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samedi 18 juin 2016

Tom Fritz Studio






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Tom Fritz est un peintre illustrateur réputé qui est né à San Fernando dans l'état de Californie aux États-Unis. Considéré comme l'un des meilleurs artistes du sport automobile, ses œuvres sont riches en couleurs et ses tableaux offrent une superbe interprétation très originale de la relation entre l'homme et la machine. Intimement lié avec ses sujets, son enthousiasme pour l'art montre un sens personnel de la vie car son pinceau est une célébration de ces propres souvenirs d’adolescent ....


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Les souvenirs d'enfance de Tom Fritz, de courses automobiles et de Hot Rods, ainsi que la culture du sud de la Californie durant les années 60 et au début des années 70, font partie de la puissance qui émane de son œuvre et qui ont façonné l'artiste incontournable qu'il est devenu. La richesse et le choix des couleurs de ses toiles ainsi que l'utilisation contrôlé de l'espace capturé dans ses tableaux offrent une interprétation unique et très belle de l'atmosphère des scènes qu'il peint ....





Après avoir obtenu un baccalauréat en art et dessin à l'University Northridge de Californie, Tom Fritz a peaufiné son travail pour approcher, suivant les critiques spécialisés, celui des anciens peintres impressionnistes. Devenu aujourd'hui un artiste de premier plan du genre, ses compositions simples mais magnifiquement structurés, construites avec un soupçon de récit dramatique sont une célébration unique et sensible de l'émotion ressentie en voyant la scène, mais aussi une ode à la beauté de la puissance mécanique qui émane des engins dans ses tableaux ....





Depuis plus de vingt cinq ans, Tom Fritz a installé son studio dans le comté de Ventura en Californie ou il travaille aussi dans un but commercial pour toutes les diverses entreprises qui sensibles à son talent lui passent régulièrement des commandes spéciales. Pour autant il ne néglige pas l'amateur du grand public à qui il réserve principalement des œuvres qui reflètent ses propres goûts personnels ....





Grâce à son talent reconnu Tom Fritz est constamment sollicité par des entreprises et des institutions importantes comme le Ministère de la Défense Américain, mais aussi ITT, Litton Industries, Northrop Grumman, ou d'autres gros clients tels que Petersen Publishing, l'armée des États-Unis ou l'US Air force. Il réalise tout cela en tant que concepteur et illustrateur, mais tout en acceptant aussi diverses autres commandes indépendantes qu'il produit tranquillement sur son temps libre ....





Fort de tous ces succès, Tom Fritz a réussi à créer un genre de fascination, un mouvement qui produit sur le grand public une immense reconnaissance pour son travail qui est aujourd'hui apprécié comme un élément précieux d'un mode de vie américain, la fameuse "american way of life". Cette renommée l'a conduit à devenir un membre éminent de la célèbre Société des Beaux-Arts Automobile (AFAS) ....





Au cours d'une carrière relativement courte, Tom Fritz a été honoré à de très nombreuses reprises dans de nombreux domaines. Ses talents ont été largement acclamé et son travail peut être trouvé dans de nombreuses collections privées et corporatives à travers le monde, y compris General Motors, Ford Motor Company, Harley-Davidson, Pittsburgh Peinture, ou Petersen Publishing Company. Il a remporté sept fois le prestigieux Prix Helck Peter Best in Show et le Fitzpatrick Art Award à deux reprises, mais aussi le Prix Pebble Beach Concours d'Elegance, en plus de plusieurs Prix Athena et le Prix d'excellence Lincoln Meadow Brook ....


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La Poste Américaine à également consacré une série de timbres à Tom Fritz ....

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Sources : © Wikipédia - © Google Images - © Youtube - © Tom Fritz Studio



Les timbres Tom Fritz de la Poste Américaine ...



Une interview de Tom Fritz ...






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mardi 14 juin 2016

Gaston Juchet Designer







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Gaston Juchet est né en France en 1930. C'est un designer industriel français spécialisé dans l'automobile. Gaston Juchet était un homme discret qui avait une grande passion pour l’Art et le Dessin, en fait ce n'était pas un designer pur sucre mais plutôt un ingénieur passionné de dessin qui laissera toutefois une importante contribution au paysage automobile français des années 1960 aux années 1990. Avec le recul, on peut dire effectivement que Gaston Juchet demeure encore aujourd'hui l’un des personnages incontournables dans l’histoire de la marque Renault ....





Gaston Juchet était un homme discret qui n'avait rien en commun avec tous ces designers fameux dont la liste des créations se déroule telle un tableau de chasse. En effet, sa renommée n'a jamais égalé celle d'autres designers ayant œuvré pour Renault, comme Philippe Charbonneaux, Robert Opron ou Patrick Le Quément. Pourtant, durant près de trois décennies, il a marqué de son empreinte le style des voitures de la Régie. Cet homme humble et fidèle était l'anti-thèse absolue des patrons-designers vedette d'aujourd'hui, mais ce retrait tout relatif ne l'empêchera pas de signer des avancées marquantes dans l'histoire de Renault. Il était avant tout un artiste passionné et éclectique se consacrant au dessin, à la peinture, et aussi à la photographie qui était attiré depuis toujours par le monde de l'aviation et celui de l'automobile, montrant des dispositions précoces pour les arts graphiques ....





En 1955, Gaston Juchet obtient son diplôme d'ingénieur à l’École Centrale de Paris et part presque aussitôt faire son service militaire. A son retour, avec son diplôme d'ingénieur en aérodynamique en poche, Juchet frappe à la porte de la régie Renault et ses quelques dessins automobiles lui valent d'être aussitôt engagé à la direction Recherches et Développements en 1958. Son premier chantier consistera à mettre au point le capot de la Caravelle. Bien que de formation technique, il se fait remarquer pour ses talents d'illustrateur et son aptitude à exprimer clairement ses idées au moyen de gouaches très réalistes. La régie va donc le faire travailler avec Philippe Charbonneaux pour sortir le projet de la Renault 8 de l'impasse, et ensemble ils vont définir les lignes simples et cubiques de celle qui va succéder à la Dauphine ....





En 1965, alors âgé de 35 ans, la direction de Renault propose à Gaston Juchet le poste de Responsable du Style automobile de la marque et il met vite en place un véritable studio consacré au design, dissocié du bureau d'études carrosserie en s'entourant progressivement d'une équipe de stylistes de talent. A cette époque, la firme commence à plancher sur l'idée d'une berline haut-de-gamme, mais après une douzaine de prototypes réalisés, le projet 114 carrossé par Ghia qui deviendra la future Renault 16 s'avère bien vite trop coûteux, et il faut donc repartir de zéro. Gaston Juchet va figé ce qui sera la ligne définitive de la R 16 avec un collaborateur jeune ingénieur du nom de Claude Prost-Dame. De conception révolutionnaire pour l'époque, avec son hayon arrière totalement inédit combinant les avantages d'un break et d'une berline, ses lignes à la fois fluides et tendues, son confort et ses performances, la R 16 sera déclarée, peu après sa sortie, première "Voiture de l'année" par un jury international et deviendra bien vite une voiture indémodable ....





La paternité de la ligne d'une automobile est comme le reconnaissait humblement Gaston Juchet difficile à établir, car selon lui il s'agit toujours d'un travail d'équipe. Mais force est de constater que depuis 1965 jusqu'à 1978 il supervise brillamment avec son équipe le style et le design de beaucoup de modèles célèbres de la marque comme la Renault 16 en 1965, la Renault 6 en 1968, la Renault 12 en 1969, les Renault 15 et 17 en 1971, la Renault 5 en 1972, les Renault 30 et 20 en 1975, la Renault 14 en 1976 et la Renault 18 en 1978, marquant ainsi de sa patte discrète une nouvelle lignée de modèles au losange qui seront appréciés dans toute l'Europe ....





C'est en fait sous la direction de Gaston Juchet que voient le jour plusieurs autres innovations majeures sur les voitures de la marque Renault, comme la carrosserie deux volumes et le développement de la modularité intérieure sur une berline haut de gamme ou l'adoption des boucliers en plastique entre autre. Outre des belles automobiles au design marquant et au succès commercial avéré, Gaston Juchet introduisit aussi les méthodes modernes de maquettage et la Conception assistée par ordinateur CAO. Il attira également des talents éclectiques et cosmopolites au sein de l’équipe du Style et il contribua à l’essor du Design industriel à l’époque où le Groupe Renault concevait des tracteurs, camions, tondeuses, cycles, etc. Avec le rachat d'Alpine, Gaston Juchet aura aussi la lourde responsabilité de faire oublier la fameuse "Berlinette" et dessinera sa remplaçante, l'A310, apparue en 1973 ....





Au début des années 80, la gamme Renault est constituée d'un véritable patch-work stylistique volontaire pour pouvoir offrir une voiture à chaque classe de la clientèle. L'ensemble finit par manquer de cohérence et le style intérieur reste le parent pauvre. C'est dans ce contexte que la Régie décide de créer un véritable service de style intégré. La direction de celui-ci est confiée à Robert Opron qui a pour mission de développer la créativité chez le constructeur de Billancourt. Gaston Juchet reste toutefois à la Régie, et même si il perd de son influence, n'étant plus le numéro un du style et donc n'étant plus sous le feu des projecteurs, il continue ses travaux avec discrétion et efficacité. Ainsi à la Renault 12 alors vieillissante succède alors la toute nouvelle Renault 18 plus classique dont le style doit beaucoup à ses travaux ....





A partir de cette époque Gaston Juchet collabore harmonieusement avec Robert Opron et à eux deux ils vont apporter à Renault des idées nouvelles. On leur doit notamment le principe de la bulle arrière, déjà utilisée sur la Citroën SM, et qui sera aussi adoptée sur les Renault 11, Renault Fuego et Renault 25. Du fait du choc pétrolier on voit éclore chez plusieurs grands constructeurs des études de voitures au coefficient de pénétration dans l'air record. Gaston Juchet qui est ingénieur en aérodynamique de formation, pilote chez Renault tous ces projets qui donnent naissance aux prototypes Eve et Vesta, des véhicules de recherche sur les économies d'énergie. La Vesta II de 1987 qui succède aux études Eve, Eve + et Vesta I de Gaston Juchet est donc l'aboutissement de toutes les recherches de la firme en matière de réduction de la consommation de carburant entamées en 1980. Le tout dernier prototype Vesta II, avec son coefficient de traînée record de 0,186, réussira à rallier Bordeaux à Paris par l'autoroute avec une consommation moyenne de 1,9 l. au 100 km. Ce super record mondial n'a d'ailleurs jamais été battu à ce jour ....





En 1985, après le départ de Robert Opron, Gaston Juchet reprend la direction du style chez renault. On peut y voir une forme de reconnaissance pour la fidélité qu'il a toujours eue pour son employeur. Le Centre Style Renault compte alors plus de cent personnes, dont une cinquantaine de maquettistes et environ vingt cinq stylistes. A cette période, Gaston Juchet s'ouvre vers l'extérieur et il entretient notamment des collaborations avec plusieurs grands studios de design italiens qui sont désormais régulièrement consultés, qu'il s'agisse de Marcello Gandini pour la Super 5 de 1984 ou de Giorgetto Giugiaro pour les Renault 21 de 1986 et Renault 19 de 1988. Mais Juchet souhaite apporter une succession à la mythique Renault 4. Il s'est déjà investi depuis le début des années 70 dans plusieurs projets de véhicules bas de gamme, mais ceux-ci n'ont jamais abouti. Mais avec la collaboration du designer Jean Pierre Ploué, le travail de Gaston Juchet finira par donner naissance à la petite Twingo ....





En 1986, Raymond Lévy arrive à la Régie et quelques mois plus tard, il nomme Patrick Le Quément, designer de réputation internationale, ex Simca, Ford et Volkswagen, au poste de directeur du design industriel. L'année suivante, en 1987, Gaston Juchet décide de prendre sa retraite après avoir été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1984 et après avoir obtenu le Grand Prix de l’Esthétique Industrielle en 1976, une carrière bien remplie. L'automobile n'étant pas son seul centre d'intérêt, il se consacrait durant ses temps libres au dessin, à la peinture, à la photographie et il laisse une œuvre colossale qu'il est souvent possible de découvrir dans de nombreuses expositions d’arts. Il contribua également à de très nombreux ouvrages traitant de l’automobile et du design, à l’encyclopédie des métiers de l’automobile et se consacra aux travaux de documentation du Département Histoire et Collection. Gaston Juchet décède trop tôt en 2007 à l'âge de 77 ans à peine ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Renault Concepts



La gamme Renault 16 de Gaston Juchet ...



La Renault 8 Gordini de Gaston Juchet ...



La Renault Alpine A310 V6 de Gaston Juchet ...





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mercredi 8 juin 2016

Les étonnantes Woodies







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Un Woodie est un style de voiture dont la carrosserie arrière est construite avec une ossature en bois garnie de panneaux de remplissage eux aussi en bois. Le mot Wood signifie bois en anglais, à l'origine leur construction faisait appel à ce matériaux car le cadre en bois était une partie de la structure arrière de la voiture. Ces véhicules insolites, fabriqués à la main en bois représentent une tradition qui remonte aux débuts de l'automobile. En fait les Woodies ont débuté leur existence au tout début du 20 ème siècle, fabriqués sur commande à la main par des artisans carrossiers ou charpentiers locaux, qui achetaient les châssis nus et les mécaniques aux grands constructeurs automobiles et faisaient eux même l'emménagement complet ....





Historiquement, les Woodies connurent leur heure de gloire entre la fin des années 30 et le début des années 50 essentiellement sur le marché nord américain, bien que d'autres pays européens comme par exemple la Grande Bretagne, la France, l'Italie, ou même l'Allemagne ont eux aussi à moindre échelle participé au phénomène. Leur appelation en Europe était différente et donc en Angleterre on parlait de "Shooting Brake", dans l'hexagone de "Canadienne" ou de "Break de Chasse", en Italie de "Giardinetta", et en Allemagne de "Kombi". A l'origine ces Woodies n'avaient aucune prétention familiale ni sportive car c'était plutôt des véhicules utilitaires ou à usage commercial destinés à assurer le transport des marchandises et des passagers ....





Autrefois, presque chaque moyen de transport été fait en bois, qu'il s'agisse des wagons, des bateaux, des trains, ou même des avions, alors les insolites véhicules automobile de type Woodies qui remplaçaient les anciennes carrioles et diligences n'échappaient pas à la règle. Ces premiers woodies étaient plus que rudimentaires, le plus souvent sans portière, avec un simple toit pour s'abriter des intempéries, des sièges minimalistes, et une carrosserie en bois ordinaire. La partie avant provenait d'un véhicule de série classique, tandis que l'arrière était très souvent allongé pour augmenter le volume utile afin de permettre une polyvalence entre le transport de passagers et de marchandises. En fait, une simple charpente maîtresse recevait les panneaux d'habillage en bois cloutés sur des poutres structurelles. Les connaissances aérodynamiques n'éxistant pas encore, les éléments de carrosserie tous coupés à angle droit étaient très facile à assembler car sans aucune découpes arrondies ....





Au début des années 20, la Ford T, particulièrement bien adaptée à tous les genres de transformations possibles, allait constituer l'essentiel du parc des Woodies, mais rapidement d'autres marques, comme Chevrolet ou Dodge, firent aussi le bonheur de nombreux artisans. Bien que plutôt marginal à ses débuts, ce peit marché des Woodies allait croître de manière régulière, jusqu'à susciter très vite l'intérêt des autres géants américains. Dés le début des années 30, d'autres constructeurs comme Plymouth, Mercury, Chrysler, Studebaker, Oldsmobile ou même Packard vont eux aussi s'intéresser à ce nouveau crénau en proposant leur propre modèle et en étendant plus largement pour certain l'offre jusqu'à produire des modèles beaucoup plus luxueux qu'ils vont décliner en version coupés voir meme en décapotables ....





Au milieu des années 30, le succés remporté par ces Woodies aux Etats-Unis vont pousser les divers constructeurs à améliorer ces voitures, c'est l'époque ou le Woody s'embourgeoise. Les premières vitres font leur apparition, fini les simples rideaux de toile. Le confort général est revu à la hausse avec l'offre de garnitures bien plus accueillantes. Le look avec des lignes à angles droits céde la place à des courbes plus douces, dans l'esprit du style design des autres voitures. Le marketing commercial des constructeurs fait passer le Woody dans un autre monde, de simple utilitaire rustique et minimaliste il devient enfin un véhicule de loisir civilisé et désirable ....





Au début des années 40, la clientèle des Woodies commençe à évoluer, et quelques riches particuliers osent enfin acheter ce type de voiture. Même dans les classes sociales favorisées, le Woody devient pour certains, sans doute un peu par pur snobisme, un moyen de se démarquer de son voisin. D'autres constructeurs attirés par cet engouement vont aussi se laisser séduire par le phénomène et proposer eux aussi de tels engins dans leur catalogue à l'image de Buick, Hudson, ou Pontiac. A cette époque, seules quelques rares marques plus luxueuses vont continuer à faire de la résistance comme Imperial, Cadillac ou Lincoln. Le woody était devenu un objet à la mode plébiscité par de simples pères de famille nombreuse pour se rendre dans leur résidence secondaire. Même à Hollywood il était également apprécié par quelques stars de cinéma pour transporter les amis, chiens et fusils à la chasse ....





Aprés guerre, au début des années 50, les Woodies plutôt complexes à fabriquer, impossibles à assembler en grande série, et qui nécessitaient un personnel très qualifié pour la fabrication, allaient devenir victime de leur succès. Ils étaient maintenant en train de vivre leurs dernières années d'autant plus que le moindre choc coûtait une petite fortune en réparation et en entretien car il fallait aussi revernir les bois très régulièrement et refaire complètement les panneaux au bout de quelques années d'usage, une époque touchait à sa fin. Finalement quasiment tous les grands constructeurs vont petit à petit abandonner la constructions des Woodies au profit de voitures tout acier. Au milieu des années 50, les boiseries visibles sur les flancs de certains station wagons n'étaient plus que de simples bandes en vinyl, imitation bois, finalement de simples décorations façon Woody. Seul le milieu relax et sportif du surf va continuer à apprécier les Woodies car avec son esprit décontracté et cool ces passionnés de la mer aimaient son allure rustique, et appréciaient les reflets des boiseries et les couleurs douces des carrosseries ....





En Europe, la mode des Woodies à aussi sévit en traversant l'Atlantique. Ainsi par exemple en France, quelques châssis prestigieux reçurent des habillages bois, de manière totalement artisanale. Quatre constructeurs généralistes commercialisèrent les premiers des carrosseries en bois à la fin des années 40, Simca, Peugeot, Ford France et Rosengart. La Simca 8, la Rosengart Vivor, la Ford F472 et la Peugeot 202 ont donc eu elles aussi des versions Woodies jusqu'au début des années 50. Mais malheureusement, après 1950, tout était bien fini, la construction tout acier avait définitivement remplacé le bois sur tous les breaks français. La grande industrie avec ses soucis de rendement et d'économie avait supplanté le savoir faire artisanal de la construction en bois devenu trop cher et trop difficile à produire en série ....





A l'image de la France, en Angleterre et en Allemagne, la mode des Woodies a aussi trouvé un écho favorable. En fait plusieurs constructeurs ont aussi proposé des modèles assez étonnants et insolites beaucoup plus inhabituels que tous ceux que proposaient les constructeurs américains. Plus luxueux et bien mieux étudiés, ces voitures à la finition très soignée se démarquaient vraiment des Woodies plus rudimentaires proposés par les fabricants aux Etats-Unis. Certains modèles spéciaux ont même été produits en petite série limitée jusque dans les années 60 ....





De nos jours, la fonction prime sur l'émotion, et la notion d'élégance est sacrifiée sur l'hôtel de la rentabilité ce qui fait que nos routes sont désertées par ces superbes Woodies qui nous ont fait tant rêver. Seuls quelques très rares jolis petits modèles ludiques sont encore produits plus pour étoffer une offre d'un constructeur que par esprit de rentabilité, un simple complément marketing de catalogue. C'est sans doute le cas de la vénérable marque Britanique Bentley qui a osé proposer sur la base de l'un de ses anciens modèles plutôt luxueux une voiture vraiment incroyable et insolite que l'on pourait qualifier aujourd'hui de Rolls Royce des Woodies ....





Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © Oldwoodies



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