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mercredi 1 février 2012

Aston Martin Lagonda - 1985



ASTON MARTIN LAGONDA ….







On connaît tous la vénérable firme anglaise « Aston Martin » qui débute son activité de construction automobile dans les années vingt aux mains de son fondateur "Lionel Martin" . Mais après des difficultés financières et la reprise par "David Brown", c’est à partir des années 50 et du premier modèle DB1 (les initiales de David Brown) que la marque « Aston Martin » va produire une longue série de modèles enviables qui vont faire sa renommée . Il fût une époque où Aston Martin faisait la une des journaux économiques, avec ses faillites à répétition et dans les années 70, c’en était même devenu rocambolesque . Voilà qui explique le développement chaotique d’un projet de berline car au début, la firme s’était limitée à rajouter deux portes à son modèle V8 . Mais le projet fût bien vite jeté aux oubliettes, la crise pétrolière et financière n’étant guère propice à ce genre de fantaisie . En 1975, « Aston Martin » est reprise par un consortium qui se décide à investir dans une nouvelle berline et cette fois, pas question de rajouter deux portes au coupé existant, il faut une voiture entièrement nouvelle ….



Le premier prototype de l’étonnante Aston Martin Lagonda date de 1969 . Il est l’œuvre de William Towns, auteur de la DBS, qui a dessiné en même temps deux versions de la même voiture, le coupé DBS et la berline Lagonda à l’empattement allongé . La voiture, qui est motorisée une version prototype du futur 5,3 litres, ne connaîtra pas de suite immédiate et elle sera utilisée à titre personnel par David Brown . En effet, la Lagonda ne sera commercialisée que cinq ans plus tard et ce n’est qu’au salon londonien d’Earls Court de 1974 que la voiture sera exposée pour la première fois au public . Hélas, la période avec la crise pétrolière et les difficultés économiques n’est guère favorable au lancement d’une super berline capable de rouler à 250 km/h et proposée a un tarif très élevé, ce qui fait que sept voitures seulement seront construites . L'insolite Aston Martin Lagonda série 2 apparaît en octobre 1976 . Esthétiquement, elle a été totalement renouvelée mais elle est également œuvre de William Towns . La nouvelle version revendique le style caractéristique des années 70, le "edge design" anguleux à souhait . Les phares rétractables autorisent le dessin de la face avant en lame de couteau ….



Le style de l’incroyable Aston Martin Lagonda série 2 a totalement changé et revendique des formes très carrées . Entre sa présentation en 1976 et sa commercialisation, deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque . C'était la voiture la plus chère du monde et donc cette somptueuse berline s’attire la clientèle du Moyen-Orient, dont les princes d’Arabie Saoudite . Mais au final, la production ne démarrera pas avant 1978, le temps de fiabiliser les nombreux équipements électroniques dont la Lagonda est équipée (les sièges à mémoire notamment). La berline Lagonda a choqué la clientèle traditionnelle avec sa ligne en coins, taillée à la hache . Mais ce festival pour lignes droites n’était rien face à l’habitacle car les ingénieurs Anglais avaient massivement investi dans l’habitacle, notamment au niveau électronique . Résultat, les clients avaient franchement l’impression de se retrouver aux commandes d’un vaisseau spatial, tout droit sorti d’un film de sciences-fiction . Surprenant, étonnant, déroutant, mais malheureusement, la fiabilité était principalement testée par les clients, ceux-ci se retrouvant souvent dépités devant la fantaisie de l’instrumentation de l’étonnante Aston Martin Lagonda ....



La sulfureuse Aston Martin Lagonda se voulait l’équivalente des Bentley et Rolls . Son prix était d’ailleurs aligné sur ces dernières, mais avec une philosophie plus sportive, toutefois . L'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 à injection et à la Série 4 au nouveau face lift de carrosserie . 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production fin 1989, présentant au total 6 versions différentes (3 en série 2 ; 2 en série 3 ; la série 4 n'ayant connu qu'une version). Amorcée en 1975, la Lagonda resta au catalogue pendant 15 ans, jusqu’en 1990 ! Une jolie carrière, qui peut sembler ridicule, mais pour un véhicule de ce genre, c’est une belle performance . Surtout lorsque l’on connaît les mésaventures des débuts . Les évolutions stylistiques resteront assez mineures, la carrosserie connaissant quelques arrondis dans les années 80 . Quant à l’habitacle, le folklore des débuts sera calmé par la suite avec une présentation plus classique . Enfin, la mécanique passera des gloutons carburateurs à une injection plus économe . De nos jours, la très insolite Aston Martin Lagonda est devenue un modèle Vintage Classic assez recherché par les collectionneurs, mais elle s’adresse à une certaine élite, amatrice de luxe décalé, de sportivité et voulant se démarquer du tout-venant automobile ....



Pour ce qui est de la mécanique, sur la surprenante Aston Martin Lagonda, les ingénieurs ont placé un V8 repris des coupés Aston Martin, rien de moins . Certes, le moteur a été un peu retravaillé, mais avec une cylindrée de 5.3 litres, quatre arbres à cames en tête et une injection électronique séquentielle Weber-Marelli, il reste suffisamment de quoi faire et l a puissance avoisine les 305 chevaux . Soumise aux normes antipollution, la voiture s’avère moins gourmande et plus "propre" . La boîte automatique était considérée comme douce, mais peu réactive car seulement trois rapports étaient au programme mais la force colossale du V8 s’occupe du reste . Les différentes versions étaient capables d’atteindre la respectable vitesse de pointe de 250 km/h . Vous l’aurez tous compris, aujourd’hui encore, la cote en collection de l’incroyable Aston Martin Lagonda reste assez élevée et il faut compter environ 50.000 € pour un exemplaire correct, ou beaucoup, mais alors beaucoup plus pour un exemplaire en état irréprochable ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.3 Litres
  • Puissance : 305 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h






La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...



La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...





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vendredi 27 janvier 2012

Renault R5 Turbo - 1984



RENAULT R5 TURBO ….







Dans les années 70, le constructeur français « Renault » a lancé son nouveau modèle R5 qui connait un énorme succès . Alors que la Renault 5 poursuit sa splendide carrière de citadine polyvalente, que la Renault 5 Alpine la transforme en bombinette sportive, voilà que les ingénieurs de chez Renault imaginent de créer une voiture à moteur central, avec des grosses roues et de grosses prises d'air pour augmenter l'impression sportive, une voiture qui soit maniable et dotée d'une tenue de route sans reproche servie par une puissance importante . En 1977, le projet naît de l'imagination de Jean Terramorsi, sous-directeur à la Direction du produit, chargé des petites séries à l'usine Alpine de Dieppe et Henry Lherm, son jeune adjoint . Ce haut de gamme devra aider à vendre les Renault 5 de base, il devra aussi répondre à un cahier des charges précis pour s'inscrire en compétition en FIA Groupe 3 puis en groupe B . C'est ainsi que les deux visionnaires réussiront à convaincre la direction d'étudier ce projet plus en profondeur . Cette étude sera effectuée à Dieppe, chez Renault Sport, avec l'aide de la société Alpine Renault ….



La Renault 5 Turbo est une auto très atypique . Extrapolée depuis une petite Renault 5, elle possède un moteur placée en position centrale arrière suralimenté par turbocompresseur . Elle fera grande impression tant sur la route qu'en compétition . Le style sera confié à Yves Legal, tandis que le moteur sera développé par Serge Masset et Philippe Chasselut . Finalement, l'étude du prototype roulant sera effectuée par Joël Michel . Le premier prototype à voir le jour subira de nombreuses évolutions et recevra différentes configurations et motorisation . Parti d'une coque nue, l'équipe modifiera la petite Renault 5 pour qu'à l'arrière, les tôles de la coque permettent d'accueillir un moteur et une boîte de vitesses comme prévu au cahier des charges . Pendant un temps, il a été question de fabriquer un châssis tubulaire, idée très vite abandonnée sous le sceau de l'impératif de rentabilité . Ne bénéficiant pas de budgets suffisants, l'équipe travaille avant tout par passion sans compter les heures supplémentaires heureusement, sans quoi la Renault R5 Turbo n'aurait peut-être jamais existé ….



Le projet de carrosserie de Marcello Gandini pour Bertone n'a pas été retenu pour la Renault R5 Turbo et c'est finalement un collaboration entre Renault et Heuliez qui aboutira aux traits définitifs de la voiture . Aussi c'est la structure de la Renault 5 qui fut choisie, puis confiée à Heuliez pour la rallonger afin de recevoir le moteur central . Ensuite les caisses sont envoyées à Dieppe chez Alpine . Certaines pièces sont réalisées en polyester (ailes et capot avant) afin de conserver un poids plume, une technique naissante à l'époque qui confèrera un aspect très artisanal à la fabrication de la Renault 5 Turbo . Afin de ne pas trop augmenter le prix, la voiture reçoit la boite 5 vitesses de la Renault 30 TX, les 4 freins à disque proviennent de la R17 pour l'avant et de l'Alpine A310 pour l'arrière, et les clignotants avant sont tout droit issus de la Renault 16 TX . Un fois tout assemblé, la voiture présente les meilleures qualités routières possibles, une tenue de route digne des meilleures sportives, une agilité et une maniabilité sans égale . En juillet 1978, la foule ébahie découvre la Renault 5 Turbo qui n'a plus rien de commun avec la Renault 5 de série . Finalement la production ne démarre qu'en 1980 à Dieppe, dans les ateliers Alpine . Les 1000 exemplaires sont vendus en très peu de temps ....



C'est en compétition que la Renault R5 Turbo se fait une légende . Dès le premier rallye, elle lutte contre les Lancia Stratos et autres Porsche 911 pourtant presque deux fois plus puissantes . Au bout de quelques spéciales, la R5 est en tête, et le team course n'en revient pas de voir la compétitivité de la voiture . Jusqu'en 1987, les victoires en Championnat de France, au Tour de Corse, au Monte-Carlo se succèderont avec Guy Fréquelin, Jean Ragnotti, Bruno Saby ou Jean-Luc Thérier au volant . Bénéficiant d'une excellente répartition des masses, la Turbo se plie aux exigences de son pilote . En fait, elle associe, tenue de route, motricité, direction précise et maniabilité, freinage et puissance, autant de qualités qui manquaient à la R5 Alpine groupe 2 . La très étonnante petite Turbo est belle, impressionnante et le cœur des passionné est aussitôt conquis par ses galbes généreux et sensuels . Pourtant, produite à raison de 5 voitures par jour à son démarrage, il faut s'armer de patience en passant la commande . Côté coup de pub, le but est atteint et sa cote de popularité va sérieusement profiter à l'image de marque de Renault, bien au-delà des frontières hexagonales . La Renault R5 Turbo est un symbole, un mythe, une légende à travers le monde entier de par ses succès sportifs et sa relative rareté, c’est devenue une véritable Vintage Classic ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Renault R5 Turbo, les ingénieurs vont opter pour le 1400 cm3 « Cleon » déjà monté sur les R5 Alpine, mais qui avec l'aide d’un turbo voit sa puissance augmenter de 70 % . De fait, il est impératif de le consolider, culasse et joint renforcés, soupapes avec guides en laiton, manetons, vilebrequin, pompe à huile, remplacement du carburateur double corps par une injection mécanique Bosch K-Jetronic . L'allumage est transistorisé et sans rupteur, le taux de compression est réduit à 7:1 . Enfin, le turbo retenu pour apporter le souffle requis est un Garett T3, aidé par un échangeur air/air . Délivrant, en standard, 160 chevaux à 6000 tr/min et un couple de 21,4 mkg à 3250 tr/min pour un poids de 970 kg, elle s'autorise des performances dignes des références de l'époque comme le 1000 m DA en 27"8, le 0 à 100 km/h en 6"4, et 220 km/h en pointe, avec en plus, un coup de pied dans les fesses plutôt démoniaque lors des accélérations . Proposant par la suite une évolution à 185 chevaux, puis divers kits sportifs, le 1400 cm3 n'en fini pas de vous siffler dans les oreilles sa puissance peu domestiquée . Au total, 5000 Renault R5 Turbo ont été produites dans les différentes versions jusqu'en 1987 . Il faudra attendre la Clio V6 24 pour lui trouver une descendante ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindre
  • Cylindrée : 1.4 Litres
  • Puissance : 160 chevaux à 6000 tr/min
  • Couple : 21,4 mkg à 3250 tr/min
  • Vitesse : 220 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’4
  • Performance : Le 1000 m D.A en 27’’8






La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...



La « Renault R5 Turbo », c'est ça ...





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vendredi 20 janvier 2012

Porsche 911 Carrera RS 2.7 - 1972



PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 ….







On ne présente plus la marque automobile allemande « Porsche » qui a fait rêver et qui fait toujours rêver d’innombrables passionnés de voitures de sport dans le monde . En effet grâce à quelques modèles quelle à construit et qui sont devenus cultes, cette firme germanique a acquis une renommée planétaire plus que justifiée . L’un de ses modèles emblématique est la célébrissime Porsche 911 . La commercialisation de la première génération de 911 commence en 1964, c’est à l’époque la première intégralement conçue par la firme de Stuttgart . Plus de 40 ans après, ce modèle phare conserve les traits et le nom de 911, mais dans sa version actuelle baptisée type 997, qui est toujours produite et vendue, l'architecture du moteur est restée inchangée jusqu'à aujourd'hui . Il s'agit du « légendaire » 6 cylindres à plat, disposé en porte-à-faux arrière . De nos jours, la Porsche 911 est reconnue comme une des plus illustres automobiles de l'histoire, et c’est sans aucun doute le modèle le plus célèbre de Porsche . Le modèle actuel n’a plus grand-chose à voir avec son aîné : il existe en effet une quinzaine de modèles différents de la « Porsche 911 », les anciens modèles font aujourd’hui partie des voitures de sport les plus recherchées par les collectionneurs ….



En 1972, la marque lance la très étonnante Porsche 911 Carrera RS 2.7 nommée comme la 356 d'après la course Carrera Panamericana, et RS pour « Renn Sport », qui est une 911 dotée d'un plus gros moteur et fortement allégée . Suite à une nouvelle réglementation sportive, elle est produite à 500 exemplaires afin d'obtenir une homologation pour un modèle de compétition en groupe 4 . Ce qui à l’époque semblait être un problème pour les experts de Porsche qui craignaient d’avoir des difficultés à vendre un modèle aussi sportif, va se transformer en véritable succès commercial inattendu puisque seulement un moins après sa mise en vente, les 500 voitures sont écoulées comme des petits pains si bien qu’il va devenir urgent d’en produire une autre série . Finalement, 1590 exemplaires seront rapidement construits qui en réalité ont permis une homologation non pas en groupe 4 mais dans la catégorie supérieure du groupe 3 . Au fil des ans, la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a participé à de très nombreuses compétitions et reste un modèle de 911 emblématique, considérée même aujourd’hui comme la voiture sportive par excellence ….



La Porche 911 Carrera RS 2.7 est sans doute "LA" 911 de légende par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . Dotée d'une esthétique incomparable avec la typique inscription "Carrera" sur ses bas de caisse, le trait le plus marquant de la RS reste son fameux aileron surnommé "queue de canard". Intégré au capot moteur, cet aileron combiné avec le spoiler avant permettait d'augmenter l'appui sur le train arrière en diminuant la portance de 75% et améliorait ainsi considérablement la tenue de route de la voiture . Cette petite bête bicolore avec ses attributs décoratifs originaux représente LA sportive par excellence, capable de procurer un plaisir de pilotage rare . C’est une légende roulante que quelques furieux sont prêts à s'arracher à prix d'or tant elle semble incarner la recette du bonheur éternel de la conduite automobile . Son délicieux look "seventies" ne serait pas si typique et charmant sans le mariage bicolore des teintes vives de la carrosserie et des jantes Fuchs peintes reliées par un logo Carrera de la même couleur sur tout le flanc . Pour sigler la bête, Porsche ajoute un logotype arrière "Carrera RS" sur l'aileron et un lettrage "Porsche" de la même couleur sur le bas du capot moteur . Finalement, aujourd’hui, la Porche 911 Carrera RS 2.7 est devenue un modèle Vintage Classic des plus enviés ....



Dans le détail, la perte de poids de la Porche 911 Carrera RS 2.7 envisagée par l'usine a été obtenue par diminution de l'épaisseur des tôles et des vitrages pour certains éléments, par l'utilisation d'un châssis auxiliaire avant spécifique en aluminium forgé, d'un réservoir et des pare-chocs en plastique, par la suppression des diverses garnitures et de l'insonorisation, de la serrure du capot moteur, des sièges arrières, du rembourrage du tableau de bord, de la montre, des vide-poches, des accoudoirs, des poignées de rappel des portes et l'ouverture des vitres arrières . De plus, les sièges avant laissent place à deux superbes baquets Recaro plus ergonomiques et bien sur plus légers . Vous l’aurez compris tout est fait pour le sport et la performance, pas de place ici au luxe et au confort, les autres modèles de 911 sont la pour ça . Pour ce qui est de la technique, rien n’est laissé au hasard et des barres antiroulis de 18 et 19 mm, respectivement à l'avant et l'arrière, ont été ajoutées . Les amortisseurs réglables à gaz Bilstein, plus fermes que les Koni habituellement utilisés par Porsche, sont fixés à la caisse par des points d'ancrage renforcés . Enfin, le freinage est celui très apprécié de la S, à l'exception des étriers qui sont en aluminium sur la Carrera RS . Ainsi équipée, et avec l'habitude et quelques bons réglages, la Porche 911 Carrera RS 2.7 enroule les virages avec la précision du scalpel et l'agilité du félin, une vraie tueuse encore aujourd’hui ....



Pour ce qui est de la mécanique de la Porche 911 Carrera RS 2.7, sa musique est réellement pénétrante, envoûtante et magique . Ce genre de mélodie vous donne des frissons dans le dos à chaque montée en régime et vous ravive l'amour des belles mécaniques "à l'ancienne". Souple et docile à bas régime, son moteur se réveille soudainement vers 5000 tr/mn et n'en démord pas jusqu'à 6500 tr/mn, dans un tonnerre de décibels . En somme, la RS 2,7 n'est pas longue à vous emmener vers le nirvana de l'automobile sportive . Le moteur de la Porsche 911 Carrera RS est dérivé de celui du 2.4 S poussé à 2687 cm3 de cylindrée par augmentation de 6 mm de l'alésage . Les enseignements de la compétition vont aussi permettre à Porsche d'alléger le bloc moteur en aluminium en remplaçant les chemises de cylindres en "Biral" par un traitement au "Nikasil", alliage très résistant de nickel et de silicium appliqué par électrolyse sur les parois des cylindres . On note également le montage de pistons allégés à tête plate et d'un vilebrequin spécifique . Le taux de compression reste à 8,5:1 mais la puissance du nouveau moteur grimpe à 210 chevaux à 6300 tr/mn pour un couple de 26 mkg à 5100 tr/mn . La transmission est confiée à une boite à 5 rapports dont les 4ème et 5ème ont été allongés par rapport au 2.4L et l'embrayage a été renforcé . Grâce à un rapport poids/puissance très avantageux de 960 kg à vide, la Porche 911 Carrera RS 2.7 s'octroie un très haut niveau de performance pour l'époque, et même encore aujourd'hui . Sa vitesse maxi est supérieure à 240 Km/h et elle accélère de 0 à 100 Km/h en 6,3 secondes ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Flat 6
  • Cylindrée : 2.7 Litres
  • Puissance : 210 chevaux à 6300 tr/mn
  • Couple : 26 mkg à 5100 tr/mn
  • Vitesse : 242 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 6’’3






La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...



La « Porche 911 Carrera RS 2.7 », c'est ça ...





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mercredi 18 janvier 2012

Pontiac Firebird Trans Am - 1979



PONTIAC FIREBIRD TRANS AM ….







« Pontiac » était un constructeur automobile américain fondé en 1906, autrefois baptisé Oakland il était issu du groupe General Motors . Ce nom de « Pontiac » qui fait référence à un grand chef amérindien de la tribu des Outaouais est en fait le nom d'un quartier de Détroit, la ville d'origine de cette entreprise . Les voitures de cette marque étaient essentiellement adaptées à l’origine pour l'Amérique du Nord . Le premier modèle est sorti en 1926, créé sous les auspices de General Motors . Dès la première année, 75 000 exemplaires ont été vendus . La crise de 1929, touche profondément la marque, mais elle renoue avec le succès dans les années 1930 avec des voitures huit-cylindres . Après la guerre, la production repart avec des succès comme la Star Chief et dans les années 1950, Pontiac investit dans les courses automobiles ….



En 1964, Pontiac sort son modèle le plus célèbre, la GTO, première de la nouvelle niche des « muscle cars », qui va permettre aux Américains d'accéder à des modèles puissants proposés à des prix abordables . En fait la devise de la marque est de produire des voitures à l'allure « chic » mais avec des tarifs « bon marché » . Avec la crise pétrolière, les années 1970 sont plus difficiles pour le constructeur malgré son nouveau modèle Trans Am sorti en 1973 . Les années 1980 connaissent une diversification dans des modèles plus familiaux et aussi des sportives . En effet, Pour concurrencer Ford et sa Mustang sur le marché des pony cars puis des muscle cars, la General Motors décide de lancer une voiture équivalente à la Mustang, sous deux marques, la Camaro pour Chevrolet, et la Pontiac Firebird ….



La Pontiac Firebird pouvait obtenir de nombreux moteurs (V6 et V8) tous issus du groupe GM . Puis des niveaux de finitions différents pour compléter la gamme sont apparus comme la Firebird Formula (plus performante) et aussi la Firebird Trans Am (encore plus performante) . La Pontiac Firebird est un coupé sportif produit entre 1967 et 2002 en quatre générations distinctes . On peut facilement la confondre avec sa jumelle, la Chevrolet Camaro dont la Firebird est directement issue . Leur châssis est de type « F-Body » et certaines pièces sont interchangeables entre les modèles des deux marques . Face au succès de la version Trans Am, l'état-major de Pontiac décida de faire de celle-ci un modèle à part entière, et non plus une simple version musclée de la Firebird . Peu à peu, les Pontiac Firebird Trans Am ont remplacé avantageusement les Pontiac GTO vieillissantes qui jusqu'alors tenaient le flambeau de la lignée des muscle cars de la marque ....



Pour Pontiac, il fallait proposer à la clientèle une alternative sérieuse à la Ford Mustang et à la Chevrolet Camaro, si bien que dès 1978, la firme va proposer un package d'options appelé WS6 qui va métamorphoser la Pontiac Firebird Trans Am . Ainsi équipée, la voiture avait un style beaucoup plus recherché avec un nouveau capot, la calandre chromée, les logos et emblème, des suspensions et une direction améliorée, quatre freins à disque et des jantes de huit pouces de large, des grilles d'aération changées en losange plutôt qu'en nid d'abeille, un assemblage de petites retouches de styles qui lui donnent un nouveau caractère . Le service marketing va même pousser la personnalisation à l’extrême en proposant plusieurs décorations spéciales, Black & Gold ou entièrement dorée avec une couleur de fond Solar Gold, rouge vif Redbird avec des bas de caisse plus foncé, blanc Polar White avec une bande bleue sur la longueur, ou bleu Lucerne Blue avec une bande blanche . Des liserés dorés étaient apportés sur les arêtes de la carrosserie et le fameux aigle sur le capot moteur . À l'intérieur, la Pontiac Firebird Trans Am recevait le fond de compteur en aluminium bouchonné de couleur alu ou dorée ainsi que pour l'entourage de boîte de vitesse ....



Pour ce qui est de la technique, la Pontiac Firebird Trans Am se remarquait grâce son « shaker » qui aspirait l'air frais par l'arrière, ses spoilers d'ailes, ses extracteurs sur les ailes avant et son becquet arrière en trois parties qui s'harmonisait avec la carrosserie en plus d'être efficace côté aérodynamique . La suspension et le freinage étaient largement améliorés (en fait spécialement conçue par Herb Adams) pour offrir la voiture la plus maniable de l'époque, surpassant même les Corvette et la Mustang . Les moteurs utilisés provenaient du groupe GM, des V8 qui alimentés par des carburateurs à double ou quadruples corps développaient de 155 à 500 chevaux . La transmission de base était confiée à une boîte manuelle quatre vitesses, mais sur option il était possible d’avoir une boîte automatique . De nos jours, l’étonnante et insolite Pontiac Firebird Trans Am est devenue un véritable modèle de collection Vintage Classic plutôt recherché et assez rare ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 7.2 Litres
  • Puissance : 500 chevaux
  • Couple : 450 Nm à 5500 t/mn
  • Vitesse : 190 km/h






La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...



La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...



La « Pontiac Firebird Trans Am », c'est ça ...





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