TOYOTA VOLTA ….


A ses débuts, la firme Toyota ne prenait sa branche automobile
que pour une simple diversification de son activité principale qui était celle
des métiers à tisser . Mais après guerre, la stratégie maison change du tout au
tout et la firme est la première à lancer une tête de pont commerciale avec les
Etats-Unis . On connaît la suite, de l’épopée du Land Cruiser jusqu’à la
récente Prius Hybride . Une suite ininterrompue de succès s’en ai suivi jusqu’à
en devenir le constructeur automobile numéro 1 mondial . La marque a beaucoup
gagné en rallye, et plusieurs modèles sportifs ont toujours été présents dans
sa gamme y compris actuellement avec la technologie hybride ….

La marque japonaise pense qu’avant l’avènement laborieux de la pile à
combustible, l’avenir de l’automobile passera par les motorisations hybrides et
vient donc de lancer sa Prius de deuxième génération . Pour accentuer le
phénomène, la maison a penser qu’un véhicule sportif à base de cette
technologie serait le bienvenue, la
Toyota Volta était sur les rails . Son nom provient de l’inventeur
italien de la batterie, Alessandro Volta . Cette Toyota n'est pourtant pas
faite au Japon car le constructeur nippon a expédié en Italie quelques trains
roulants hybrides, et c'est ensuite le studio Ital Design, dirigé
et fondé par Giorgetto
Giugiaro, qui est chargé de la construction des voitures . Toyota
avait déjà fait appel au carrossier italien pour ses modèles un peu plus
aristos comme la Lexus GS300 en 1991, ainsi que pour la Lexus Landau en 1994 .
Ce nouveau concept de berlinette sportive
Toyota Volta habillé d'une ligne à couper le souffle est
volontairement arrêté sur une carrosserie de supercar avec des volumes
compacts, une garde au sol et un porte-à-faux réduits et un arrière tronqué .
Avec une différence majeure, celle de la largeur XXL de 1.925 cm pour pouvoir
installer 3 places de front . Les portes en ailes de libellule s’ouvrent à la
verticale et les phares étirés sur les ailes rappellent ceux des récentes
Peugeot . Avec l’objectif d’obtenir la meilleure équation
puissance/consommation, Italdesign a joué la carte de l’allègement maximum .
Malgré la présence de 70 kilos de batteries, le poids total à vide ne dépasse
pas les 1250 kilos, un bon résultat obtenu grâce à l’adoption de la fibre de
carbone tant pour le châssis que pour la carrosserie ….

Sous le capot de la Toyota Volta, on retrouve
la motorisation hybride Toyota du SUV Lexus RX 400 . Une motorisation revue et
corrigée afin de l'adapter à une supercar . Mais surtout, il combine trois
moteurs (deux électriques et un thermique) pour offrir une modularité
exemplaire . Le bloc thermique V6 de 3.3L et les deux moteurs électriques ne se
contentent plus ici de délivrer 270 chevaux mais bel et bien 408 chevaux, le
résultat est époustouflant . Avec ses quatre roues motrices, la Volta passe de
0 à 100 km/h en 4,03 secondes seulement et la vitesse de pointe est
volontairement bridée à 250 km/h . Mais le plus impressionnant est bien la
consommation de cette supercar qui se contente de 52L pour parcourir 700 km
d'autoroute, ce qui représente environ 7 litres aux 100 km . Cette économie de
carburant résulte du subtil relais des deux modes de propulsion . Alimentés par
un pack de batteries, les deux moteurs électriques (un pour chaque essieu)
assurent le démarrage de la voiture, le V6 essence prenant le relais dès que
l’on accélère . Cette astuce permet de ne pas gaspiller d’énergie pour mettre
le véhicule en mouvement et en croisière, les trois moteurs travaillent en
bonne harmonie, les quatre roues motrices recevant leur part égale de couple .
Les trains roulants proviennent eux aussi d'un Lexus RX 400 mais ils sont ici
substantiellement modifiés . A basse vitesse, la répartition peut varier, c'est
l'électronique qui commande . A 20 km/h, l'auto est en mode électrique, et ce
n'est qu'une question de programmation pour qu'elle roule en mode traction,
propulsion, ou traction intégrale avec la puissance divisée à parts égales
entre les 2 essieux . On voit donc l'avantage de ce système par rapport à une
transmission mécanique . C'est 1000 fois plus facile de répartir une puissance
électrique, et le système présente un intérêt tout aussi évident, celui
beaucoup plus facile de loger un simple fil plutôt qu'un volumineux arbre de
transmission ....

La
Toyota Volta est un coupé sportif de 3 places de front, une
architecture qui a été rendu possible par l'absence de tout tunnel de
transmission, et l'usage de commande « drive-by-wire». C'est fort, parce
que la voiture est une 4 roues motrices . L’habitacle accueille donc trois
personnes de front grâce aux commandes électroniques réglables . Ainsi le
pilote peut installer son siège où il le souhaite, à gauche, à droite ou au
centre, le volant et les pédales coulissant sur une glissière . Quant à la
planche de bord, très futuriste, elle se trouve réduite au minium avec
seulement un indicateur de vitesses, un compte-tours et une jauge . Mais plus
fort que la technique, cette Toyota Volta est un énorme pavé dans la mare car
on n'avait encore jamais vu le mariage entre une prestigieuse signature
italienne, une carrosserie de supercar et une technologie hybride japonaise .
En effet dans l'imaginaire du grand public, la voiture hybride est associée à
une image de voiture compacte et pas particulièrement performante, mais avec un
style qui n'a rien à envier aux plus belles Ferrari ou Lamborghini, la
Toyota
Volta vient renverser cela . Pour tirer les ventes, convaincre
définitivement le grand public, et tous ceux qui sont sceptiques devant les
actuelles Prius et Civic, voilà un modèle phare ....

Caractéristiques techniques :
- Moteur : Hybride
- Type : 1 thermique + 2 électriques
- Puissance : 408 chevaux
- Vitesse : 250 km/h
- Accélération : Le 0 à 100 en 4’’03

La Toyota Volta, c'est ça ...
