprochent, l'un gesticulant avec ses mains en donnant des directives et l'autre enfilant des gants et prenant une spatule dans la poche de son pantalon. Il se met à genoux doucement en avant de la voiture et commence à gratter la peinture méticuleusement avec prudence au moyen de cette spatule . Le soleil perce lentement derrière les nuages en faisant briller la couleur argenté de la surface en aluminium de la voiture qui commence à apparaitre sous la couche de peinture suite au grattage ....


mercedes14.jpg


Pour bien comprendre cette scène peu commune, il faut savoir que quelques heures avant la course du Grand Prix d'Allemagne, sur les instructions de Alfred Neubauer qui était le chef responsable de l'équipe de course, un technicien avait été chargé de gratter avec soin la couche de peinture de la voiture afin de réduire le poids de la W 25 et ainsi de le maintenir dans la limite de poids de 750 kg le maximum autorisé.
Ainsi, ce jour la une petite ruse d'un chef d'équipe malicieux allait donner naissance à un symbole qui allait devenir éternel, un mythe venait sans le savoir de prendre naissance, les Flèches d'Argent prenaient vie ....


mercedes01.jpg mercedes02.jpg

En 2014 c'est l'année du 80e anniversaire de la Mercedes Benz W 25, la légendaire « Flèche d'Argent » . Pour fêter l'événement, le photographe Jan Rambousek et le directeur de la création Tomas Kopecny ont été demandés par la firme pour créer une série inhabituelle de documents. Comme il n'y avait pratiquement aucune matière d'origine encore en existence depuis le moment où la Flèche d'Argent est née, ils ont du passer des mois à rechercher et collecter de nombreux textes, matériel photographique et cinématographique encore existants qu'ils pouvaient trouver ....


mercedes03.jpg mercedes04.jpg
mercedes05.jpg mercedes06.jpg

Prenant vraiment très à cœur cette mission inhabituelle, ils vont mettre tout en œuvre pour parvenir à finaliser leurs travaux et pour produire quelque chose de somptueux. Ils avaient un seul objectif en tête, la qualité. Donc, pour reproduire parfaitement et avec précision les situations historiques dans le moindre détail, il fallait que tout soit extrêmement soigné. De la conception des véhicules, en passant par les paysages et les lieux originaux, sans oublier les vêtements des spectateurs, leur but était de fournir une image la plus authentique possible. Le résultat final de ce long travail méticuleux est carrément bluffant ....


mercedes07.jpg mercedes08.jpg

Pour rendre les images aussi réalistes que possible, Rambousek et Kopecny ont appelés des centaines de figurants qui ont posé sur les emplacements et les lieux d'origine vêtus de costumes de l'époque. La plupart d'entre eux étaient ravis de participer et entre les prises de vues des collations et des repas leur ont été servis. Même les plus jeunes participants ont vraiment apprécié d'être dans le projet car ils ont pu ainsi admirer plusieurs voitures classiques de l'époque, même si la légendaire Flèche d'Argent a été ajouté par la suite grâce à la technique de «l'écran vert» ....


mercedes09.jpg mercedes10.jpg

En utilisant de vieilles photographies, les anciens sites ont été recréés d'abord en deux puis en trois dimensions . La manipulation photographique a été ensuite perfectionné en combinant les moulages 3D modélisés avec les images réelles des films d'époque pris sur les sites d'origine. Pour finir, par le biais du photomontage, la transition a été faite permettant à tous les différents médias obtenus de fusionner ensembles et donc à l'aide d'un soin méticuleux de créer un tel résultat avec au final des images brillantes et extrêmement précises qui permettent à l'observateur de se rapprocher au plus prêt de ce qu'était véritablement la Flèche d'Argent ....


mercedes11.jpg mercedes12.jpg

Sources : © Mercedes - © Jan Rambousek - © Tomas Kopecny





Silver Arrows Project ...



La F1 au Nürburgring en 1967 ...





JPBlogAuto

lundi 3 novembre 2014

Alex Kow - Dessinateur publicitaire automobile






akow01.jpg


Alex Kow de son vrai nom Alexis Kojewnikow était d'origine Russe, mais il coupa définitivement les ponts avec son pays natal lors de la révolution de 1917. En effet, Russe , mais aussi Russe blanc, il se vit claquer au nez la porte de son pays natal par les bolchéviques. Le père d'Alexis était un universitaire russe parlant sept langues, homme de lettres et journaliste, qui voyageait beaucoup en Europe Occidentale.
A la suite des évènements politiques de 1905, il quitta son pays. Son fils Alexis fut mis en pension à Lausanne en Suisse en 1908. Grâce à la générosité d'une famille helvétique, il parvint à poursuivre ses études jusqu'à intégrer le Collège Technique des Arts et Métiers de Genève. C'est dans cette famille d'accueil qu'il attrapa le virus de l'automobile car le chef de famille possédait une splendide Rochet Schneider, et c'est à son bord que le jeune étudiant fit ses premiers tours de roues en tant que conducteur ....


akow02.jpg akow03.jpgakow04.jpg


La révolution sociale et technologique de l’après-guerre fera démarrer sa carrière et son activité de dessinateur publicitaire. Grâce çà sa formation de dessinateur industriel des Arts et Métiers et avec ses diplômes en poche, Alexis va passer de l’autre côté de la frontière, la France de l’entre-deux-guerre et son effervescence de constructeurs d’autos qui offre aux jeunes hommes un terrain d’action riche d’opportunités. L’ère est au modernisme, le culte de la machine atteint son apogée, déclamé par les poètes qui s’extasient devant la beauté et les bienfaits de la matière enfin maîtrisée. Dans ce climat d’euphorie mécanique, l’automobile est reine et Kow devient son apprenti-courtisan ....


akow15.jpg akow05.jpg akow06.jpg akow16.jpg akow07.jpg akow14.jpg


Son premier emploi, il le trouva dans le bureau d'études d'un carrossier de Levallois. Curieux de ce qui se passait dans les ateliers et avide de conseils, il y fut chaleureusement reçu par les contremaîtres, mais conscient de ses faiblesses techniques, Alexis ne manquait pas de parfaire son savoir le soir chez lui en étudiant des ouvrages spécialisés. Ainsi donc, il fait ses premières passes d’armes sur des châssis, comme le veut la tradition du moment. La clientèle des années 20 recherche l’automobile exceptionnelle qu’elle fait souvent réaliser en combinant mécanique de fiabilité éprouvée et carrosserie dessinée par des hommes dont c’est l’unique métier.
C’est à cette école aussi enrichissante qu’astreignante, que Alexis Kow développe sur le papier ce qui sera son style. Des lignes d’une grande élégance exprimées par une rigueur de trait, une attaque de l’image dynamique renforcée par des lignes de fuite tendues, une mise en valeur des surfaces par le travail des ombres et des hautes lumières ....


akow08.jpg akow09.jpg akow10.jpg


Son employeur était emballé par le coup de main de Kow, capable grâce à sa formation artistique de présenter des automobiles en perspective, ce que ne savaient pas faire les dessinateurs industriels. Les clients de la carrosserie croyaient ainsi avoir à faire avec une grosse société, dotée de moyens conséquents, et cela attirait inévitablement une nouvelle clientèle qui contribuait à la notoriété grandissante de l'entreprise.
Alexis Kow, tout en travaillant sur des maquettes publicitaires pour son employeur, ne cessait d'être sollicité par d'autres carrossiers, séduit par son talent rare. Mais il déclinait poliment les offres, ce qui inévitablement avait pour effet de faire monter les enchères. Finalement, il décida de proposer ses services à plusieurs constructeurs et il eut l'embarra du choix, et sélectionna la maison Panhard et Levassor ....



akow11.jpgakow12.jpgakow13.jpg


Le premier travail de Kow pour Panhard date de 1922. Il exposa trois idées à la marque, deux s'inspirant des recommandations du constructeur, et une de sa propre inspiration, et c'est cette dernière qui fut retenue. Il s'agissait d'un torpédo reposant sur une flèche, avec le texte " Rapide comme la flèche ". Finalement la collaboration avec Panhard fut suspendue en 1923. Artiste au talent désormais reconnu, Kow, qui n'avait pas encore 25 ans en ce début des années folles, fut contacté pour assurer l'exécution des catalogues et annonces publicitaires de plusieurs marques ou il donne la pleine mesure de son amour pour l’art mécanique. Ainsi les pages du magazine « L’llustration » reproduiront pendant deux décades les traits à l'encre de chine d'Alexis ou savamment il a contribué à formuler, à sa manière et dans son domaine, le caractère de cette vision qui s’appelle déjà l’Art nouveau ou l’Art moderne.
Le travail de l'artiste fut reconnu au Polo de Bagatelle en 1933 par l'obtention du " Premier Grand Prix ", la plus haute récompense. Grâce à cette notoriété, on doit à Alexis Kow, hormis les catalogues et les publicités pour Panhard, quelques monuments de l’image publicitaire pour d'autres marques comme entre autre Bugatti, Cibié, Delahaye, Englebert, Hotchkiss, Licorne, Marchal, Matford, Peugeot, Pirelli ou Salmson ....


akow17.jpg akow18.jpg akow19.jpg


Après guerre, la roue tourne et l’automobile avance sur la voie du banal, de la production de masse, de l’objet-outil, en laissant de côté ceux qui chantèrent ses louanges et démode la fonction même de dessinateur publicitaire. L’élégance n’est plus de mise, seul compte le prix, et beaucoup ne se relèveront pas de cette fracture. Alex Kow, l’homme des années 30, pondéré, élégant, mondain n'est plus à la mode et une page est tournée.
Au final, une nouvelle génération d'illustrateurs affichistes voyait le jour, proposant un style plus novateur qui ne faisait, malgré les efforts de Alexis Kow, que dater un peu plus sa griffe si personnelle mais il demeure un tâcheron, un petit maître dans son domaine. Ses œuvres, classiques dans leurs exécutions à la gouache et aquarelle ou bien à la plume et au crayon gras, possèdent cependant un charme que l’on ne pourrait leur ôter. Harmonieuses, équilibrées et raffinées, elles sont les témoins d’une époque où seuls comptaient les signes extérieurs d’élégance ! Une qualité qui n’a pas de prix ....

Sources : © - Panhard Racing © - Wikipédia © - Google - Images






JPBlogAuto

mercredi 22 octobre 2014

Les Mille Miglia, la plus belle course du monde








miglia01.jpg




Les "Mille Miglia" (ou Mille Miles) était l'une des courses automobiles les plus célèbres au monde. Disputée en Italie et sur route ouverte, elle attira les plus grands pilotes et les marques les plus prestigieuses. Cette course, élevée aujourd'hui au rang de mythe, s'est disputée à vingt-quatre reprises entre 1927 et 1957, dont treize fois avant la Seconde Guerre mondiale et onze fois après.
L'histoire des "Mille Miglia" commence en 1921 quand le club Automobile de Brescia organisa le premier Grand Prix italien. Voyant le succès de cette course, le club d'automobile de Milan construisit l’autodrome de Monza et y organisa les Grands Prix à partir de 1922. Ceci vexera les habitants de Brescia mais ce n'est qu'en 1926 que Aymo Maggi conçut, à titre de vengeance, l'idée d'une course sur route pour des voitures de sport. Cette course serait une épreuve de 1000 milles, sur des routes publiques fermées entre Brescia et Rome ....


miglia02.jpg


La course fut donc créée par les jeunes comtes Aymo Maggi et Franco Mazzotti, avec l'aide d'un groupe d'associés fortunés, ils établirent un circuit en forme de huit allant de Brescia à Rome et retour pour une distance parcourue d'environ 1.618 kilomètres, soit 1.005 milles. La première course eut lieu du 26 au 27 mars 1927 avec 77 concurrents au départ, tous italiens. Le gagnant, Giuseppe Morandi, termina la boucle de cette première édition en un peu moins de 21 heures et 5 minutes, à la moyenne de 78 km/h.
L'originalité de cette épreuve était de faire courir des voitures d'endurance sur routes, et non sur circuit. Ferrari, Maserati, Alfa Romeo, Porsche, Mercedes, Jaguar, Aston Martin, Bugatti, en somme tout le « gratin » de la compétition automobile se disputait la première place de cette prestigieuse épopée sportive et humaine. Les voitures prenaient la route, toutes les minutes, les voitures plus petites et plus lentes partant les premières. Leurs numéros représentaient leurs heures de départ. La stratégie de course était simple, aller aussi rapidement qu'on le pouvait tant qu'on le pouvait ! ....


miglia03.jpg


Avec un peu de chance, on pouvait atteindre l'arrivée. Avec moins de veine, on risquait tout simplement d'aller se pulvériser contre les talus, les rochers, les bornes routières et autres poteaux ou barrières qui s'alignaient le long de ces routes parfois à peine praticables. Le long du parcours, les spectateurs étaient nombreux, venus encourager leurs favoris, s'avançant parfois jusqu'au milieu de la route pour acclamer leurs idoles.
La première édition de cette incroyable et très dangereuse course remporta un très grand succès tant auprès des pilotes que de la population de Brescia. Cet énorme élan de popularité de l'événement permit même la construction d'une nouvelle route. Avec un tel engouement, en 1928, 3 Bugatti participèrent à l'épreuve dont l'une était conduite par le fameux Tazio Nuvolari . Après avoir fait un départ impressionnant, les 3 voitures françaises commencèrent à souffrir de l'infernal tracé pour lequel elles étaient peu adaptées, et une après l'autre, elles abandonnèrent ....


miglia04.jpg


Les pilotes italiens dominèrent l'épreuve pendant de nombreuses années à de rares exceptions près. Il faut dire que les marques transalpines faisaient le forcing, à l'image de l'équipe Alfa Romeo forte de plus de 90 mécaniciens et de 17 zones d'assistance où étaient entreposées pièces de rechange et réserves de carburant. Certains team manager de la concurrence estimaient alors que cette débauche de moyens était comparable à celle de Napoléon avant la bataille de Waterloo.
La course sera une première fois suspendue en 1939 à la suite d'un accident ayant entraîné la mort de nombreux spectateurs lors de l'épreuve. Le pilote d'une Lancia perdit le contrôle de son engin dans la traversée de Bologne et tua dix personnes dont sept enfants. A cause de cet accident, la course fut interdite mais Aymo Maggi organisa néanmoins "le Grand Prix de Brescia" sur une portion réduite du parcours développent seulement 180 km. Cette course fut remportée par la BMW de l'équipage allemand Hanstein/Baumer ....


miglia05.jpg


On entra alors dans la période de guerre et ce n'est qu'en 1947 que les Mille Miles ressuscitèrent de leurs cendres dans une Italie dévastée et vaincue. Biondetti s'imposa en 1947, 1948 et 1949. De leur côté, les constructeurs, sensibles à la popularité de cette manifestation qui a avait gardé toute son aura, commencèrent à imaginer de nouveaux plans de bataille. Ferrari qui venait de naître avait de grandes ambitions et Enzo Ferrari qui avait appris toutes les ficelles du métier au sein du team Alfa allait entreprendre son inexorable ascension et sa domination insolente sur l'épreuve.
En 1952, Mercedes revint s'aligner dans la course italienne mais Caracciola ne put faire mieux que d'accéder à la quatrième place. En 1954, ce fut au tour d'Ascari d'amener à la victoire la première Lancia qu'il pilota sans interruption de bout en bout. L'année précédente, le grand Nuvolari avait trouvé la mort et le parcours modifié traversait désormais Mantua, sa ville natale, afin de lui rendre hommage. Puis, 1955 fut l'année Mercedes. Alfred Neubauer, à la tête du team allemand était venu pour gagner, emmenant avec lui des pilotes de renom aussi confirmés que Fangio, Karl Kling, Hans Herman et Stirling Moss ....


miglia06.jpg miglia07.jpg


Stirling Moss avait dessiné un plan du circuit de près de 5 mètres de long sur lequel était indiqués non seulement la route, les obstacles, les pièges à éviter mais aussi tout ce que la région comptait d'aides potentielles ( mécaniciens de villages, vendeurs d'essence, raccourcis, etc ...). Moss était persuadé que pour vaincre il fallait autant de stratégie et de préparation que de talent de pilotage. Moss partit le couteau entre les dents et fit, selon son propre aveu des pointes à près de 240 km/h. Cette année la, la Mercedes de Moss était invincible et il franchit la ligne d'arrivée en vainqueur, pulvérisant le record de l'épreuve avec un temps total de parcours de 10 heures 7 minutes et 48 secondes, soit avec une moyenne supérieure de plus de 15 km/heure sur la meilleure jamais réalisée. La course sera définitivement arrêtée en 1957 à la suite de l'accident mortel d'Alfonso de Portago et de son copilote qui entraîna la mort de neuf spectateurs ....


miglia08.jpg miglia09.jpg


De nos jours, une épreuve routière dénommée « Mille Miglia Storica », réservée aux voitures de course de collection, perpétue la tradition. Ce rendez-vous annuel est devenu l'un des événements les plus prestigieux au monde, dans le domaine des courses de véhicules d'époque.
Si son aspect sportif n'a plus de sens, sa popularité reste intacte. Pour Enzo Ferrari qui avait vécu 24 précédentes éditions, cette épreuve historique constitue " le plus beau musée du monde". Les plus grands pilotes, (parfois "historiques" eux aussi !) comme John Surtees, Stirling Moss, Jacky Ickx, Clay Regazzoni ou Olivier Gendebien viennent pour le plaisir, piloter sur ces routes immortelles les plus belles autos sorties des musées les plus prestigieux ....


miglia10.jpg


Aujourd’hui, cette course est donc un peu moins héroïque, un peu moins déraisonnable , car elle s’étale maintenant sur plusieurs jours, mais elle attire à nouveau un impressionnant cortège sur les routes féériques découpant les campagnes italiennes. Parmi elles Jaguar XK120, Porsche 356 1500 Speedster, Ferrari 250 Europa GT, Aston Martin DB 2/4, Lancia Aurelia B20 GT, Alfa Romeo 6C, Bugatti Type 40 et autres merveilles. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que la valeur totale du plateau dépasse plusieurs dizaines de millions d’euros. Parmi les équipages au départ, on trouve également quelques anciens pilotes de renom tels que Martin Brundle, mais également des vedettes et des célébrités comme Jay Leno, Adrien Brody ou Jeremy Irons ....

Sources : © Wikipédia - © Motorlegend - © Google Photos





Mille Miglia - The Spirit of a Legend ...



The historic Mille Miglia ...



Les Mille Miglia 2012 ...





JPBlogAuto

vendredi 17 octobre 2014

La route 66 - The Mother Road








r66-01.jpg




La Route 66, officiellement US Route 66, était une route américaine qui joignait Chicago dans l'état de l'Illinois à Santa Monica dans l'état de Californie, entre les années 1926 et 1985 aux États-Unis.
Sa longueur a beaucoup varié au gré des années et des remaniements de son tracé, mais la longueur communément admise est d'environ 2 280 miles soit 3 670 km. La Route 66 traverse trois fuseaux horaires et 8 États (d'est en ouest : Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie. Elle fut la première route trans-continentale goudronnée en Amérique. Les Américains la surnomment The Mother Road ou Main Street USA ....


r66-02.jpg


Elle a gagné ses lettres de noblesse grâce notamment à Chuck Berry, qui lui a consacré une chanson. Pendant la Grande Dépression des années 1930, c'est par la Route 66 que les fermiers à la recherche d'un emploi migrèrent vers la Californie car la côte Ouest des USA était très isolée du Centre et de l'Est à cause des chaînes de montagnes et des déserts.
Avant le premier chemin de fer en 1867, il était plus facile d'envoyer un bateau autour de l'Amérique du sud plutôt que de passer à travers le Centre et l'Ouest du pays. Même au début du vingtième siècle, il était toujours très difficile et même périlleux d'essayer de conduire d'une côte à l'autre. Les routes se terminaient aux pieds des Rocheuses ou aux bords des déserts. Un si long voyage n'était pas très simple car les routes se terminaient en chemin de campagne et qu'il n'y avait pas d'aires de repos ou de commerces le long de la route comme aujourd'hui ....


r66-08.jpg


La Route 66 ne suivait pas une ligne droite traditionnelle. Elle reliait des centaines de villes rurales de l'Illinois, du Missouri, et du Kansas à Chicago, permettant aux fermiers de transporter leur production pour la vente. Cela a été particulièrement significatif pour le transport routier, qui était en concurrence dans les années 30 avec le rail. En fait, cette route entre Chicago et la côte pacifique qui traversait essentiellement des plaines et des prairies profitait d'un climat beaucoup plus tempéré que les routes nationales du nord, et donc elle avait la faveur des routiers.
L'itinéraire a été commissionné en novembre 1926, en fédérant des portions de routes existantes, mais à l'époque, la route n'est revêtue que sur un tiers de sa longueur. Cyrus Avery, président de l'Associated Highways Associations of America, est considéré comme son « père fondateur ». Ce n'est qu'en 1937, notamment grâce à la politique du New Deal lancée par le président Franklin Delano Roosevelt, que la route est goudronnée dans son intégralité ....


r66-05.jpg r66-06.jpg


Après la guerre, les américains ont été encore plus mobiles que jamais auparavant. Des milliers d'anciens soldats, marins et aviateurs qui avaient été entrainés dans les camps militaires de Californie, d'Arizona, du Nouveau Mexique, de l'Oklahoma et du Texas, quittèrent les durs hivers de Chicago, New York et Boston et de nouveau, la route 66 facilita cette migration.
Le flot continu de voyageurs en voiture favorisa l'émergence d'activités économiques tout le long de la route et l'évolution vers le tourisme s'accélère ce qui accroit aussi les équipements nouveaux et les infrastructures d’accueil. En fait, de 1945 aux sixties, la middle class américaine va se ruer en vacances sur la côte Ouest. L'artère mère connaît alors son apogée et elle parcourt l'intérieur du pays et traverse les centre-ville. Une multitude de commerces familiaux, des milliers de motels, de fast-foods, de restaurants, de garages, de campings, d'aires de repos et de stations-service font fleurir leurs enseignes le long de son tracé ....


r66-03.jpg


Pendant son heure de gloire, la Route 66 recevra de nombreux surnoms. La National US 66 Highway Association, qui se charge de populariser la route auprès du grand public, la nommera Main Street of America, une appellation justifiée par le fait que la Route 66 faisait office de rue principale dans la plupart des villes qu'elle traversait. Dans son célèbre roman "Les Raisins de la colère", John Steinbeck la baptisera The Mother Road (la « route-mère »), car toutes les routes secondaires débouchaient sur la Route 66.
Durant l'après-guerre, la Route 66 constitue un itinéraire majeur autour duquel se développent de nombreuses villes comme Amarillo au Texas, Albuquerque au Nouveau-Mexique, Flagstaff et Kingman en Arizona. Des centaines de motels, de cafés, de stations-services, d'attractions touristiques et autres boutiques de souvenirs vont s'établir le long de la route ....


r66-04.jpg


La Route 66 a été officiellement déclassée le 27 juin 1985. Si elle n'a plus d'existence « officielle », elle conserve un caractère mythique et reste sans doute la plus connue des routes américaines. Pour les commerces et villages qui vivaient de la Route 66, le contournement par les Interstates a souvent été vécu comme une tragédie. Certains petits commerces ont été abandonnés, parfois même des villages entiers. Mais depuis plusieurs années, l'animation revient car les motels, boutiques et lieux historiques bordant la Route 66 sont petit à petit restaurés, accueillant à nouveau les voyageurs ....


r66-07.jpg


Depuis le début des années 1990, des mouvements de tout genre se sont même créés pour assurer le mieux possible sa préservation, et les initiatives visant à y développer le tourisme sont de plus en plus nombreuses. La route est ainsi à nouveau fléchée à plusieurs endroits sous le nom « Historic Route 66 » ....


Sources : © - Wikipédia © - Google Photos





La Route 66 en 180 secondes ...



La route 66 en moto ...



La route 66 - The Mother Road ...



Voyage sur la route 66 ...





JPBlogAuto

- page 1 de 28