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Tag - Virgil Exner

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lundi 10 octobre 2011

Imperial Le Baron - 1968



IMPERIAL LE BARON ….







Désignation d’une série de modèles de luxe de la marque Chrysler depuis 1926, « Imperial » est devenue en 1954 une marque automobile autonome semblable aux autres marque du groupe comme Dodge ou Plymouth . C’est la marque de prestige créée à l’époque au sein de Chrysler, comme de nos jours Lexus pour Toyota . En pratique, il s’agissait au départ d’une simple opération commerciale destinée à faire une différence entre un modèle normal Chrysler et un modèle luxueux Imperial . Le but masqué étant de mieux rivaliser avec ses concurrents directs sur ce créneau qui étaient à l’époque Lincoln et Cadillac . Cette stratégie va rapidement porter ses fruits car en une seule année, la production va doubler passant de 5761 unités en 1954 à 11435 unités en 1955 ….



A l'origine le nom était "Imperial Division of Chrysler Corporation". Les modèles les plus luxueux y sont fabriqués, renouvelant les carrosseries environ tous les deux ou trois ans . Virgil Exner qui avait défini les calandres de Chrysler depuis 1952 est transféré au département Imperial en 1955 et créée une nouvelle calandre typique, qui rappelle quelque peu les Cadillac séries 62 . Il dote la nouvelle voiture de trois niveau de finition, "Imperial Custom" qui est le niveau d'accès, un second niveau plus raffiné appelé "Imperial Crown" et le niveau élitiste « Imperial Le Baron » . Le nom "Le Baron" est emprunté à une firme américaine de l'avant-guerre qui était réputée pour la qualité de ses voitures et le raffinement de ses équipements ….



En ce qui concerne l’esthétique de l’étonnante Imperial Le Baron, il faut constater que sa ligne a subi une constante évolution suivant les années . D’un aspect plutôt arrondi à ses début, la voiture est passé aux ailerons arrière typiques d’une certaine époque, mais vite abandonnés au début des années 60 au profit d’une ligne plus filante et plus dépouillée . A la fin des années 60, le design de la voiture avait atteint son âge de maturité en proposant un style plus géométrique et sobre, ou les arêtes vives et fonctionnelles s’affirment mais en maintenant une impression de fluidité et de finesse . Cette grosse berline propose finalement un look élancé et classieux de bon goût avec des faces avant et arrière surchargées de chromes qui renforcent le prestige ....



La très insolite Imperial Le Baron était disponible en plusieurs versions, la berline à quatre portes, la berline à quatre portes décapotable (ce qui veut dire avec un toit en toile) et enfin le cabriolet classique . Tous les modèles pouvaient embarquer 4 passagers vu les dimensions généreuses de la belle de 5.70 m de longueur pour 2.12 m de largeur . Équipée de jantes de 15 pouces, elle paraît plutôt basse, mes les enjoliveurs chromés maintiennent le côté classe . Le poids total de la bête est assez conséquent et avoisine les 2195 kilos . L’habitacle intérieur est quant à lui fidèle au concept de luxe en proposant ce qui se faisait de mieux à l’époque . Un superbe cuir de couleur assortie à des moquettes épaisses, des sièges confortables et électriques, un tableau de bords de forme géométrique complet et fonctionnel, des accessoires et des équipements d’origine vraiment agréables, le tout souligné par des chromes ....



Pour ce qui est de la motorisation, la belle Imperial Le Baron est équipée bien sur d’une mécanique Chrysler . Les ingénieurs ont opté pour un gros V8 de 7206 cm3 de cylindrée qui développe 350 chevaux à 5400 t/mn et un couple de 651 Nm dès 2800 t/mn . Ce n’est certes pas le bloc le plus performant de la firme, mais il a été choisi pour d’autres qualités . En fait il est assez puissant mais offre aussi de la souplesse et un couple de tracteur . Allié à une transmission automatique à trois vitesses bien étudiée, il offre des performances intéressantes dans le confort et le luxe . On est donc loin d’une sportive, mais pourtant avec cette motorisation, l’étonnante Imperial Le Baron était capable d’atteindre la vitesse maximum d’environ 195 km/h dans le confort et d’abattre le 0 à 100 km/h en environ 10 secondes, pas mal pour un salon roulant ....



Les voitures de la marque ont ainsi évolué de 1955 à 1975, date à laquelle la firme cesse complètement son activité . Elle est brièvement exhumée en 1982 et 1983 pour produire des véhicules toujours luxueux mais exclusivement en deux portes . Le modèle "Imperial Le Baron" est entré dans la gamme de Chrysler en 1977 et disparaît alors des appellations "Imperial" . Aujourd’hui, c’est devenu un modèle à tendance Vintage Classic qui est recherché par les collectionneurs et qui donc a pris une côte plutôt flatteuse sur le marché des anciennes .....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.2 Litres
  • Puissance : 350 chevaux à 5400 t/mn
  • Couple : 651 Nm dès 2800 t/mn
  • Vitesse : 195 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 10’’0


  




La berline « Imperial Le Baron », c'est ça ...



La berline « Imperial Le Baron », c'est ça ...



La berline « Imperial Le Baron », c'est ça ...





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vendredi 9 septembre 2011

Chrysler K310 Ghia - 1951



CHRYSLER K310 GHIA ….







Des années 40 aux années 50, la marque américaine « Chrysler » sous l'impulsion de son entreprenant président KT Keller avait notablement prospéré, mais la conception des véhicules commençait à être critiquée pour être trop conservateurs . En effet, de nombreuses marques concurrentes ont vu leur chiffres de production commencer à augmenter, tandis que Chrysler faisait du sur place, à la traîne du reste de la meute . Il faut dire que la seconde guerre mondiale avait considérablement troublé l'économie et surtout le secteur de la construction automobile qui n'avait pas ou peu poursuivi ses efforts de modernisation et de progrès . Chrysler se devait donc de réagir efficacement pour retrouver son lustre d'antan, et pour cela les dirigeants ont décidé d'entamer des discussions avec l'un des carrossiers italiens les plus célèbres de tous les temps, PininFarina ….



Finalement, après de longues tractations, c'est le carrossier Ghia à Turin, qui a été choisi et chargé de construire une série de nouvelles voitures inspirées par les dessins de Virgil Exner, styliste en chef de Chrysler . Ce choix s'est imposé pour une question de rentabilité car après un devis en interne qui s'élevait à 125.000 $ de l'époque, Ghia pouvait réaliser les mêmes travaux pour seulement 25.000 $ . Fruit de cette étroite collaboration avec Virgil Exner, le patron du design du géant de Detroit, la nouvelle Chrysler K 310 Ghia va largement étonner le landernau automobile par son caractère très novateur pour l'époque . La lettre K avait été choisie pour Keller, le président de Chrysler, et 310 faisant référence à la puissance très exagérée du moteur . Luigi Segre et Mario Boano de chez Ghia ont réussi leur coup en proposant à la firme américaine une qualité de fabrication élevée pour un prix plus que raisonnable qui a finalement fait la différence . Basée sur l'ancienne Saratoga, la toute nouvelle Chrysler K 310 Ghia avait pour but de présenter le savoir-faire de Chrysler en matière d'évolution esthétique de la marque en faisant le tour des concessionnaires à travers le pays . Ce fut un succèset la version décapotable C200 qui suivit en 1952 poursuivait le même but ….



L'étonnante Chrysler K 310 Ghia présente quelques idées reprises sur les prochaines voitures de production de la marque comme les sièges avant 1/3 - 2/3, les poignées de portes encastrées, les passages de roues ronds et les roues à rayons, la calandres quadrillée (egg-crate grille), les feux arrières posés sur les ailes et la fausse roue de secours intégrée dans le couvercle de coffre . Son style et vraiment novateur et carrément insolite à l'époque et interpelle tous les observateurs spécialisés dans l'automobile . Son design aux style « pontons » avant l'heure marie les courbes harmonieuses avec des volumes importants et des formes de vitrages peut communes pour l'époque . Elle combine l'élégance, la classe, le luxe, le modernisme et le technologie, une voiture enfin très enviable chez Chrysler qui était en baisse . Présentée pour la première fois au public au Salon de l'auto de Paris, l'insolite Chrysler K 310 Ghia a attiré les foules et convaincue les futurs clients grâce au mélange parfait du style des plus grands carrossiers italiens et la puissance des motorisations américaines ....



Pour ce qui est justement de la motorisation, la Chrysler K 310 Ghia était équipée d'un gros V8 HEMI à culasses hémisphériques . Ce moteur d'une cylindrée de 331 pouces cubes était capable de produire plus de 235 chevaux avec son alimentation par quatre carburateurs et sa double bobine d'allumage . La transmission était confiée à une boîte automatique à deux vitesses PowerFlite . Elle était équipée d'une direction assistée, de freins hydrauliques, et possédait également des fenêtres et une antenne électrique . Le montage et la finition était fait main et l'habitacle très soigné proposait du cuir assez luxueux et des équipements et accessoires complets . Au final, la Chrysler K 310 Ghia va remporter un vif succès et même de nos jours, elle fait parti du lot des Vintage Classic que les collectionneurs recherchent toujours assidument ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 331 pouces cubes
  • Puissance : 235 chevaux
  • Vitesse : 170 km/h










La marque «Chrysler en 1951», c'est ça ...



La marque «Chrysler en 1951», c'est ça ...





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samedi 9 mai 2009

Luca Serafini Design

Si comme moi vous êtes passionnés d’automobile vous n’êtes pas insensible j’imagine au style et au design de celles qui vous font craquer . En fait le look et le design sont une des conditions sine qua none qui fait que l’on aime une voiture . Elle apparaît devant vos yeux ébahis et la seule phrase qui fuse de vos lèvres frémissantes « qu’est-ce qu’elle est belle …. » !!! De l’après guerre et jusqu’à la fin des années 80 le design automobile a vécu ses heures de gloire, c’était un temps ou les restrictions n’avaient pas cours, on ne pensait qu’à dessiner de belles voitures, élégantes, harmonieuses, sensuelles, tout en courbes en rondeurs, en volumes, une autre époque . Depuis les contraintes de tous ordres ont globalisé l’apparence des voitures qui sont devenues bien moins attractives et exclusives qu’avant ….

Pendant cet âge d’or du design, des noms comme Virgil Exner, Paul Bracq ou Chris Bangle vous étaient surement familiers . Peut être même que votre préférence allait à la fameuse école italienne et ses stylistes renommés comme Bertone, Ghia, Vignale ou Pininfarina pour n’en citer que quelques uns . Il faut avouer qu’ils ont produit quelques unes des voitures les plus mythiques du 20° siècle, de superbes carrosseries aux galbes parfaits . De nos jours, l’Italie qui reste le creuset du style et du design automobile a mis sur pied une véritable filière consacrée à son enseignement . Dans les principales universités du pays on trouve une faculté d’architecture qui propose un cursus spécialisé dans le design industriel, la voie royale pour le stylisme automobile . C’est cette voie qu’a choisi ce jeune étudiant de Parme, Luca Serafini afin de pouvoir exercer sa passion à l’intérieur mais aussi et surtout à l’extérieur de son cursus universitaire ….



Entre deux examens, ce talentueux designer en herbe réalise déjà des travaux d’étudiant sous la forme de commandes professionnelles pour la personnalisation de véhicules d’exception . Mais son péché mignon, c’est comme il l’avoue lui-même de créer en 3D sur son ordinateur des GT virtuelles à faire pâlir d’envie les studios de design professionnels les plus réputés . Ah ces jeunes avec leurs ordinateurs, plus aucun respect pour les grands designers turinois ou milanais !!! Six semaines de travail ont suffi à Luca pour finaliser son projet de berlinette Ferrari entièrement modélisée en 3D, celle qui selon lui pourrait être la future remplaçante de la F430 . Vous pouvez admirer une petite partie de son travail en suivant ce lien, mais je vous avoue que personnellement je suis admiratif, son style me plait beaucoup ….



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samedi 22 novembre 2008

Studebaker – Insignes et logos

Pendant plus de soixante ans, la marque « Studebaker » a été dans l’automobile américaine synonyme de voitures de qualité, d’un prix abordable, d’une technique simple et économique et d’un style avant gardiste . L’histoire de la firme remonte en 1736 ou l’activité était alors consacrée à la construction de chariots et de voitures à chevaux à South Bend dans l’Indiana . Ce n’est qu’en 1910 que fut créée la « Studebaker Corporation » qui commença à fabriquer des camions et des voitures qui s’avérèrent très robustes et très sûres à tel point que le succès fut rapidement au rendez vous ….




Avant guerre, des années 20 à 45, « Studebaker » commence à diversifier sa production principalement axée sur des berlines familiales quatre portes économiques et robustes et techniquement avancées comme par exemple les roues avants indépendantes dès 1935 . Après guerre, Studebaker va s’offrir des designers de talent comme Raymond Loewy ou Virgil M. Exner qui vont faire les beaux jours de la maison en dessinant des voitures novatrices au caractère affirmé . "Studebaker" va devenir réputée pour ses calandres insolites . Malheureusement après avoir tenté de fusionner avec Packard en 1954, la firme face à la concurrence féroce que se livrait les constructeurs américains, va rencontrer des difficultés financières pour finalement cesser son activité douze ans plus tard en 1966 ….



Pour ce qui est des appellations, des badges ou des logos, de 1950 à 1966, quasiment tous les modèles seront baptisés avec des noms propres comme les séries Spécial Six, Erskine, Président, Dictator, Land Cruiser, Commander, Skyway , Starlight, Golden Hawk, Avanti, ou Starliner ….






























Autrefois, "STUDEBAKER" c'était ça ...



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