@ JPBlogAuto - La Passion Automobile @

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 1 février 2012

Aston Martin Lagonda - 1985



ASTON MARTIN LAGONDA ….







On connaît tous la vénérable firme anglaise « Aston Martin » qui débute son activité de construction automobile dans les années vingt aux mains de son fondateur "Lionel Martin" . Mais après des difficultés financières et la reprise par "David Brown", c’est à partir des années 50 et du premier modèle DB1 (les initiales de David Brown) que la marque « Aston Martin » va produire une longue série de modèles enviables qui vont faire sa renommée . Il fût une époque où Aston Martin faisait la une des journaux économiques, avec ses faillites à répétition et dans les années 70, c’en était même devenu rocambolesque . Voilà qui explique le développement chaotique d’un projet de berline car au début, la firme s’était limitée à rajouter deux portes à son modèle V8 . Mais le projet fût bien vite jeté aux oubliettes, la crise pétrolière et financière n’étant guère propice à ce genre de fantaisie . En 1975, « Aston Martin » est reprise par un consortium qui se décide à investir dans une nouvelle berline et cette fois, pas question de rajouter deux portes au coupé existant, il faut une voiture entièrement nouvelle ….



Le premier prototype de l’étonnante Aston Martin Lagonda date de 1969 . Il est l’œuvre de William Towns, auteur de la DBS, qui a dessiné en même temps deux versions de la même voiture, le coupé DBS et la berline Lagonda à l’empattement allongé . La voiture, qui est motorisée une version prototype du futur 5,3 litres, ne connaîtra pas de suite immédiate et elle sera utilisée à titre personnel par David Brown . En effet, la Lagonda ne sera commercialisée que cinq ans plus tard et ce n’est qu’au salon londonien d’Earls Court de 1974 que la voiture sera exposée pour la première fois au public . Hélas, la période avec la crise pétrolière et les difficultés économiques n’est guère favorable au lancement d’une super berline capable de rouler à 250 km/h et proposée a un tarif très élevé, ce qui fait que sept voitures seulement seront construites . L'insolite Aston Martin Lagonda série 2 apparaît en octobre 1976 . Esthétiquement, elle a été totalement renouvelée mais elle est également œuvre de William Towns . La nouvelle version revendique le style caractéristique des années 70, le "edge design" anguleux à souhait . Les phares rétractables autorisent le dessin de la face avant en lame de couteau ….



Le style de l’incroyable Aston Martin Lagonda série 2 a totalement changé et revendique des formes très carrées . Entre sa présentation en 1976 et sa commercialisation, deux années furent nécessaires à en assurer la mise au point, l'essentiel du retard de développement étant à porter au compte de l'électronique embarquée très en avance pour l'époque . C'était la voiture la plus chère du monde et donc cette somptueuse berline s’attire la clientèle du Moyen-Orient, dont les princes d’Arabie Saoudite . Mais au final, la production ne démarrera pas avant 1978, le temps de fiabiliser les nombreux équipements électroniques dont la Lagonda est équipée (les sièges à mémoire notamment). La berline Lagonda a choqué la clientèle traditionnelle avec sa ligne en coins, taillée à la hache . Mais ce festival pour lignes droites n’était rien face à l’habitacle car les ingénieurs Anglais avaient massivement investi dans l’habitacle, notamment au niveau électronique . Résultat, les clients avaient franchement l’impression de se retrouver aux commandes d’un vaisseau spatial, tout droit sorti d’un film de sciences-fiction . Surprenant, étonnant, déroutant, mais malheureusement, la fiabilité était principalement testée par les clients, ceux-ci se retrouvant souvent dépités devant la fantaisie de l’instrumentation de l’étonnante Aston Martin Lagonda ....



La sulfureuse Aston Martin Lagonda se voulait l’équivalente des Bentley et Rolls . Son prix était d’ailleurs aligné sur ces dernières, mais avec une philosophie plus sportive, toutefois . L'évolution du modèle donnera le jour à la Série 3 à injection et à la Série 4 au nouveau face lift de carrosserie . 645 exemplaires seront construits jusqu'à l'arrêt de production fin 1989, présentant au total 6 versions différentes (3 en série 2 ; 2 en série 3 ; la série 4 n'ayant connu qu'une version). Amorcée en 1975, la Lagonda resta au catalogue pendant 15 ans, jusqu’en 1990 ! Une jolie carrière, qui peut sembler ridicule, mais pour un véhicule de ce genre, c’est une belle performance . Surtout lorsque l’on connaît les mésaventures des débuts . Les évolutions stylistiques resteront assez mineures, la carrosserie connaissant quelques arrondis dans les années 80 . Quant à l’habitacle, le folklore des débuts sera calmé par la suite avec une présentation plus classique . Enfin, la mécanique passera des gloutons carburateurs à une injection plus économe . De nos jours, la très insolite Aston Martin Lagonda est devenue un modèle Vintage Classic assez recherché par les collectionneurs, mais elle s’adresse à une certaine élite, amatrice de luxe décalé, de sportivité et voulant se démarquer du tout-venant automobile ....



Pour ce qui est de la mécanique, sur la surprenante Aston Martin Lagonda, les ingénieurs ont placé un V8 repris des coupés Aston Martin, rien de moins . Certes, le moteur a été un peu retravaillé, mais avec une cylindrée de 5.3 litres, quatre arbres à cames en tête et une injection électronique séquentielle Weber-Marelli, il reste suffisamment de quoi faire et l a puissance avoisine les 305 chevaux . Soumise aux normes antipollution, la voiture s’avère moins gourmande et plus "propre" . La boîte automatique était considérée comme douce, mais peu réactive car seulement trois rapports étaient au programme mais la force colossale du V8 s’occupe du reste . Les différentes versions étaient capables d’atteindre la respectable vitesse de pointe de 250 km/h . Vous l’aurez tous compris, aujourd’hui encore, la cote en collection de l’incroyable Aston Martin Lagonda reste assez élevée et il faut compter environ 50.000 € pour un exemplaire correct, ou beaucoup, mais alors beaucoup plus pour un exemplaire en état irréprochable ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V8
  • Cylindrée : 5.3 Litres
  • Puissance : 305 chevaux
  • Vitesse : 250 km/h






La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...



La berline « Aston Martin Lagonda », c'est ça ...





JPBlogAuto

lundi 7 novembre 2011

Matra Simca Bagheera - 1978



MATRA SIMCA BAGHEERA ….







Le nom de « Matra » devint célèbre en 1964 quand il débarque dans la construction automobile en reprenant l'acquis des Automobiles René Bonnet . En effet, sous l'impulsion de Jean-Luc Lagardère, son flamboyant PDG, Matra rachète la société de René Bonnet qui commercialise un coupé sport, la Jet . La marque entre en Formule 1 en 1968 avec Jackie Stewart qui devient champion du monde au volant d'une Matra Sports propulsée par le moteur Cosworth, mais aussi en course d'endurance avec son fabuleux V12 qui équipe la 670 qui gagna aux 24 Heures du Mans en 1972, 1973 et 1974, et remporta le championnat du monde des marques en 1973 et 1974 . La toute première voiture 100% « Matra » sera la 530, ingénieuse, rigolote et intéressante, elle reste cependant trop décalée stylistiquement et sous-motorisée pour connaître un véritable essor ….



Après les résultats commerciaux décevants de la 530, trop originale dans sa ligne, qui succède à la Djet, trop artisanale, les dirigeants de Matra réorientent le renouvellement de la gamme sur des valeurs plus sûres . L'association avec Simca et son réseau a conduit l'équipe technique à opter pour un moteur Simca placé en position centrale arrière . Le moteur doit rester d'origine pour des raisons évidentes de coûts et également de SAV, puisque toutes les Matra sont distribuées et entretenues par le réseau Simca . Philippe Guédon le créateur, hostile à la formule 2+2, trouve une parade et invente la GT à moteur central à 3 places de front, elle s’appelle « Matra Simca Bagheera » . L'avantage d’une telle architecture est que sur une 2+2, les 2 places AR restent symboliques, tandis que sur une trois places de front, chaque occupant est confortablement installé ….



Apparue en 1973, la Matra Simca Bagheera est un modèle d'automobile française, fruit de la collaboration entre Matra et Simca sous la marque Matra Simca, qui a été produite de 1973 à 1980 à presque 50.000 exemplaires . Il s'agissait d'un coupé à moteur central transversal, le premier à offrir trois places de front avec un concept original qui permettait de gagner de l'espace par rapport à la disposition typique 2+2 des véhicules de sa catégorie . Sa carrosserie est entièrement réalisée en composite polyester armé de fibres de verre, rivetée et collée sur un châssis rigide en acier autoportant . Sa répartition des masses (42 % avant / 58 % arrière) et son système de freinage à quatre freins à disque lui confèrent un excellent comportement routier dynamique et joueur . La voiture doit revenir sur des valeurs plus conventionnelles en matière de design car l'heure est à la diffusion en large quantité dans un soucis évident de rentabilité du projet . L'objectif fixé aux designers, Jean Toprieux, Jacques Nochet et Antoine Volanis, est de s'inspirer des Ferrari, pour l'esprit GT . Au final, le résultat est heureux, avec une ligne harmonieuse, dotée de phares escamotables pour l'esprit sportif et l'aérodynamique, et d'un large hayon vitré derrière . Sous cette lunette arrière de l’étonnante Matra Simca Bagheera, on trouve le moteur et un coffre de 320 litres ....



Afin d’assurer un succès commercial durable à l’insolite Matra Simca Bagheera, les responsables décident qu'un maximum d'éléments proviendraient de la grande série . C'est donc la Simca 1100 qui sera la principale pourvoyeuse de pièces . En effet, outre son moteur la 1100 lui cède son train AV, sa direction et ses freins . Toute la partie AR est en revanche totalement inédite et le châssis en tôle emboutie et soudée est équipé de suspensions par barres de torsion . La Bagheera bénéficie d'un système spécifique à l'arrière avec des barres transversales réalisées en aluminium pour réduire le poids général de l'auto et cette solution technique pour le châssis autorise ainsi un comportement routier d'exception . Suffisamment confortable, même pour trois personnes, ce choix technique offre de surcroît toute l'efficacité nécessaire qui sied à sa ligne évocatrice de performance . L'auto prend très peu de roulis en virage et vire toujours à plat sur ses quatre roues. Après les derniers tests d'endurance de longues durées effectués dans le désert de Mauritanie, le Sahara et en Laponie pour valider les matériaux et assemblages lors de situations climatiques extrêmes, la Matra Simca Bagheera entrera finalement en production et sera proposée à la vente ....



Le grand public découvre le lancement officiel de la Matra Simca Bagheera aux 24 Heures du Mans tandis que Pescarolo-Larrousse signent la 2ème victoire Mancelle de suite avec la Matra 670B . La Bagheera rencontre un vif succès commercial récompensant enfin l'ingéniosité et le travail des gens de chez Matra et en juin 1974, le dix millième exemplaire sort des chaînes de production de l'usine de Romorentin alors que de nombreux prix lui sont décernés . Les pare-chocs avant sont enveloppants et intègrent des feux de brouillard et les clignotants . A l'arrière, les blocs optiques des Simca 1307/1308 viennent rehausser le niveau d'équipement du modèle . A l'intérieur, la console est pourvue d’une série de boutons horizontaux qui se trouvent sur la planche, juste devant le conducteur . Sur le côté droit, les commandes d'aération et de chauffage sont verticales, et, chose inédite, l'autoradio est positionné de façon verticale . Enfin, afin de pouvoir passer les jambes, le volant est coupé sur le bas . Les équipements de la Matra Simca Bagheera ne sont pas en reste avec des vitres teintées électriques, ceintures à enrouleurs, boite à K7, pré équipement radio, tableau de bord skaï, tissu tweed, moquettes, jantes alu bicolores à 9 rayons et cabochon central façon chrome, logos spécifiques sur l'avant et sur l'aile arrière gauche et logo Matra Simca au dessus des feux arrières ....



En 1975, Matra profite de la nouvelle gamme Simca 1307/1308 pour équiper la Matra Simca Bagheera du moteur 1 442 cm3 qui développe désormais 90 chevaux à 5800 tr/min et un couple de 12.6 mkg à 3200 tr/min . L’alimentation est faite par deux carburateurs double corps Weber 36 DCNF et la transmission est confiée à une boîte à quatre vitesses . Equipée de pneumatiques d'origine Michelin XAS FF (Formule France), 155HR13 à l'avant, et 185HR13 à l'arrière et avec un poids inférieur à la tonne, la voiture est alerte et elle est reconnue pour son excellent comportement routier, et ses capacités sportives . A noter l'existence de l'incroyable Bagheera U8 en 1973, motorisée par l'accouplement de 2 moteurs de 1 294 cm3 (l'un de la Simca Rallye, l'autre de la Simca 1100 TI), ce qui donnait un 8 cylindres en U, 2 588 cm3, 168 chevaux et 220 km/h en pointe, de quoi, à l'époque, inquiéter sérieusement les Porsche 911 . Mais elle restera à l'état de prototype et seulement deux exemplaires roulants furent construits . A l'automne 1979, la voiture est retirée du catalogue et suite aux accords et rachats avec PSA, les dernières Bagheera sont désormais badgées "Talbot-Matra" . De nos jours c’est un modèle Vintage Classic assez prisé par les collectionneurs ....





Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1.4 Litres
  • Alimentation : 2 carburateurs double corps Weber 36 DCNF
  • Puissance : 90 chevaux à 5800 tr/min
  • Couple : 12.6 mkg à 3200 tr/min
  • Vitesse : 185 km/h
  • Performance : Le 1000 m D.A en 33’’4







La « Matra Simca Bagheera », c'est ça ...



La « Matra Simca Bagheera », c'est ça ...





JPBlogAuto

lundi 24 octobre 2011

Lamborghini Countach - 1974



LAMBORGHINI COUNTACH ….







Quand Ferrucio Lamborghini, grand fabricant Italien de machines agricoles, se lança dans la production automobile ce fut pour prouver à Enzo Ferrari qu'il était capable de faire mieux . Sa marque « Lamborghini » réussit à faire trembler Ferrari en 1966 avec sa superbe Miura . Mais Ferrucio souhaitait aller plus loin encore dans la course à la puissance qu'il était bien décidé à gagner . C'est ainsi que fut lancé à la fin des années 60 le projet 112, deuxième Lamborghini de l'Histoire à moteur central arrière, elle recevra ensuite l'appellation de Countach, une expression piémontaise synonyme d'étonnement et d'admiration, qu'elle n'a pas volée . Grande surprise du salon de Genève en mars 1971, au Stand Lamborghini elle été exposée à côté de la dernière Miura . Si la présentation de la Miura fit l'effet d'une bombe, la découverte de la Countach ne fut pas moins explosive, car la seconde avait pour vocation de prendre à terme la relève de la première ….



La Lamborghini Countach est, avec la Ferrari 512 Berlinetta Boxer, le modèle le plus important sur le marché de l'automobile sportive des années 1970 qui a été produite de 1974 à 1978 . Parmi les voitures de légende des années 70, la Countach fait figure de véritable Mythe Sacré . Succédant à la remarquable Miura, la Countach fit l'effet d'une bombe dans le monde de l'automobile dès sa présentation . Imaginez un peu, à la veille du premier choc pétrolier, quelle passion a pu susciter cette GT véritable OVNI équipé d'un V12 de plus de 350 chevaux et capable de franchir la barre psychologique des 300 Km/h . Bien qu'elle demeure fidèle à la position centrale arrière du moteur, l'architecture abandonne la disposition transversale de la Miura pour une orientation longitudinale de son gros V12 . Toutefois, pour obtenir une répartition des masses aussi favorable qu'avec la formule transversale, les ingénieurs ont adopté une nouvelle implantation du groupe motopropulseur, désormais disposé en avant de l'essieu arrière . Comme la Miura, la Countach est l'œuvre du jeune styliste Marcello Gandini, travaillant pour Bertone . La ligne générale est très futuriste, la Countach ayant des airs de vaisseau spatial, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur . Très spectaculaire, agressive et élégante, la Lamborghini Countach s'admire sous tous les angles comme une véritable oeuvre d'art . Elle va même inspirer le style Lamborghini pendant des années jusqu'à la toute dernière Gallardo ….



Du point de vue esthétique, la Lamborghini Countach apparaît comme une création révolutionnaire, qui marque l'évolution de l'art de Marcello Gandini vers une radicalité sans complexe . Elle s'inscrit dans le style défini en 1968 par le designer sur l’Alfa Romeo Carabo, puis deux ans plus tard sur la Stratos . Cette écriture stylistique fera école et influencera profondément le design automobile des années 70 . La carrosserie monocorps de la Countach dessine une forme trapézoïdale on ne peut plus futuriste, terminée par une poupe somptueuse, elle est animée par des portes à ouverture en élytres empruntées à la Carabo . Totalement dépourvues de galbes, les lignes d'une pureté souveraine composent une géométrie de surfaces lisses brisées par des arêtes vives, une sculpture moderne à couper le souffle . Dessinée d'un trait uniforme et presque plat de l'avant à l'arrière, elle est très basse et son cockpit est au raz du sol et avancé au maximum afin de dégager de la place pour le moteur en position centrale arrière . La partie arrière est également superbe avec ces feux en trapèze qui lui donnent une allure de vaisseau spatial, bien avant Star Wars . L'arrière est très fin, relevé dans sa partie basse pour laisser s'exprimer les quatre sorties d'échappement du V12 . En un mot, le look très futuriste de la Lamborghini Countach est à tomber, c’est aujourd’hui devenu carrément un mythe de la catégorie Vintage Classic des plus prisés ....



Dans un habitacle très dépouillé, l'ambiance futuriste présente une instrumentation à affichage digital qui donne des informations sur les principaux organes mécaniques de la très insolite Lamborghini Countach . Anticipant sur l'avenir, un schéma de la voiture donne des informations sur les organes éventuellement défaillants . Placée au centre de la voiture, la transmission avance dans l'habitacle, sous la console, et le levier de vitesses se trouve en prise directe avec la boîte de vitesses . Contrairement au monocoque de la Miura, la Countach avait un châssis-cadre en treillis tubulaire, mais assez léger et très rigide faisant corps avec la carrosserie . Celle-ci est entièrement réalisée en aluminium avec sur les derniers modèles, des rajouts en fibre de verre . La complexité du treillis permet à chaque tube droit d'interagir avec ses voisins en torsion et en compression . Au centre, un large tunnel laisse la place à la transmission . De chaque côté de la voiture, deux gros réservoirs de 40 Litres permettent d'alimenter le moteur, tout en équilibrant les masses sur le châssis . Des sortes de cages accueillent les suspensions à quatre roues indépendantes, composées de bras triangulaires, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs à huile . Malgré son âge avancé, la Countach demeure l'une des voitures les plus performantes du monde . Son faible poids combiné à son puissant V12 en position centrale lui confère des performances de premier ordre et un comportement routier diablement efficace . Agile, équilibrée et presque facile à contrôler dans tous les enchaînements à vitesse moyenne, la Lamborghini Countach est l'une des rares supercars qui soit aussi utilisable sur la route au quotidien ....



Dans un tonnerre mécanique, l’étonnante Lamborghini Countach n'a d'autre but que de vous emmener au septième ciel de l'extase automobile . Son moteur souple et rageur, toujours disponible vous gave les tympans d'une symphonie de décibels en 12 cylindres majeur totalement enivrante . Le moteur de la Countach est directement issu de celui de la Miura . Datant de 1963, ce V12 Bizzarrini monté à la main reste l'un des plus beaux monuments mécaniques du monde et anime encore aujourd'hui la Murcielago . La Countach dispose d’un V12 de 4 litres qui développe 375 chevaux à 8000 tr/mn et un couple maxi de 51 Mkg à 5200 tr/mn . Ce 12 cylindres en V à 60° est entièrement réalisé en aluminium avec un long vilebrequin à sept paliers . Chaque culasse est percée de 2 grands orifices de soupapes par cylindre et possède un double arbres à cames en tête entraîné par chaîne . L' alimentation se fait par 3 carburateurs Weber double corps latéraux par banc de cylindres, soit au total, 6 aspirateurs à carburant et à air pour alimenter le monstre . Sérieusement remanié à chaque nouvelle version de la Lamborghini Countach , le moteur voit sa cylindrée portée à 5,2 litres par une augmentation de la course de six millimètres et d'un nouveau vilebrequin en fin de carrière . L'apparition de ce monstre de 455 chevaux suit de peu le lancement de la Ferrari Testarossa de 390 chevaux ....




Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 4.0 Litres
  • Puissance : 375 chevaux à 8000 tr/mn
  • Couple : 51 Mkg à 5200 tr/mn
  • Vitesse : 292 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 5’’0







La « Lamborghini Countach », c'est ça ...



La « Lamborghini Countach », c'est ça ...





JPBlogAuto

samedi 17 septembre 2011

Ford Escort XR3i - 1985



FORD ESCORT XR3i ….







Dans les années 75, suite au premier choc pétrolier, tout les grands groupes automobiles cherchent à faire des économies . L'heure est venue pour l’un d’entre eux, « Ford » d'unifier ses productions qui diffèrent trop selon les continents . En plus, l'Escort MkII ne rencontre pas le succès escompté, malgré une longue série de victoires en compétition aux quatre coins du monde . Mais malgré cette renommée, la Ford Escort MkII, lancée en 1975, pêchait sur de nombreux points face à la concurrence directe en raison d'un archaïsme ou conservatisme technique trop poussé comme propulsion arrière, essieu rigide, moteurs en fonte, etc … Ford se voit obligé de devoir accoucher de la première " World Car " (voiture à vocation mondiale) qui pourra être produite à 1 million d'exemplaires chaque année et vendue sur tous les continents . Un temps le nom de code Erika devait être le nom officiel de la future compacte mondiale de Ford, mais la renommée du nom " Escort " d'une part et les hésitations allemandes sur ce prénom de femme amèneront à une décision logique . La future compacte de Ford sera donc bien la 3e génération d'Escort ….



Avec l'Escort Mk III, Ford est rentré dans l'ère moderne, en 1980 elle passe de l'archaïsme technique (propulsion, essieu rigide, moteurs en fonte) à la modernité (traction avant, roues arrières indépendantes, et moteur transversal coiffé d'une culasse en alliage) . Après la victoire de Ari Vatanen au Championnat du Monde des Rallyes, elle est d’ailleurs élue Voiture européenne de l'année . Ford opère un virage à 180° pour avancer dans le modernisme, mais il fallait une version sportive pour aller concurrencer la Golf GTI . Les sportifs n'ont pas été oubliés avec des versions baptisées Ford Escort XR3i qui allaient tenter le putch contre la Golf GTI, alors référence de son segment et véritable phénomène de mode . C'est avec une version trois portes que Ford relève le défi . Un becquet, un spoiler, des jantes spécifiques de 14 pouces sont montés en série . Voilà qui suffit à donner une allure sportive . A l'intérieur, l'équipement est complet (pour les standards de l'époque). Un volant trois branches spécifique vient ajouter la touche sportive . La nouvelle Ford Escort XR3i était bien née ….



C'est le 26 septembre 1980 que Ford dévoile cette nouvelle compacte révolutionnaire, l'étonnante Ford Escort XR3i qui propose des prestations dignes de la marque à l'ovale avec un prix serré, un équipement complet et une présentation pimpante . C'est une vraie révolution pour un constructeur qui possède encore dans sa gamme des modèles terriblement conservateurs comme la Taunus ou la Granada . La Ford Escort MkIII a soigné son physique pour mieux séduire les masses. Des lignes tendues et aérodynamiques à même de séduire tous les continents ont été dessinées par les designers de la firme . Sa carrosserie est plus compacte et son Cx de 0,37 prouve s'il en est le soin apporté à l'aérodynamisme . Si la Ford Escort conventionnelle sera déclinée en 3, 4 et 5 portes berline et break, la nouvelle sportive Ford Escort XR3i n'est disponible qu'en 3 portes . Le style global est très marqué par les années 80 car tout est très carré, génération Rubic Magic Cube oblige ! En toute bonne GTI des années 80 qui se respecte, tous les artifices de la voiture de sport sont présents . Un gros becquet arrière en plastique noir mat surplombe la poupe, des jantes alu de 14 pouces au style " téléphone ", un peu comme sur les Porsche 911 et 944 des années 80, sont montées de série et suprême détail, les rétroviseurs extérieurs sont habillés par des coques peintes ton caisse . Au final un look très Vintage qui est devenu Classic ....



L'insolite Ford Escort XR3i innove sur plus d'un sujet puisque le châssis tente de se mettre à jour des standards du segment de l'époque . La propulsion est abandonnée au profit de la traction avant et donc fini le survirage et bonjour sous virage . Mais Ford ne s'est pas arrêté en si bon chemin . Les roues arrières sont enfin indépendantes montées sur ressorts hélicoïdaux avec des triangles de suspension et des tirants longitudinaux . Sur le papier, on peut parler d'avancée technique . A l'avant des freins à disques ventilés sont montés d'office tandis que de classiques tambours en fonte sont installés à l'arrière . Les jantes alu sont de série, et sont chaussées en 185/60 HR 14 . Globalement la XR3i reste encore de nos jours une auto vivante et rigolote à conduire . L'habitacle accuse le poids des ans en design et ergonomie car si l'ensemble est bien fini, et la position de conduite bien étudiée pour une conduite mariant sport et confort, le moins que l'on puisse dire c'est que l'atmosphère n'est pas très joyeuse . Un bon point en revanche pour les sensations, la position de conduite est très basse . L'équipement de série était pour sa part très complet mais avec le minimum vital pour les sportives de l'époque . Bref, plus "chic sport" que "sport pure et dure" cette Ford Escort XR3i ....



Comparé aux autres moteurs de la gamme Escort Mk3, celui de la Ford Escort XR3i est dopé par un arbre à cames spécial, un carburateur Weber double corps et une courbe d'allumage spécifique . Ce moteur est unique en termes de positionnement de ses soupapes montées avec un angle en " V " pour obtenir une chambre de combustion hémisphérique sans employer un double arbre à cames en tête beaucoup plus onéreux . Il comporte également des poussoirs hydrauliques, une première pour un moteur Ford européen . Avec son injection K-Jetronic, ce 1 598 cm3 voit sa puissance portée à 105 chevaux à 6 000 tr/mn et son couple à 14 mkg à 4 400 tr/mn . Alors qu'en puissance il joue dans la catégorie des 205 GTI 1,6 litres 105 ch (à 6 500 tr/mn) son couple le place à mi-chemin avec la catégorie du dessus comme la 205 GTI 1,9 litres . Il faut donc plutôt le conduire sur le couple pour en tirer la quintessence, car dans les hautes rotations il y va, certes, mais sans bonne grâce . La boîte à 5 vitesses mécanique offre un bon maniement avec un embrayage assez costaud . Les performances demeurent dans la moyenne, l'Escort étant handicapée par un poids assez élevée rapporté à une puissance finalement modeste . La vitesse maxi s'établit à 188 km/h tandis que les classiques exercices du 0 à 100 km/h et du km DA sont exécutés respectivement en 9"6 et 32"3 ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 4 cylindres
  • Cylindrée : 1.6 Litres
  • Puissance : 105 chevaux à 6 000 tr/mn
  • Couple : 14 mkg à 4 400 tr/mn
  • Vitesse : 188 km/h
  • Accélération : Le 0 à 100 en 9’’6
  • Performance : Le 1000 m D.A en 32’’3







La « Ford Escort XR3i », c'est ça ...



La « Ford Escort XR3i », c'est ça ...





JPBlogAuto

- page 1 de 2