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Tag - William Lyons

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vendredi 8 septembre 2017

Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé - 1954











On ne présente plus la marque « Jaguar », de son nom officiel « Jaguar Cars Ltd », cette vénérable marque automobile anglaise mondialement connue pour ses voitures de luxe et ses modèles sportifs fondée en 1922 sous le nom de Swallow Sidecar Company par William Lyons. La société, dont les initiales étaient SSC, prit le nom de Jaguar en 1945 pour ne pas évoquer les SS allemands de sinistre mémoire. La société est restée longtemps indépendante jusqu'à ce qu'elle soit finalement nationalisée en 1966 ....





La voiture qui fait l'objet de cet article est l’une des très rares XK 120 envoyées chez des carrossiers indépendants sous forme de châssis roulants. Trois sont livrés au carrossier italien Ghia en 1954 pour qu’il les équipe avec le style « supersonic » imaginé par le styliste Giovanni Savonuzzi et déjà présenté sur des châssis Alfa Romeo ou Fiat. Un simple coup d’œil à la carrosserie suffit à comprendre pourquoi on lui a donné le nom de « supersonic ». C’est une illustration de la mode « jet » de ce début des années 50, la Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé était née ....





La Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé de 1954 n'a donc été construite qu'à seulement trois exemplaires, c'est dire l'extrême rareté de cette insolite GT. En fait si peu de propriétaires du modèle de série normale XK 120 ont eu des raisons de se plaindre de l'apparence et du look général de leur voiture, une très petite poignée de ce modèle a été fournie sous forme de châssis nu à la fameuse Carrosserie Ghia afin d'être équipées de carrosseries sur mesure, non-industrielle destinées à une clientèle richissime désirant des Jaguar d'exception uniques et différentes ....





Les trois Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé étant terminées elles sont expédiées ensemble à Cannes pour être présentées dans un Concours d’Élégance. Ces trois GT supercar remportant un succès d'estime très important autant par la presse que par la clientèle seront aussi exposées aux Salon de l'Automobile de Paris et de Londres en 1954 et vont également participer au célèbre Concours d’Élégance à Montreux. Elles seront enfin exposées au Musée Automobile consacré aux Jaguars à carrosseries spéciales à Montlhéry ....





La Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé de 1954 demande une certaine familiarisation avec la direction qui est lourde et imprécise et les freins à tambours qui sont assez peu efficaces et chauffent rapidement. La boîte Moss à 4 rapports avec la première non synchronisée qui est lente et demande un double débrayage dans les deux sens entre la première et la seconde offre une conduite « vintage », mais de toutes les voitures de série de cette période, cette XK120 est certainement la plus performante et la plus agréable à conduire. Tous les modèles XK sont de conception simple et robuste et offrent à leur propriétaire pour un prix raisonnable, une expérience de conduite inégalée ....





L'habitacle de la belle Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé est plutôt élégant et très soigné, conforme à ce qui faisait la renommée de la firme à l'époque. Entièrement garni d'un superbe cuir Connoly de couleur fauve, l'intérieur de ce coupé est un plaisir des yeux. En fait le garnissage en cuir est complet avec les portes, contre portes, sièges et complété par des moquettes épaisses assorties et de tapis de sol. La planche du tableau de bord bicolore propose cinq compteurs qui permettent de surveiller au mieux tout ce qui concerne la mécanique. Un très élégant volant en aluminium cerclé de bois précieux complète à merveille cet habitacle de classe vraiment confortable ....





Pour ce qui est de la mécanique, l'insolite Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé était disponible équipée d'un moteur Jaguar un six cylindres en ligne de 3.442 cc de cylindrée, avec un bloc en fonte et une culasse en aluminium. Modifié par le préparateur et sorcier italien Virgilio Conrero, cette motorisation était alimentée par trois carburateurs double corps Weber en lieu et place des deux SU standard. Le moteur est donné pour 220 chevaux à 5.300 t/mn ce qui offrait des performances plus qu'honorables pour l'époque avec une vitesse de pointe avoisinant les 200 km/h ....







Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 6 cylindres
  • Cylindrée : 3.4 litres
  • Puissance : 220 ch à 5300 t/mn
  • Transmission : Propulsion
  • Vitesse : Environ 200 km/h



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube
- © Jaguar - © Bonhams - © CarStyling - © TF1




La Jaguar XK120 Ghia Supersonic Coupé - 1954 ...








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jeudi 31 mars 2016

Swallow Doretti - 1954







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La Swallow Coachbuiding Compagny, constructeur britannique d'automobiles, a vu le jour en 1922, sous l'impulsion de William Walmsley et de William Lyons, le père des futures Jaguar. Walmsley s'occupait essentiellement de la production et Lyons des ventes et de la gestion du personnel. A ses débuts, la firme ne produisait que des sidecars et des scooters, et ce n'est qu'à partir de 1927 que Swallow devenait fabricant d'automobiles, avec l'Austin Swallow dotée d'une carrosserie bien plus séduisante que celle du modèle de base proposé par Austin. En 1945 à la fin de la guerre, William Lyons cède sa petite firme Swallow à un fabricant de composants aéronautiques et automobiles, Tube Investments, dirigée par Eric Sanders ….





En 1947, Swallow se reconvertissait dans la production automobile, avec la Swallow Doretti. Cette voiture de sport allait être assemblée dans l'une des usines de Tube Investments, à Walsall dans le Staffordshire. Le projet était porté par Arthur Andersen, un des cadres du groupe. Deux personnalités en particulier marquèrent l'histoire de la petite Swallow Doretti, Franck Rainbow et Dorothy Deen. Fille de l’ingénieur Arthur Andersen, Dorothy Deen passionnée par les jolis petits roadsters britanniques, réussit à convaincre son père de fonder une société produisant et diffusant des voitures de Sport pouvant concurrencer les Triumph TR2, Morgan, MG TD ou Jaguar XK 120. Avec une note glamour, la marque prend le nom de Doretti, un acronyme à l’accent italien de Dorothy. Sur la base d’une Triumph TR2, l’ingénieur Rainbow va créer un modèle délicieux, un cran au dessus de son inspiratrice, très féminin et adapté au marché US. La Swallow Doretti était finalement née ….





Au début des années cinquante, des milliers d'amateurs américains, en particulier sur la côte californienne, s'étaient pris d'une passion soudaine pour les " british sports cars ". Chez Swallow, on entendait bien profiter de cet enthousiasme du public US. L'ingénieur Franck Rainbow qui bénéficiait d'une solide expérience acquise au sein de la Bristol Aeroplane Company allait rapidement mener à bien le projet de la Swallow Doretti. L'étude débutait en janvier 1953 et en seulement neuf mois, Franck Rainbow, novice en la matière, et donc sans préjugé quant aux solutions techniques à adopter, parvenait à concevoir une nouvelle voiture de sport ....





La Swallow Doretti est un roadster biplace sportif construit sur un châssis tubulaire de Triumph TR2 qui utilise la même mécanique. Le châssis est une belle réalisation de type tubulaire et la ligne de la carrosserie en aluminium fait immanquablement penser au style britannique du moment avec le long capot, les voies larges et le très faible porte à faux avant donnant fière allure au roadster. Finalement, la petite Swallow Doretti exhibait une ligne réussie qui reprenait les ingrédients stylistiques classiques chers aux sportives de cette décennie, en particulier des rondeurs douces alliées à une silhouette dynamique. Il y avait en elle à la fois de l'Austin Healey 100, de la MGA et bien sûr un peu de XK 120. Pour un coup d'essai, Franck Rainbow avait réussi un design vraiment agréable que la clientèle va rapidement apprécier ....





La première présentation privée de la Swallow Doretti intervenait aux Etats-Unis en octobre 1953. Sa présentation officielle au grand public eut lieu en janvier 1954, durant six jours, dans le prestigieux Hôtel Ambassador de Los Angeles. C'est Dorothy Deen elle même qui désormais, elle allait prendre en main la destinée sur le sol américain de la petite sportive britannique. Une structure baptisée Cal Sales était créée à cet effet qui commercialisait et assurait l'après- vente de la Swallow Doretti, et cela parallèlement à la distribution des automobiles de la marque Triumph. Qui a dit que l’automobile n’était qu’une affaire d’homme ? Ce n’était pas l’avis de Dorothy Deen, cette jeune anglaise éprise de mécanique et de belles autos qui est certainement l'unique créatrice d’une marque automobile au monde ....





En fait, Dorothy Deen avait été très impliquée dans le projet de la Swallow Doretti dès le début de l'aventure, mais seulement en tant qu'observatrice. Elle donnait parfois son avis, mais elle n'a jamais participé activement ni à sa conception, ni à son dessin. Pourtant en découvrant l'habitacle de la voiture on a du mal à se dire qu'elle n'ai pas donné son avis tant celui ci est très réussi. En effet tout est délicat, chatoyant et vraiment assez féminin. Les cuirs se mélangent harmonieusement en couleur avec les moquettes et les liserés et les touches d'aluminium et de chrome soulignent parfaitement le tableau de bord complet et le bois du superbe volant ....





Dorothy Deen gérait cette affaire au quotidien, elle s'occupait en personne des prises de commandes, mettait en place un réseau de dealers, et supervisait la promotion des ventes et la publicité. Et comme il s'agissait d'une jolie femme, ce qui n'était pas courant dans le domaine de l'industrie automobile à cette époque, elle n'hésitait pas à jouer les mannequins pour les publicités de sa Swallow Doretti. Au final, la Doretti rencontre un succès immédiat et 276 exemplaires seront construits en 1954-1955 par une petite équipe de 18 personnes. William Lyons en fut un peu contrarié, craignant que l’ambitieuse Swallow fasse de l’ombre à son modèle phare chez Jaguar. Il mit alors la pression et la production de la Doretti cessa en 1955 ....





Pour ce qui est de la mécanique, la Swallow Doretti est donc équipée d'un moteur provenant de la cousine Triumph TR2. Ce moteur est un 4 cylindres en ligne de 1.991 cm3 qui développe 90 chevaux. Dotée comme la Triumph d'une transmission à 4 rapports avec overdrive, la doretti est dotée d'une carrosserie plus profilée et donc plus aérodynamique ce qui lui donne des performances supérieures avec une vitesse maximale de 175 km/h et un 0 à 100 km/h en 12 secondes. En outre, cerise sur le gâteau, la consommation en carburant se limite à seulement 10 litres au 100 Km ....


Caractéristiques techniques :

  • Énergie : Essence
  • Moteur : 4 cylindres
  • Disposition : Avant
  • Cylindrée : 2 Litres
  • Puissance : 90 ch à 5000 tr/min
  • Couple : 346 Nm à 3200 tr/min
  • Transmission : Propulsion



Sources : © Wikipédia - © Google Images - © YouTube - © StubAuto




Cinquantenaire de la Swallow Doretti ...



Meeting de belles Swallow Doretti ...



Diaporama d'anciennes Swallow Doretti ...






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vendredi 14 octobre 2011

Jaguar XJ 13 - 1964



JAGUAR XJ 13 ….







L'existence même de cette seule et unique « Jaguar » qui fait l’objet de ce billet est resté un secret bien gardé durant de nombreuses années . Lorsque l'usine Jaguar fut ravagée par un incendie, en 1957, l'implication directe de la marque en compétition fut suspendue . Le développement de la future Type E accapara ensuite toutes les énergies, et ce n'est qu'en 1964 que fonctionna au banc d'essai un nouveau moteur V12 destiné à la remplaçante de la Jaguar D . La nouvelle Jaguar XJ 13 apparut en 1966 équipée de ce moteur, à peine mise à l'épreuve, que la firme était absorbée par "British Motor Corporation" et la réglementation sportive changeait ….



L’histoire de la Jaguar XJ 13 est donc celle d’un projet avorté . C’est pourtant une voiture construite à un seul exemplaire, qui porte le premier moteur V12 Jaguar . Hélas, cette merveille n’a jamais connu la piste, en particulier celle des 24 Heures du Mans pour laquelle elle avait été conçue . Programmée en vue d’un retour de la marque de William Lyons dans la Sarthe, la Jaguar XJ 13 est l'une des plus belles voitures de compétition jamais réalisées . Elle doit ce privilège en particulier au talent de l'aérodynamicien Malcolm Sayer, également auteur des formes de la Type C, de la Type D et de la Type E . Désormais, ce modèle unique est exposé dans le hall d'accueil de l'usine de Coventry, quand il n'est pas sollicité par quelque organisateur de Salon au quatre coins du monde . La conception de la voiture débute en 1964 . Commencée en 1965, la construction du prototype est achevée l’année suivante ….



Côté design, la Jaguar XJ 13 proposait des lignes fluides et pures mais pas très compatibles avec une utilisation régulière en compétition . Un passage en soufflerie intervenu dans les années 70 révéla que la XJ13 aurait mal supporté les hautes vitesses à plus de 330-340 km/h dans les Hunaudières, ce qui aurait posé de sérieux problèmes de portance . Néanmoins, le très beau dessin de base caractérisé par des courbes élégamment galbées et par la symétrie quasi parfaite obtenue entre les parties avant et arrière, possédait un excellent potentiel aérodynamique, affichant un Cx inférieur à 0,30 . Les nécessités de la course auraient sans doute fait fleurir, sur cette magnifique carrosserie en aluminium rivetée, quelques éléments supplémentaires nuisibles a l'esthétique mais utiles à la performance . Conçue à l'époque pour la course, et spécifiquement pour les compétitions d'endurance, l’étonnante Jaguar XJ 13 est vraiment superbe, belle à tomber ....



L’insolite Jaguar XJ 13 était fabriquée autour d’un très robuste châssis monocoque en aluminium, à la fois léger et rigide, comme les ingénieurs et les pilotes les aiment en compétition . La voiture mesurait moins de 1 m de haut et son look et son Cx étaient remarquables, mais des phénomènes de portance, tels que la tendance du train arrière à jouer un rôle directionnel, auraient nécessité de nombreuses modifications aérodynamiques . La silhouette de la voiture est une incontestable réussite esthétique qui laisse encore admiratif aujourd'hui . La voiture était particulièrement fine et réellement très féline . La carrosserie en aluminium riveté épousait étroitement le châssis monocoque rigide . Belle sous tous les angles avec sa ligne effilée, la Jaguar XJ 13 possédait une compacité comparable à celle d'une Ford GT40 ou une Ferrari 330 P2/3 ses principales concurrentes dans les compétitions de ces années la ....



Pour ce qui est de la mécanique, la très Vintage Classic Jaguar XJ 13 proposait un tout nouveau V 12 d'une beauté exceptionnelle a quatre-arbres qui avait tout l'air d'être constitué de deux 6 en-ligne XK accouplés . La forme des magnifiques carters d'arbres en aluminium poli révélait immédiatement la même configuration de culasses a arbres à cames en tête avec entraînement par chaîne . Les chambres de combustion, beaucoup moins hautes que dans la culasse du moteur XK, étaient toujours hémisphériques, mais l'angle des soupapes était par contre de 60 degrés avec des lumières d'admission inclinées vers le bas . L'alimentation était confiée à un système d'injection mécanique "Lucas" dont la pompe était entraînée mécaniquement par un arbre au centre du V des culasses . L’engin était lubrifié par carter sec avec pompes à huile mécaniques entraînées par chaîne . Il disposait également d'un vilebrequin en acier forgé avec huit contrepoids et supporté par sept paliers, des bielles en acier forgé, un bloc en aluminium avec chemises sèches en fonte, et le tout était tellement solide qu'il pouvait tourner à 8500 t/min en toute sécurité . D'une cylindrée exacte de 4994 cm3, ce moteur V-12 développait très exactement 502 Chevaux à 7600 t/min, avec un taux de compression de 10,4:1 . La boîte de vitesses, était très exactement ce qu'on s'attendait à trouver sur une voiture à moteur central de cette époque, à savoir une transaxle "ZF" à 5-rapports, celle qui allait également équiper bien d'autres GT des années '60 . Elle fit sa rentrée officielle dans le monde des vivants en juillet 1973, en attraction de levée de rideau du Grand-Prix de Silverstone . Elle fait, depuis lors, des apparitions régulières dans des manifestations automobiles de grande audience, et elle se repose entre-temps au Musée de Syon Park, à Brentford dans la banlieue ouest de Londres ....



Caractéristiques techniques :

  • Moteur : V12
  • Cylindrée : 5 Litres
  • Puissance : 502 Chevaux à 7600 t/min
  • Taux de compression : 10,4 : 1
  • Boîte de Vitesse : transaxle "ZF" à 5-rapports
  • Alimentation : injection mécanique "Lucas"
  • Vitesse : 300 km/h






La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...



La « Jaguar XJ 13 », c'est ça ...





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